CHAPITRE IV.— POIDS SPÉCIFIQUES.,— ARÉOMÉTRIE
Les elTorts qu'il faut exercer pour soutenir des corps de même volume mais d’espèce différente ne sont pas de même grandeur, r.etlc notion expérimentale est sans doute bien ancienne, et il y a lieu de croire qu’elle a précédé l’invention de la balance et de tout moyen précis de comparaison. Il nous arrive encore quelquefois de peser les corps sur le plat de la main pour en reconnaître la nature , et il n’est pas invraisemblable de stipposer que cette expérience presque instinctive ait été imaginée et mise en pratique de bonne heure.
Quoi qu’il en soit, si, au lieu de cette comparaison grossière, on mesure à la balance les poids à volume égal des divers corps solides, liquides et gazeux, ou trouve que les nombres qui les expriment sont différents, et si l’on prend l’un d’entre eux, celui qui est relatif ii l’eau, par exeinjde, pour unité commune, on obtient une série de rapports qui s’étendent entre des limites trôs-éloignées. C(>s rap|)orts constituimt un caractère utile pour établir le signalement des corps, en déterminer resjièce : on les appelle pohl.i spmfhjues.
Dans le système métrique de poids et mesures, le poiils sprciftqtte lie l’eau à 5°,l est pris pnur vrillé, puisqu’un centimètre cube d’eau à celle température pè.se un gramme. Il suit do là que le poids spécifique d’un corps quelconque n’est autre chose que le poids d’un centimètre cube de ce corjis.