CENDRES
Les déchets occasionnés par la fabrication de la bijouterie et de l’orfévTerie sont soigneusement recueillis, ainsi que les détritus de toute espèce qui se forment dans les ateliere. Ces détritus sont brûlés , afin de détruire toutes les matières organiques qui nuiraient essentiellement à l’opération que l’on doit faire subir à ces cendr(»s pour en extraire les métaux précieux. Les creusets et Icure couvercles, ainsi que tous les autres objets en terre qui ont servi à la fonte des métaux employés dans cette industrie , sont piles avec soin et réunis aux déchets obtenus par la combustion des détritus. La réunion de tous ces produits constitue ce qu’on appelle cendres tV orfèvrerie et de bijouterie.
Ces cendres ont une valeur qui s’élève quehfuefois, à Paris surtout, ju.s(ju’au prix de 15 à 18 fr. le kilogramme.
Deux opérations sont nécessaires ])Our extraire des cendres toutes les matières précieuses qu’elles renferment. D’alioixl , l’amalgamation ou tournage de ces cendres avec le mercure ; puis la fonte des cendres tournées.
L’opération du tournage se fait dans de grands mouüns en fonte, dans lesquels on mêle environ 100 kilogr. de cendres avec 40 à 50 kilogr. de mercure. , selon la richesse des cendres. Ces moulins, mus par la va[ieur ou à bras d’hommes , tournent pendant vingt-quatre heures, afin que le broyage et l’amalgamation soient iiarfaits. Après ce laps de temps, le mercure se trouve chargé de cinq sixièmes des métaux contenus dans les cendres.
On retire le mercure et on le distille dans de grandes cornues en fonte pouvant contenir do 80 à 100 kilogr. de matières. Le mercure en s’évaporant laisse dans la cornue les métaux dont il s'était emparé pendant l’amalgamation; on fond le résidu et on obtient ainsi un lingot qui est soumis à l’essayeur avant d’être vendu.
Cette première opération a également jiour objet d’obtenir un mélange bien intime des cendres. En effet, il est très-dillicile,