‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 246 sur 262 · CHAPITRE V. — ESSAIS D OR ET d'aRCENT · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — ESSAIS D OR ET d'aRCENT

Par l’agitation la liqueur s’éclaircit parfaitement , et l’on obtient un précipité qui possède la propriété de se colorer à la lumière.

Ce procédé, dû à M. Levol, permet de doser très-exactement par la voie humide un alliage contenant jusqu’à 100 milligrammes de mercure. Mais si la présence du mercure ne s’est manifestée pour l’opérateur que dans le courant du travail, il peut encore arriver à des résultats satisfaisants en dissolvant le précipité de chlorure dans l’ammoniaque concentrée , ajoutant un excès d’acide acétique et agitant comme de i!outume.

Le soufre ^e l’on rencontre quelquefois dans les lingots à l’état de sulfure d’argent manifeste sa présence dans la dissolution de ces alliages par l’acide azotique, par la jjroduction d’une poudre noirâtre que l’on distingue facilement de l’or eu poudre. Lorsque ce cas se présente, il sulfil d’ajouter lOceiitigr. d’acide sulfurique à la dissolution nitriiiue et de faire bouillir pendant cinq à dix minutes. Le sulfure d’argent entre peu à peu en dissolution, et l’opération peut être continuée par les procédés habituels.

ESSAI d’or. — DÉPART.

L’essai d’or est fondé sur la double propriété que possède ce métal ; d’abord d'être, comme l’argent, inoxydable à la température à laquelle s’opère la coupellation , et ensuite de ne pas être attaqué par l’acide nitrique pur, tandis (pie tout l’argent qui l’accompagne dans l’alliage peut être entièreiiieul dissous par cet acide.- L'iie seule condition est nécessaire [tour ipie la dissolution soit complète : il faut que l’alliage contienne 3 parties d’argent pour une d’or.

Inquartation. — Comme cette condition n’est jamais remplie dans un essai d’or , il faut ajouter à l’alliage (or et cuivre, ou or, cuivre et argent), avant de le coupeller, la quantité d’argent nécessaire. Cette opération est désignée .«ous le nom d'inquartation, à cause du rappoi’t de l’or = 1 à l’argent =4. 11 est d’ailleurs très-facile de déterminer la (luanlité d’ai-gent à ajouter pour l’impiartation ; il suffit, en effet, d’opérer sur un essai préalalde au dixième inquarté avec 1 gramme d’argent, ou bien l’on peut avoir recours aux indications données parles touchaux.

On appelle touchau.r de petites baguettes formiies d’alliages d’or et de cuivre, ou d’or et d’argent à titres connus. Elles servent à faire sur la pierre de touche d(.»s traces que l’on coiu])are, avant et après l'action de l’acide, avec les traces formées dans les mêmes circonstances par les alliages que l’on veut examiner. Pour déter-

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