I.NTnOnUCTION. — ANALYSE CHIMIOrE
potasse pré-alableinent titrée par la méthode qui vient detre décrite, et en opérant snr 1 gramme de cuivre pur. Au fur et à mesure que l’on ajoute le permanganate, le cuivre se pei'oxyde; mais la litjueur étant étendue, la coloration du persel de cuivre formé n'est nullement sensible. Un s'arrête et on lit sur la burette lorsipie la liqueur prend une coloration rouge par l’addition d'une goutte de permanganate.
Si pour un gramme de cuivre pur il a fallu 30 divisions, si pour 1 gramme d'échantillon il u’en faut jjIus que 15, on écrira la 30 1
proportion tt=-, a;=0,5. Donc, 1 gramme renferme 0,5 ou
l’échanlillon est riche à 50 p. 100.
Plusieurs autres méthodes ont été proposées pour le dosage des composés de cuivre; mais les deux que nous venons de décrire en rendent l’emploi complètement inutile ; nous nous contenterons donc de les énoncer, en renvoyant le lecteur aux sources originales.
M. Mohr {Ammkn drr Chewif vnd Pharmacie , 1854 ) exécute l’essai de cuivre en pesant nne certaine quantité de l’échantillon qu’il dissout et place ensuite dans un flacon que la dissolution puisse remplir exactement. Cette dissolution est d’ailleui-s maintenue acide, mais très- légèrement. On y ajoute une pelote do fil de clavecin ; le cuivre se précipite aloi's , tandis qu’une quantité équivalente de fer se dissout. Loi'sque la réaction est terminée, ce que l’on reconnaît à la disparition de la couleur Ideue du sel de cuivre, on étend la liqueur, et l’on y dose le fer par la méthode de M. Margueriter Lue simple proportion entre les équivalents du fer et du cuivre, et la (juantité de fer ainsi trouvée donne immédiatement la quantité correspondante de cuivre.
M. Schwara (Technologist , octobre 1853) emploie une méthode extrêmement compliquée, dans laquelle le cuivre primitivement dissous à l’état de bioxyde est ramené à l’état de protoxyde au moyen du glucose, puis réoxydé par une quantité connue de perchlorure de fer, dont une i)artie repasse aloi's à l’état de protochlorure. Ou détermine ensuite au moyen du permanganate de potasse cette quantité, qvii apprend proportionnellement la teneur en cuivre d(! l'échantillon.
Knlin M. Gallelti {Académie des sciences de Turin, juillet 1856) opère le même essai en précipitant un poids connu par une liqueur titrée de pnissiate de potasse.
ciiAPiniE m. — ESSAIS pas i.es volumes.
ESSAt DE PLOMB.
Plusieurs niéthodes de délenninalion du ploml) par les volumes ont été proposées.
Celle de .M. Flores Donionte eousisle à dissoudre le plomb dans l’acide uitrique, précipiter le métal par un excès de potasse qui redissout l’oxyde, et doser dans le plombite alcalin le plomb au moyen d'une solution titrée de sulfure de sodium. Celte méthode est une application du procédé de M. Pelouze pour la détermination du cuivre.
M. -Marguerite a proposé de disso\idre le protoxyde de plomb dans une solution alcaline, et de le j)iécipiter ensuite à l’état de bioxyde (Pbté) i>ar une solution de jiermanganate de potasse titrée : la réaction doit être laite à l’ébullition.
M. Schwarz, trouvant des inconvénients dans ces deux méthodes, propose de procéder conmie il suit ;
On précipite le plomb à l’état de chromate par une solution de bichromate de jiotasse. Le précipité est filtré et lavé, puis est mis en contact avec du protocblorure de fer dont on a préparé d’avance une solution titrée au moyen du caméléon minéral. Le chromate de [domb est dé<;omposé ; il se produit du chlorure de plomb et du sesquioxyde de chrome qui se dissout, lui aussi, dans l’acide chlorhydrique. I^e liquide contient du fer à l’état de ses(juichlorure et un reste de fer à l’état de protochlorure ; ou détermine la quantité de celui-ci ])ar la li([ueur titrée de permanganate de potasse (caméléon).
