‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 242 sur 262 · I. — Ulcr. nu CHIMIE INDl'STRIELI.E · texte numérisé non relu

I. — Ulcr. nu CHIMIE INDl'STRIELI.E

INTnODIT.TIDN. — analyse CHIMIQUE.

cinés (phosphate de chaux trihasique) que l’on rassemble sous forme cohérente au moyen d’un moulape par jircssion. C’est dans ces coupelles que sont placées les matières <à essayer; lorsque, l’essai terminé, ces matières reviennent du moufle sous foime d’une petite sphère métallique fondue, on donne à celle-ci le nom de bouton de retour.

ESSAI n’AUOENT PAR LA VOIE SÈCHE.

La coupellation est fondée sur la propriété que possèdent les coupelles d’absorber, sous l’inlluence d’une température élevée et à la faveur de l’oxyde de plomb, les oxydes des métaux oxydables au rouge sombre. D'après cette définition, on conçoit (pie la quantité de jilomb à employer pour déterminer l’oxydation des matières unies à l’argent doit être jiroportionnée à la richesse de l’échantillon, et d'autant plus considérable que la quantité de métal étranger à l’argent est plus grande. Aussi, avant de procéder à l't'ssai réel, est-il nécessaire de faire un essai aiiproximatif de l’alliage, pour en conclure la quantité de plomb nécessaire à la réussite de l’analyse.

On obtient ce litre approximatif en passant à la coupelle un décigrainme de l’ai liagi> avec un grand excès de plomb, 1 gramme par exennile. Si, après cet essai, le bouton de retour pèse 90') milligrammes, le litre approximatif, la richesse en fin, c’est-à-dire la proportion d’argent pour 101) parties d’alliage sera de 90') milligrammes.

La pierre de touche peut servir également à déterminer le titre d'un alliage d’ argent à essayer. Pour cela, on produit sura'tte pierre plusieurs traces (touches) en la frottant avec des alliages à titres connus, différant les uns des autres de 90 millièmes et se rapprochant autant que possible du titre du lingot à essayeur.

On forme ensuiti* à côté de chacune des traçais ainsi obtenues des touches de même grandeur avec l’alliage à titrer. Comparant alors entre elles les deux touches qui offrent les nuances les plus semblables, on obtient le titre avec une approximation de fO milligrammes environ.

Une fois le titre approximatif établi, l’essayeur sait quelle ([iiantité de plomb il doit employer; il lui suffit, pour cela, de se rajiporter au tableau suivant, dont b's nombres ont été établis par l’expérience et qui indiquent la (luanlité de plomb convenable pour bien réussir, pour pa.sser un essai.

CHAPITRK V. — ESSAIS d’oH ET d'aIU'.ENT. ifi7

'HTME DE l'argent.

QÜANTITK DE CCIVRIt.

PLOMR NECESSAIRE à i'A/üiiAge de l'essai.

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il 1000

Supposons donc que l’essai approximatif ait montré que l’alliape renfermait 0g'-,90r) d’argent par gramme, ou était au titre de *J05 milligrammes , il faudra employer, d'après le tableau précédent, 7 grammes de plomb pour le coupeller.

On pèse donc 1 gramme de l’alliage que l'on enveloppe avec soin dans un papier fin ne donnant pas de résidus sensibles par l’incinération. Cette opération terminée et le fourneau à essais étant à une température rouge , on porte avec les pincettes dans la coupelle plaa'e environ au tiers de la profondeur du moufle 7 grammes de plomb, et l’on attend que la fusion soit complète. On ajoute alors avec précaution la prise d’essai (1 gramme de l’alliage), et l'on ferme la porte pour donner aux métaïuc la température nécessaire cà leur fusion.

Le papier qui envelopjie la prise d’essai briile d’abord , puis l’alliage se mélange avec le plomb et le tout ne forme bientôt plus qu’un bain pjarfaitemcnt liquide. Il faut alors tenir la porte du moufle à moitié ouverte, d’abord pour donner entrée à l’air qui détermine l’oxydation dti bain métallique, et ensuite pour laisser échapper les vajieurs de plomb qui se dégagent de la surfac(> de ce bain.

Grâce à l’oxydation du plomb, les métaux étrangers s’oxydent rapidement, et leurs oxydes pénétrant en même temps que la litharge dans les pores de la coupelle, le bain diminue peu à peu. A sa surface, on remarque des globules semblables à des taches huileuses qui se meuvent en se dirigeant vers les extrémités du bain; ces taches augmentent constamment de grosseur, jusqu’à

iNTnrmi rrrioN. — axalysk chimique.

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ce rju’enfln, douze minutes environ aiiros le commencement de l’opération, ropiiure (c’est le nom que l’on donne au bain) prenne une forme sphérique.

A ce moment, on rapproche la coupelle de l’entrée du moufle; le travail continue avec rajiidité jusqu’à ce que les globules aient complètement disfiai-u et aient été remplacés par des bandes irisees (on dit alors que l’essai prend les couleure de l’iris), cet eü'et est <h\ à de petites pellicules d’oxyde, qui recouvrent le bain et bientôt disparaissent à leur tour.

Lorsque ces bandes irisées ont disparu, on donne un peu plus d’air que pendant tout le coui-s de l’opération, et on attend que l’essai produise le phénomène auquel on a donné le nom d'éclair.

Dans un essai convenahlemenl passé, l'éclair a lieu environ quinze secondes après la disparition des bandes irisées. Ce pliénomène se manifeste par un jet de lumière que le boulon projette en se solidifiant, lin rexpliipio en admettant que l’oxygène contenu en dissolution dans l’argent fondu, et abandonné subitement par le métal, au moment où il passe de l’état liiiuide à l’état solide, est absorbé au même instant par le protoxyde de cuivre contenu dans la coupelle. Cette transformation du jirotoxyde de cuivre eu bioxyde est accompagnée il’un grand dégagement de chaleur et par suite d’une émission de lumière.

