‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 211 sur 262 · CHAPITRE II]. — ESSAIS PAR LES VÜLL'.VES · texte numérisé non relu

CHAPITRE II]. — ESSAIS PAR LES VÜLL'.VES

sulfurique. On i-econuait la préstuire de ces composés en dissolvant une portion du carbonate et décomposant la solution liltrée dans un verre à pied par un peu d’acide sulfurique : les sulfures donnent l’odeur de l’acide sullliydrique , les hyposultiles fournissent de l’acide sulfureux et un dépôt do soufre. Dans ce cas, après avoir pesé la prise d’essai, on la mélange avec soin, dans un creuset de platine, avec im peu de chlorate de potasse en poudre, et l’on soumet le tout à la calcination (chaleur rouge) pendant un quart d’heure. Le mélange est alore dissous dans l’eau distillée, et l’on opère comme d'hahitude. La calcination a pour but de convertir les sulfures et hyposulfites eu sulfates. Les sels, ainsi que le chlorure do pola.ssium qui résulte de la décomposition du chlorate, sont sans action saturante sur l’acide sulfurique.

2» L’essai alcalimétrique , tel que nous venons de le décrii-e, n’est apphcable qu’aux sels de potasse ou de soude pris isolément; il ne pourrait aucunement sendr aux essais d’un mélange de ces deux sels. I^e cas ceiteudant où ces deux carhonates se trouveraient mélangés peut être résolu jiar la méthode des volumes. l’ii premier moyen, d’une exécution dillicile et rjue nous ne décrirons pas, consiste à établir d’abord le degi’é alcalimétrique du mélange, et à doser ensuite la potasse en la précipitant au moyen d’une solution normale de perchlorate de soude. Ce procédé est dii à -M. Ü. Henry. On parvient plus aisément au même but en pesant une quantité déterminée du mélange, saturant doucement par l’acide chlorhydrique ou sulfurique concentré de manière à transformer les sels alcalins en chlorures ou sulfates, et appliquant ensuite au firoduit résultant l’une des deux méthodes que nous allons maintenant décrire pour la détermination d’un mélange de chlorures ou sulfates de potasse et de soude.

3“ M. Mohr‘ d’un côté, M. Price ’ d’un autre, ont jiroposé à ces méthodes une modification que peu d’opérateurs ont adoptée jusiju’ici. Elle consiste à substituer à l’acide sulfurique l’acide oxalicjue cristalhsé, qu’il est plus facile de se ])rocurer à un état de composition bien définie (CH)’, 3110) et qui se conserve d’ailleurs sans aucune altération. L’essai avec l’acide oxalique est d’ailleurs identique dans sa marche il celui c[u’on exécute avec l’acide sulfurique; mais il est , ici surtout, plus avantageux de le terminer à l’ébullition. ()uant à la quantité d’acide oxalique d em-

I Technohgist. Janvier 1S51.

’ Id. Avril 1855.

INTIIODLCTION. — ANALYSE r.IlIMigiE.

ployer, la méthode la plus simple consiste à en peser une équivalente à 100 fîrammes d’acide sulfuihiue (SÜ*,110).Un la détermine aisément d’après la proportion

(il2,5 = SOMIO . 7l2,5 = G^œ.3I10

On devra donc dissoudre 116k>',32 d’acide oxalique |C*0’,3H0) dans un litre d’eau, et opérer l’essai comme avec l’acide sulfurique.

ESSAIS DES MÉLANGES DE DOTASSE ET DE SOUDE A l’ÉTAT DE SELS NON ALCALINS.

Deux procédés peuvent être mis en usape pour exécuter cet essai ; l’un s’apjiliqne au cas où la potasse et la soude sont mélangées à l'état de chlorures, l'autre au cas où elles le sont à l’état de sulfates. L’un et l’autre d'ailleui-s exigent que le mélangé ne renfenne à peu près ipie des sels de potasse et de sonde et soit exempt de tout autre composé terreux ou métallique. Ils sont également applicables au mélangé des demx carlionates ou des alcalis eux-mêmes au moyen d’im petit artitice qui consiste, aiirès avoir pesé pour ce dernier cas la même prise d’essai que pour les deux premim-s, à la neutraliser e.xactement par les acides chlorhydrique ou sull'uriiiue, de telle sorte (jue le mélange alcalin soit l’emplacé par un mélange de chlorures ou de sulfates. L’analyse ayant ensuite établi la composition de ce produit en chlorures ou en sulfates, une simple ]»ro[iortion détermine celle du produit primitif en potasse et en soude.

PREMiéiiE MÉTHODE (cHLoiiUBEs). — Lorequ’ou est eii présencc d’un mélange à proportions inconnues de chlorure de sodium et de potassium , on reconnait la proportion de ceu.x-ci en s’appuyant sur ce fait que l’un et l’autre en se dissolvant dans l’eau en abaissent la température , mais dans des rapports trèsinégaux. L’expérience a démontré que .'iO grammes de chloniro de potassium en se dissolvant dans 200 grammes d’eau produisent im abaissement de température do 1 1»,'» G., taudis que la même quantiU'i de chlorure de sodium dans les mêmes circonstances ne produit (ju’un abaissement de 1«,'J (1. Sur ces deux faits, il est facile de baser un procédé d’évaluation d'une exactitude sullisante pom- les besoins de l'industrie. En ell'et, on voit de suite que si l’on dissout dans 200 grammes d’eau distillée 50 grammes du mélange que l’on veut analyser, il se produira im abaissement de

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