I«i prôcii>itation du plomb par le chromate de potasse se fait dans une capsule de porcelaine qu’on chaulfe au bain-marie ; on décante le liquide et le précipité sur un filtre. Si un peu de chromate de plomb reste adhérent à la capsule, on ne le détache pas, car on opérera dans la même cajisule la redissolution du chromate par la solution du protochlorure de fer acide. La solution ainsi obtenue est d’un vert foncé , on la filtre rapidement sur un filtre lavé d’abord à l’eau boiiillanto ; puis on y détermine la pro- I)ortion du fer encore à l’état do protochlorure. La diirérence entre la (piantité de fer dissous et celle qui a été trouvée encore à l’élat de i)n)tochlornre doime la proportion ihi fer suroxydé par l’acide chromique, et partant la (juantité de plomb.
tk's divers<!s méthodes ne parai.ssent pas foui-nir d’excellents ré-
INTIIOlilT.TION. — A.NAI.YSK CHtMIyfK.
UO
siillals. Le dosage du plomb par les volumes ne peut guère être obtenu avec exactitude que par des moyens détournés. Les procédés bîisés sur l’addition au sel de plomb soluble d'un iodnre, d’un chromate, d’un sulfate, etc., et dans lefMjuels l’imlice de saturation n’est autre que la cessation du précipité, ne sont pas d’une précision sulfisante.
Parmi les moyens détournés dont nous parlons, celui qui semble surtout devoir fixer l’attention est dit cà M. Hempel. Il est basé sur l’insolubilité de l’oxalate de plomb et la facilité avec laquelle le permanganate de potasse réagit sur l’acide oxalique.
On ])ése 1 gramme, par exemple, du sel ou du minerai, et on l’amène à l’état do sel dissous, soit au moyen de l’eau, soit au moyen de l’acide nitrique. Cela étant, on ajoute <à la liqueur un volume connu d’une solution normale d’acide oxalique (63 gr. par litre) plus qiu* suflisante pour précipiter tout le plomb à l’étal d’oxalate blanc insoluble, et l’on sui-saturo par l’ammoniaque. Cela fait, on filtre, et, dans la liqueur filtrée, on détermine la quantité d’acide oxalique restant et non combiné au plomb.
Il est alors très-facile d’établir la richesse de l’échantillon plombifôre. Le permanganate de potasse est, en ell'et, ]>réalablement titré avec ce même acide oxalique normal , et l’on sait par conscxpient aisément quelle quantité de cet acide resti* dans la liqueur; on sait donc, jiar une simple soustraction, quelle quantité est (ombiuée au plomb et restée sur le filtre, et si l’expérience a appris ijue cette quantité est, par exemple, de ()K'-,t?r>0, on poa’ la proportion :
-rb=TSï:^=—
D’où l’on apprend (pie 1 gramme renferme 08,9 de plomb ou que l’échantillon est riche à 68,9 p. 100.
ESSAI d’étain.
M. Slreng ' a proposé une méthixle de dosage de l’étain (pii est fondi'e sur ces deux faits : I» que le protochlorure d’étain (SnCl) est changé im bichloruro (SnCl*) par l’action du bichromate de |)otasse en pri-sence de l’acide chlorhydrique; 2° que le bichromate de potasse décompose immi-diatement l’acide iodhx’drique.
Le dosage de l’étain se fait par une solution titrée de bichi-omate de potasse contenant 10 grammes de ce s(d sur I litre. On
* T(^rhnolo(^i^t. Juin
CIIAPITRi: ni. — ESSAIS l’AH LES VOLEMES. 'l'il
prend un poids déterminé de la substance dans laquelle on veut déterminer l’étain; on la dis.soul dans l'acide chlorhydrique bouillant ; on verse la solution dans un verre ; on y ajoute quelques piouttes de solution d’iodiire de potassium contenant un peu d’amidon cuit; puis, avec la burette, on y verse de la solution de chrornate de potasse jusqu’à ce qu’apparaisse la coloration' produite par l'iode qui se défiajte et colore en bleu l’amidon. En calculant d'après la réaction qui si* passe alore :
3 SnO -I- KO (Ci-O'')* = 3 SnO* -f Cr’O’-f KO, on voit que lOfjrammesde bichromate représentent t3sf,578 d’étain , et puisfiue ces 10 grammes sont en solution dans 1 litre d’eau , cliaque centimètre cube de ce liquide représentera 0,01 3578 d’étain.
