CHAPITRE V. — ESSAIS d’or ET h’ahgent
ployé, on peut dire, avec une erreur moindre ((u’un deiui-millièine, qu’il a fallu ajouter 2,3 cent, cubes de liqueur décime salée.
Donc la prise d’essai contenait 1002,3 milligrammes d’argent pur. On on déduit le titre de l’alliage par la proportion suivante :
prise d’essai ::: 1 130 1 000 1000x1002,5
argent trouvé = 1002,5 x ’ ^ 1130
Le titre sera donc 887.
Les tables qui servent à. établir la prise d’essai indiquent également le titre d’après les quantités de liqueur employée.
Mais si tout l’argent contenu dans la prise d’essai avait été précipité entièrement par la pipette de liiiueur normale, et si un centimètre cube de la liqueur décimé salée n’avait produit aucun trouble, on verserait d’abord dans le llacon I cent, cube de liqueur décime d’argent pour neutraliser le centimètre cube de liqueur décime salée, puis succe.ssivement plusieurs centimètres cubes de cette dernière jusqu’à ce que, n’obteuaut plus de précipité, on reconnût qu’il n’y a plus de sel en e.xcès.
De même que dans l’e.xeinple jirecédent, le dernier centimètre cube n’est pas compté et l’avanl-dernier n’est compté que comme demi.
Supposons qu’il ait fallu 4«,5 de liqueur décime d’argent, on retranchera 3<'‘=,5 du décilitre employé, et l'on en déduira, par une proiiortiou analogue à la précédente, le titre de l’essai :
prise d’essai = 1 1 30 1000
argent trouvé = (1000 — 3,5) = 006,5 x
Dana ce second cas , l’operation marche beaucoup moins bien que dans le premier; la liqueur s’éclaircit difficilement et le précipité de chlorure d’argent devient peu visible. Il est alors trèsdifficile de déterminer nettement la fin de l’opération ; aussi le résultat ne doit-il pas être considéré comme parfaitement exact, et est-il presque toujours indispensable de recommencer cet essai.
L’éclaircissement de la liqueur s’opère cependant encore assez bien lorsqu’au lieu de mettre la liqueur décime d'argent centimètre cube par centimètre cube, on en ajoute une grande quantité, 10 cent, cubes, par e.veniple, à la fois, de manière à déliasser le point exact de saturation, et à rentrer dans le premier cas; on obtient alors une liqueur contenant un excès d’argent, et l’opération marche fort régidièremeijt .
'(70 INTRODIUmON. — ANALYSE CHIMIQUE.
Dans les exemples que nous venons Je donner, pour ne pas compliquer la description du procédé, nous n’avons pas tenu compte de la température. Cette ijiiestioii ceiieiulaiil est trèsimportante , car deu.v essais du même alliage faits dans des conditions de température dillérenles donnent quelquefois des titres qui varient de 1 à 1,5 millième. La liqueur uonnale étant habituellement préparée à 1.5”, il est important de rajqærter toutes les opérations à cette température, et des tableaux ont été construits au moyen desquels il est facile de déterminer les modifications <à apporter au résultat de l'essai, suivant la température à laquelle on a opéré.
On peut cependant éviter les corrections en titrant la liqueur normale avec de l’arf-’ent à titre connu à chaque série d’opérations. De cette manière, si l'on opère avec une liiiueur trop faible ou trop forte d’un demi-millième, il sullu’a de retrancher ou d’ajouter un deini-mUlième à chaque essai.
De la présence des métatu: étran<jers. — L’essai d’argent par la voie humide iieut se faire en présence de presque tous les métaux. Uuelques-uns cependant rendent l’opération un peu plus difficile. Le plomb et l’étain donnent des liqueurs difficiles à éclaircir.
Le palladium et le nickel colorent les liqueurs, et cette coloration est proportionnée à la quantité de ces métaux. Du reste elle ne nuit pas à l’exactitude de l’opération. Les alliages d’argent et de palladium ne peuvent même être analysés exactement pour argent que piar la voie humide ; le palladium présente .à la coupellation les mêmes caractères que l’argent, aussi y a-t-il toujoui-s surcharge lorsqu’on opère par la voie sèche.
Le platine laisse un résidu noirâtre qui masque un peu les indications des réactifs.
Le mercure est presque le seul métal qui nuise d’une façon sérieuse aux résultats de l’essai par la voie humide. La présence de CO métal se reconnaît d’abord à la grande difficulté (jue piésente l’éclaircissement de la li([ueur, et ensuite à ce que le chlorure d’argent conserve à la lumière diffuse une blaticheur éclatante. Loi-squ’on a pu reconnaître à l’avance la présence du mercure dans l’alliage, on opère de la manière suivante : la prise d’essai ayant été dissoute comme à l’ordinaire dans 5 cent, cubes d’acide azotique à 30”, ou sature la dissolution par 25 centigr. d’ammoniaque caustique , et l’on verse la liqueur normale ; puis, avauit d’agiter, on sursature l’ammoniaque en excès par 20 centigr. d’acide acétique, et l’on continue l’opération comme de coutume.
Googk