Il faut éviter avec soin que cette solidification ait lieu trop brusquement, car dans ce cas on obtiendrait des essais roches.

Le rochage consiste en une excroissance plus ou moins considérable de matière line qui se forme sur le bouton , lorsqu’il se solidifie trop hrusciuement. La partie supérieure du bouton passant rapidement à l’état solide jiar suite d’un abaissement trop brusque de température, l’oxygène qui tend à s’échappier brise fenveloppe métallique et projette quelquefois assiiz loin une partie de la matière. On conçoit (pie le rochage se manifeste plus sensiblement dans les essais d’argent fin ou tenant peu de cuivre. Dans ce cas, en effet, l’oxygène ne trouve pas de cuivre à pi'roxydcr et ne peut s‘écha[iper(pic sous forme gazeuse.

L’essai, ou maintenant le bouton de retour, convenablemcul refroidi et détaché de la coupelle, est brossé avec soin de manière A enh'ver toutes les matières étrangères qui pourraient y adhérer.

Un essai bien passé doit donner un bouton facile à détacher du bassin de la coupelle et dont la surface inférieure soit nette et grenue, la surface supérieure brillante et légèrement bomliée, sans dépression ni saillie.

CHAPITBE V. — ESSAIS D’OB ET D’ARfiENT.

iü9

Un bouton trop chauffé se l’ecoiinalt aisément à ce qu’il présente toujoure une dépression ou un rocliage; au contraire, un boulon qui adhère fortement à la coupelle, dont la surface est terne et qui présente des arêtes vives et tranchantes , indique un essai passé trop froid ou avec trop peu de plomb.

Le bouton ayant été détaché et brossé, on le pèse de nouveau ; son poids comparé au poids initial donne le titre; si, par exemple, nous supposons que l’on trouve 0e'‘,803, on dira que l’alliage contient 893 milligrammes d’argent.

Cependant cette conséquence, qui au premier abord parait inattaquable, n’est pas complètement juste.

La coupellation, en effet, ne donne pas de résultats mathématiquement exacts. Outre les causes d’erreurs provenant de la trop grande ou de la trop petite quantité de chaleur , il en existe qui tiennent au procédé d’essai lui-même. .Ainsi, le plomb entraîne mécaniquement, soit par imbibition dans la coupelle, soit sous forme de vapeui-s métalliques, une quantité d’argent, minime il est vrai, mais d’autant plus considérable que la quantité de plomb employée est plus grande. Cette perte a été déterminée avec exactitude pour les différents titres, et l’on a pu établir une table, dite de conipeiisalion , indiquant la quantité à ajouter an titre trouvé par la coupellation pour obtenir le titre le plus exact possible.

T>TRr4 EXACTS.

TITREE

p<ir la coupellation.

PERTES OC QUANTITÉ DE PIN à ajouter aux titres obtenus par la coupellation.

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Telle est la marche que suit l’essayeur pour déterminer le titre en argtmt d’un alliage par la coupellation ; nous verrous bientôt comment il opère lorsque l’alliage renferme également de l’or, du platine, etc.

INTRODL'CTIO.N. — ANALYSE CHIMIQUE.

ESSAI U’aRGENT par LA VOIE HUMIDE.

Définitions. — La difficulté d'obleuir de suite le litre vrai d'un lingot d’argent a conduit à la recherclie d’un procède qui permit d’arriver directement à ce résultat. La méthode d”essai d’argent par la voie humide a été le résultat de ces recherches.

Elle est fondée sur la propriété que possède le chlorure de sodium de précipiter complètement, et dans le plus grand nombre des cas à l’e.vclusion de tous les autres métaux, l’argent contenu dans une dissolution azotique.

Elle consiste, étant donnée une dissolution de chlorure de sodium titrée, à déterminer le volume de cette dissolution nécessaire pour précipiter tout l’argent contenu dans l’alliage.

Liqueur normale. — Cette dissolution, à laquelle on donne le nom de solution normale de sel marin, est formée de telle sorte qu’un décilitre à la température de 15° précipite exactement un gramme d’argent à lOüO p. 1000. Pour la préparer, on fait dissoudre dans l’eau distillée une quantité aussi considérable que possible de sel marin. Ou filtre et on évapore à sec dans une capsule 100 grafnmes de la liqueur pour déterminer la quantité de sel qu’elle tient en dissolution. Puis, parlant de ce fait, résultat d’expériences parfaitement exécutées, que, pour transformer en idilorure un gramme d’argent fin, il faut employer 0b«-,54274 de chlorure de sodium pur et sec, on pose cette proportion :

Si N le résultat de l’évaporation à sec est contenu dans 100 gr., 0,54274,1a quantité de chlorure de sodium nécessaire pour précipiter 1 gramme d’argent à 1000 p. 1000 sera contenue dans une certaine quantité x.

lüü~ X ' N

X indique la quantité de cette dissolution qu’il faudra mesurer et mélanger avec de l’eau distillée pour obtenir un décilitre de dissolution normale. On prendra donc autant de fois cette quantité que l’on voudra faire de décilitres de dissolution normale. De celte façon, on obtient une liqueur dont chaque décilitre pourra précipiter 1 gramme d’argent pur.

Du reste , il n’est pas absolument nécessaire que celte liqueur normale de sel marin précipite exactement 1 gramme d’argent à 1000 p. 1000 II suffit de la maintenir dans les limites d’e.xactitude d’un demi ou 1 millième, soit en plus, soit en moins. Mais il

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