‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 48 sur 262 · IODE · texte numérisé non relu

IODE

K«j'=l!26,9. Symb. = I.

On trouve au Mexique des iodures naturels de mercure et d’argent; mais la véritable source de ce métalloïde résille dans les varechs dont sont remplis les lacs d’eau salée qui bordent certaines de nos côtes.

L’iode est solide à la température ordinaire. Il cristallise dans le système prismatique. Sa densité = 4,9'i8. Légèrement chaulfc, il se volatilise et donne des vapeurs d’un violet magnifujue et d’mie densité très-considérable; un litre de vapeur d’iode pèse 1 1k'',3'i. Il fond à 107" et bout à 175" environ. Son odeur est analogue à celle du brunie ou du chlore; sa saveur est caustique. Il est très-peu soluble dans l’eau, et agit comme un poison violent sur l’économie animale.

11 se combine avec l’hydrogène en jiroduisant un acide énergique. Il s’unit à l’oxygène, et forme plusieui-s acides peu connus.

L’iode s’extrait des varechs de la manière suivante : on calcine CCS plantes, on lessive leui-s cendres, et on évapore les eaux de lessivage jusqu’à cristallisation de la plus grande partie de leui-s sels. Les eaux-mères sumageant les cristaux sont traitées comme si on en voulait retirer du brôme, c’est-à-dire par le bioxv'de de manganèse et l’acide sulfurique. On obtient l’iode par la distillation. Pour l’avoir parfaitement pur, on lui fait subir une seconde sublimation. |V. Cendres de varechs (Irailemeiil dcs^.]

L’iode est employé en médecine ; on s’en sert en photogra- ])liie. Quelques-uns de ses composés (tels que l’iodure de mer-

CIlAriTRE VI. — MÉTAI.I.OÏÜi;s ET I.KIII1S EOMItENAISONS. 101

euro) ont. un emploi dans les arts qni utilisent leurs belles rouleurs.

ACioK lonHYnniyiiE.

K4'=1-27,9. Symb. = HI.

L’ acide iodhydrique est gazeux, incolore, fumant à l’air et trèsacide. 11 n’est pas combustible et n’est pas non plus comburant. Sa densité* = i,i02i.

Le gaz acide iodhydrique peut être liquéfié par un froid de .'il'* au-dessous de O», et ce liquide, par l’évaporation, donne de l’acide iodhydrique solide.

Ce gaz est soluble dans l’eau, qui l’absorbe rapidement et en trè.s-grande quantité. I.,a solution est incolore; sa densité = 1,7 quand elle est concentrée ; elle réiiand aloi-s à l’air d’abondantes fumées, et bout à l‘25«. Exposée à l’air, elle s’altère peu à peu et se colore en brun rouge par l’iode qui, mis en liberté, reste dissous dans l’acide non décomposé

On le prépare par voie indiri'cte, comme l’acide brémhydrique, en fai.sant agir de l'iode sur du phosphore humide ; on l’obtient beaucoup jdus facilement eu décomposant par l’eau l’iodure de phosphore.

On ne peut le recueillir sur le mercure, cai' ce métal le décompose; mais on profite de sa grande densité pour le recevoir, comme le chlore, dans des flacons parfaitement secs.

ACinE PERIOniQUE.

Eii‘= 182,9. Symb. = 107.

L’acide périodique est solide et cristallise sous forme de prismes l'homljo'ldaux incolores. Il fond à LtO*, et se décompose, à temiiérature plus élevée, en acide indique et en oxygène, yg dissout facilement dans l’eau et même est déliipiescent.

Ou le prépare en dissolvant un équivalent d'iodu'.e de soude dans l’eau chaude, traitant la dissolution par 3 équivalents de soude caustiipie, et faisant passer ensuite du. chlore dans la lif[ueur. Il se dépose bientôt une poudre ble.nche d’bvjieriodate de soude, qu’on lave, (pi’on dissout dans, ï acide nitriiiue exempt de vnpem-s nitreuses, et qu’on traite par le nilrale de plomb. Il se précipite ainsi de l’liyperiodr,ie de plomb. On décompose celui-ci liai- l’acide sulfuriipie, qui forme du sulfate de plonib et met l’a-

INTRODUCTION. — NOTIONS ÉLÉMENTAIRES

dde [lériodique en liberté ; on évapore la solution , qui laisse déposer des cristaux de ce composé.

ACIDE lODIOI'E.

Eq> = 106,9. Symb. = IO>.

L’acide iodique est solide, cristallisablo, très-soluble dans l’eau et même déliquescent. A une température élevée, il fond et se décompose ensuite en iode et en oxygène.

On prépare facilement l’acide iodiipie en attaquant l’iode par l’acide azotique le plus concentré possible, dont on chasse par l’ébullition tout l'acide nitreux au fur et à mesure qu’il se forme. La matière blanche qui se produit aloi-s est dissoute dans l’eau ; cette solution évaporée fournit des cristaux d’acide iodique.

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