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CHAPITRE V. — ESSAIS I)’OR ET u’aRGEHT

pour ne pas dire impossible, de donner une valeur exacte à des cendres qui n’ont pas été ainsi travaillées. Leur manque d’homogénéité empêche d’obtenir une prise d’essai exacte. Les regrets ou cemlres tournées ayant donc été parfaitement mélangés par l’opération de l'amalgamation sont fondus avec de l’oxyde de plomb et du charbon, et laissent ime matière plombeuse contenant de l’or et de l’argent. Ce produit, soumis à une coupellation en grand, donne un résidu contenant de l’or et de l’argent fin, que l’on coule alore en lingots.

Pour faire l’essai des cendres, après qu’elles ont été mélangées comme nous l’avons dit plus haut, on en prend 2.i grammes (ou 10 grammes seulement quand elles sont lâches) que l’on mélange d’après la nature de la matière avec un fondant et un réductif : généralement on prend iO grammes de litharge, 25 grammes de carbonate de soude, et 3 grammes de résine. Si les cendres sont sulfureuses, on ajoute un peu de fer; si, au contraire, elles tiennent du fer, on emploie un peu de salpêtre ou de soufre eu poudre.

Le mélange des cendres et du fondant est mis dans un creuset, puis fondu avec précaution pour éviter le boui-soufleuient de la^ matière et la projection au dehors du creuset. Un bon coup de feu sert à réunir tout le plomb réduit, entraînant avec lui au fond du creuset toutes les matières contenues dans les cendres. Dès que le creuset est refroidi, on le brise et on en détache le culdf qui doit être net et sans grenailles; puis on soumet celui-cWi'la coupellation.

Le bouton de retour donne le poids de l’or et de l’argent ; on inquarte, si la proportion d'argent n’est pas assez considérable, pour que la dissolution puisse avoir lieu, et l’on traite par l’acide nitrique pour obtenir l’or. •

Quand on essaye des cendres qui tiennent de l’iridium, on choisit une jirise d’essai peu considérable, 10 grammes, par exemple, et l’on ajoute 5 li 6 grammes de fer aux fondants habituels. Ce mélange est soumis à une température élevée et jirolongée pendant une demi-heure. On obtient alors à la surface du culot de plomb une petite grenaille de fer et d’iridium ; le culot est entièrement privé de ce métal, et l’essai peut alors être fait très-régulièrement.

.\. BESSANO.

INTRODUCTION. — ANAI-YSK CHIMIOUE.

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