On comprend facilement que la réaction dont nous venons de parler a pu être employée par M. Streng à la détermination de l’acide chromique. F.n effet , si on met dans un matras un poids d’un chrornate pur et si on y ajoute un volume donné d'une solution de protochlorure d’étain et de l'acide chlorhydricpie en e.vcès, en chauU'ant le mélange , on aura bientôt converti tout l'acide chromique en sesquio.xyde do chrome, et une (juantité proportionnelle de protochlorure d’étain aura passé à l’état de bichloinre ; la portion restante de protochlorure d’étain sera déterminée, comme il a été dit précédemment, par la liqueur titrée de bichromate de potasse, et la solution d’iodure de potassium amidonnée; on dosera de même l’étain dans un même volume de la solution de protochlorure, et on fera la différence des deu.x cas.
ESSAI d’i.nihc.o'.
Le dosage par les volumes a été ajipliqué par M. Perney à la détermination de la valeur de l'indigo. Ce chimiste a fondé sa méthode sur ce fait que l’indigo en présence de l’acide chlorhydrique est décoloré par une solution de bichromate de potasse. Descroizilles avait déjà proposé dans ce but l'hypochlorite de (diau.x.
Voici les mani|>ulations très-simples qui servent à cet essai. On broie 0g'-,tii d’indigo en poudre line avec 3g»', .514 d’acide sulfurique fumant, et on laisse digérer le mélange pendant douze ou quatorze heures dans un vase à l'abri du contact de l’air, en l’agitant de temps à autre. On se sert très-bien pour celte opération d’une fiole à fond plat fermant à l’émeri. 11 convient d’intro-
* Tf^f'hnoJogixt. Ortolire 1853.
INTROnrCTION. — ANALYSE CHIMIQUE.
(luire dans la fiole queUpies morceaux de verre , qui , dans l’apitation , favorisent le contact de l’acide avec l’indieo , en empêchant celui-ci de se réunir en une pâte. Il est aussi utile de tenir la fiole dans un endroit où la tempi’i'atnre soit de 20» à 25», alin (jue l'acide puisse mieux exercer sou action; une température supérieure nuirait en déterminant la formation d'acide sulfureux. La solution étant parfaite, on la vei-se dans d’eau contenue
dans une capsule, et on y ajoute 2^ grammes d’acide chlorhydrique comtentré ; à ce liquide, on ajoute les eaux de lavajie de la fiole.
La li(jneiir titrée contient ORr, 186 de hichromate de potasse pur et sec dissous dans 100 parties d’eau en volume.
La burette étant remplie jusqu’au zéro, on vei'se avec elle la solution titrée de bichromate dans la solution d’indipo jusqu'à ce que la couleur bleue ail disparu, ce qu’on reconnaît (>n trempant un petit tube de verre dans le liquide et portant la goutte adhérente sur une feuille de papier blanc non collé ; on obsen’e si la goutte laisse sur le papii'r une tache verdâtre on bleuâtre; la disparition totale de cette couleur est l’indice de la destruction complète de l’indigo. Un n’a pins qu’à lire sur la burette pour savoir combien de divisions ont été employées, et partant combien de bichromate de potasse il a fallu pour produire la décoloration.
Ix‘S nombres cpii ont été conseillés par l’autinir pour la prise d’essai do l’indigo et pour la quantité de bichromate de potasse ont été d(-dnils d’niu^ expérience faite sur de l’indigo bleu chimiquement pur; do c(‘s expéri(;nc(>s il est résulté (jue (lRr,G4 d’indigo pur sont décolorés complètement par Ob'',48G de bichromate. L’indigo qui a donné ces résultats sert de type on de point de comparaison pour les auties , dont les centièmes en indigo pur sont indiqués par les centièmes du volume de la solution de bichromate.
Une méthode analogue à celle que nous x-enons de décrire a été proposée plus tard par M. Mohr'. Elle rejiose aussi, comme la préiéd. nte, sur l’action décolorante qui est exerciîe sur l’indigo par un acide oxygéné de trè'S-facile décomposition; et M. Mohr a donné la préférence à l’a(!ide permanganifiue, à l'état de permanganate dépotasse ou caméléon minéral.
Voici sa manière d’opérer ; 1 gramme d’indigo à essayer est finement pulvérisé , introduit dans une tiole avec quelques gre-
^ Terhnologist. Ootohrf* IHM.