ESSAI IIE SUCRE
M. Barreswil a proposé une méthode de dosage par les volumes, permettant de doser le sucre de raisin et le sucre de canne dans les sucres du commerce, dans les jus sucrés, etc. Son jirocédé a été basé par lui sur une observation de M. Beccjuerel a[ij)liqiiée par .M. Fromherzà la recherche qualitative du sucre. (Je procédé, ainsi que le pratiijue M. Barreswil, repose sur ces faits : 1" que le sucre de raisin, mis en contact avec une solution alcaline de tartrate de jiotasse et de cuivre, opère la réduction du bioxyde de cuivre en protoxyde insoluble ; 2“ que le sucre de canne peut être facilement converti en sucre de raisin par l’ébullition avec une jietite quantité d’acide sulfurique.
La liipieur d’épreuve de cuivre se prépare en faisant un mélange de sulfate de cuivre et de tartrate neutre de pot.asse ; ou dis.sout ces deux sels, iniis on y ajoute de la potasse caustique en quantité sutlisante pour obl(*nir uu liquide coloré en bleu foni.-é. Cette solution doit être titrée. Pourcela, ou prend un volume déterminé de cette solution; on le verse dans une capsule de porcelaine; on y ajoute une assez grande quantité de potasse, puis on la précipite au moyen d’une solution de sucre de raisin. Celle-ci se prépare en pesant une quantité déterminée de sucre candi bien pur, le dissolvant dans l’eau acidulée avec de l’acide
iNTRouf(rnox. — analysk c;HtMiorE.
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sulfurique, faisant bouillir quelque temps le liquide, et rétendaiil ensuite avec de l’eau jusqu'à ce qu’on ait un volnme déterminé, par extîinple lUO cent, cubes. Un verse de cette solution peu à peu dans la solution de cuivre, jusiiu’à ce que tout le cuivre ait été précipité à l’étal de protoxyile. On voit combien de fractions du volume ont été employées pour la [irécipitation, et ou trouve de suite le ])oidsdu sucre qui a produit cet elfet. On sait que le sucre de <'anne, par la réaction avec l’acide sulfurique, se convertit en sucre de raisin.
Supposons maintenant qu'on veuille reconnaître comlnen de sucre réel se tro\ive dans un sucre brut : on prend un volume de solution de cuivre identique à la jiremière, et mi poids de sucre tel qu’étant pur il puisse firécipiter tout le cuivre en protoxyde; on le dissout dans l’eau, on le traite par l’acide sulfurique et on l’ajoute à la solution de cuivre; s’il y a réduction incomplète, le liquide conservera en partie sa couleur bleue. On accomplira la j)récipitation par la solution titrée au moyen de laquelle on a titré la solution de cuivre, et on aura immédiatement l’expression de la quantité qui man(juait au sucre <“ssayé jiour être équivalent au sucre candi.
On comprend (jue si on a un mélange de sucre de canne et de glucose, on pourra, j)ar un essai préalalde sur un poids donné de ce sucre dissous dans l’eau sans acide sulfurique, déterminer le glucose ; puis, par un second essai sur une même quantité de ce sucre, modifiée par l’acide sulfuri(iue, déterminer la totalité de glucosi* qu'il représente; on a alore deux résultats, dont le premier doit être retranché du stïcoiid ; le reste est du glucose qui représente le sucre de canne contenu dans le mélange.
Bemarque. — L’on emploie aujoui-d'hui généralement pour doser le sucre l’appareil connu sous le nom de saccliarimèlrc. (V. Saccharimétrie optique, p. •'l iG.)