CHAPITRE V. ESSAIS d’oR ET r’aRCENT
ne faut pas oublier d’ajouter à chaque essai celte diirérence, si la liqueur est trop forte, et de la retrancher du résultat obteuu, si elle est trop faible.
Liqueur décime de sel. — La liqueur décime de sel marin se prépare en mt'Uaut dans mi vase gradué de litre 1 décilitre de liqueur normale, et eu remplissant jusi]u’au trait de graduation avec de l'eau distillée. Chacpie litre de liqueur ainsi préparée doit précipiter 1 gramme d’argent à 1000 p. 1000, et ]iar couséquent chaque centimètre cube, ou la millième jiartie, doit précipiter 1 milligramme d’argent.
Liqueur décime d'argent. — La liquem' décime d’urgent s’obtient en faisant dissoudre 1 gramme d’argent pur dans quelques centimètres cubes d'acide azotique, et en étendant Li dissolution d’eau distillée de manière à former 1 litre de liqueur. Chaque centimètre cube de celte liqueur, contenant! milligramme d’argent fin, neutralisera exactement 1 cent, cube de liqueur décime d'eau salée.
Argent /în.— Quant à l’argent à 1000 p. 1000, on le prépare facilement en faisant dissoudre dans l’acide azotique de l’argent de coupelle. La liqueur est étendue d’eau, filtrée et prècijiitée par un excès de sel marin. Le clüonu’e d’argent ainsi obtenu est lavé avec soin, puis séché et réduit eu poudre. On prend alors 100 parties de ce chlorure sec et pulvérisé , 70 parties de craie et 4 de charbon ; on mélange intimement et on met le tout dans un creuset que l’on chautfe avec précaution pendant une bonne demi-heure. La réduction du chlorare a lieu à la température du rouge sombre, et un bon coup de feu réunit tout l’argent dans le fond du creuset. Le ailot ainsi obtenu est repris une seconde fois par l'acide azotique et traité de la même manière. Cette seconde opération donne un culot d’argent fin parfaitement pur.
Procédé d’essai. — Dans le procédé par la voie humide, la prise d’essai devant toujours contenir, sous un jioids variable avec la richesse de l’alliage, 1 gramme d’argent fin, il importe de déterminer, par un essai à la voie sèche , le titre du lingot, avec une appro.\imation d’environ 5 p. 1000.
Des tables faites avec grand soin indiquent les prist>s d’essai pour chacun des titres. L’exemple suivant servira suHisammeut à indiquer comment on est jianenu à l’établir.
Soit 88.") milligrammes le titre donné par la coupellation , on établit la proportion suivante ;
Si 885 milligrammes d’argent fin sont contenus dans 1000 mil-
inthodiction. — analyse cniMigiE.
lifiramuips de l’alliage, lOüO milligrammes d’argent üu seront vepn'sentés par a: de cet alliage.
Donc I KiO milligrammes de l’alliage doivent contenir au moins 1000 milligrammes d’argent fin.
Un pèsera 1150 milligrammes ijue l’on fera dissoudre au bainmarie dans un llacon de 2 décilitres environ, avec 5 cent, cubes d’acide azoliipieà 30°. Cette dissolution refroidie, on placera le flacon dans un chariot mobile C cpii l’amènera sons la pipette de l’appareil pour la voie humide.
Cet appareil se comiiose d'un grand vase R de terre ou de cuivre étamé dans lequel se trouve la liqueiu- normale. La partie inférieure est munie d’un robinet r en cuivre rouge, servant à établir ou à intercepter la communication avec un tube en verre de 2 centimètres de diamètre. .\u milieu de ce tulie et dans la partie horizontale se trouve un petit thermomètre t constamment entouré par le liquide qui s’écoule, et destiné à indiquer la température à laquelle on opère. A l’e.vtrémité inférieure de ce tube est placé un petit robinet r'; puis au-dessous de ce dernier un second robinet à air disposé de manière à permettre la sortie de l’air qui remi»lit la j)ipette P placée à la partie inférieure quand on la remplit de liqueur, ou à l’introduction de l’air pour vider la pipette aloi-s que tous les robinets sont fermés.
Voici la manière d’opérer : on bouche avec le doigt la partie ouverte de la pipette ; on tourne le petit robinet r'' de manière à laisser échap[ier l’air, et l’on ouvre les deux robinets r et r'. La liqueur s’écoule du réservoir et réent remplir la pipette. Dès qu’elle est remplie jus<|u’à 2 ou 3 centimètres au-dessus du point de repèn" indiquant la capacité de lOO"^'’, on ferme tous les robinets. On retire le doigt, et comme l’entrée de Pair par la pai’tie supérieure de la pipette est interceptée, il n’y a pas écoulement de liquide. On ouvre alore légèrement le robinet i-" et on laisse tomber quelques gouttes jusqu’à ce que la surface du liquide allleure le trait qui est marqué sur la pipette.
-\u-dessous de cette pipette se trouve un petit chariot mobile C contenant à droite une petite éponge E légèrement humide et disposée sur un support, de manière à enlever en passant la goutte de liquide qui sort à l’extrémité de la pipette et qui n’est pas comprise dans la graduation, et à gauche un réservoir dans lequel se pla<e tout délKiiiché le flacon F qui contient la dissolution