‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 247 sur 262 · I.NTRODL'CTION. — ANA1.VSK CHIMIQIIK · texte numérisé non relu

I.NTRODL'CTION. — ANA1.VSK CHIMIQIIK

miiipr li‘ titre d’un alliage d’or à la pii'rre de louche, on fait sur cette pierre des touches de 6 millimètres de longueur sur 2 millimètres de largeim environ, et ou les mouille successivement avec une baguette de verre que l'on a trempée dans de l’eau régale formée de 98 i grammes d’acide azotique à .'52* et de 1 G grammes d’acide chlorhydrique à 21°.

Sous l’action de cette eau régale, les traces faites avec du cuivre disparaissent immédiatement; mais celles produites par des alliages aurifères résistent avec plus ou moins d’énergie, selon que l’alliage renferme plus ou moins d’or. Un comprend dès lors qu’en comparant la manière dont se comjiorte l’acide sur l’alliage et sur les touches à litres connus, ou arrive par l’habitude .à trouver une touche présentant les mêmes caractères que l'alliage et, par conséquent , à appro.vimer à 1 ü ou 20 millièmes le titre de celui-ci.

D’ailleurs, l'aspect des lingots suffit souvent pour détenniner le titre appro.ximatif de ces matières.

L’essai d’or étant donc pesé (et l’on opère toujoui's sur un demigramme, pour éviter l’emploi d’une quantité d’argent trop considérable), on le place, avec l’argent d’inquartation, dans tin même papier , puis on porte le tout dans une coupelle où l’on a préalablement mis ti fondre une quantité do plomb correspondant à la richesse de l’alliage, ainsi que le comporte la table que nous avons donnée à l’occasion des essais d’argent par la voie sèche.

L’alliage fond dans le plomb, et la coujiellation s’opère exactement comme pour les essais d’argent ; seulement la coupelle doit être placée plus avant dans le moufle, de manière à donner à l’essai une chaleur plus considérable. Le bouton se fixe de luimême, et on peut le retirer de suite du fourneau sans craindre le roc liage.

L’essai refroidi est brossé et ajilati à la grandeur d’une jiièce de 20 centimes environ. On le pose aloi-s sur une coupelle dans le moufle pour l’y recuire au rouge blanc. Ouand il est froid, ou le pass(’ au laminoir de manière à obtenir une lame de 12 à 14 centimètres de longueur. Cette lame est de nouveau recuite, puis roulée en forme de cornet avec précaution et en ayant soin de ne pas trop serrer les feuilles les unes contre les autres. Il est lion alors de porter dans le moufle encore une fois le cornet ainsi obtenu pour brider les matières grasses que la main pourrait y avoir déposées et qui porteraient obstacle <i l’action complète de l’acide.

r.HAPITRK V. — ESSAIS d'oB ET d’aRGENT.

Le cornet ainsi préiiari^ est mis dans nn matras, esiioce de petit ballon de verre à long col , dont la boule est à moitii^ remplie

d’acide azotùjueà 22°. Ce matras est posé sur un bain de sable chaulTé au coke, ou plus siniplemeut sur un bec de gaz disposé à cet elFet. Il se manifeste de suite une grande ébullition causée jiar la dissolution de l’argent et un grand dégagement de vajieurs rutilantes. On laisse bouillir jusqu’à ce (|u’il n’y ail plus de vapeurs et que l’acide soit redevenu incolore.

Ou décante aloi-s la liipieur contenue dans le matras; on

M. n,.tr«. I R. robinet. 32" et OU laisse boiullir. .4 partir

V, couronne à rm. T. lu.vau d'arrirée do dg cette SeCOnde partie de l’opé-

ration, et pendant toute la suite du travail, il est important de régulariser l’ébullition, qui est saccadée et qui produit des soubresauts capables de briser le cornet et d’en projeter au loin quelques fragments. On obtient une ébullition presque régulière en jetîint dans le malras un iiclit morceau de charbon, ou mieux encore une graine de vesce calcinée en vase clos.

Au bout de dix minutes d’ébullition, on décante; on remplace l’acide de cette seconde opération par un nouvel acide à 32°, et l’ébullition ayant continué pendant dix nouvelles minutes, on laisse rcfroblir, nn décante le dernier acide et l’on remplit le matras dans toute sa longueur avec de l’eau distillée.

On recouvre alors l’extrémité sujiérieure du matras avec un petit creuset à recuire, et l’on retourne le tout avec soin de manière à recueillir sans secousse sous l’eau et au fond du creuset le cornet et tous les fragments qui iieuvent s’en être détachés. O'iiind tout l’or est ainsi réuni dans le creuset, on retire avec précaution le matras, et l’eau contenue dans le creuset ayant été décantée, on le mid à sécher d’abord, puis à recuire. Lorsqu’il est refroidi, ou le pèse et le poids trouvé indique le titre de l’or.

La lig. 17G indique la disposition adoptée piar la commission des

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