FLUOR
Eq‘ = 18,8. Symb. = Fl.
Le fluor, à l’état de combinaison , est assez abondant dans la nature. Il entre dans la composition de certains minéraux, tels ip^ie le spath-fluor (fluorure de calcium) et la cryolithe (fluorai-e d’aluminium).
Ce métalloïde n’a pu jusqu’ici être isolé; ce résultat tient sans doute à ce que, grâce à l'énergie de son affinité pour tous les corps simples, il tend constamment â s’unir avec eux; toutefois on ne connaît pas de combinaison du fluor avec l'oxygène.
ACIDE ELUORHYDRIQUE.
Eq‘=19,9. Synib. = HFl.
L’acide fluorhydrique hydraté est un liquide transparent et j^ucolore, d’une densité — 1 ,0(509, et incapable de se solidifier à 2Qn au-dessous de 0". Suivant Berzélius, il lioul à 15" environ, et répanu' ^ ^ d’abondantes fumées. Il agit, à l’état de vapem-s, avec une énergie sur les organes de la respiration. Une
goutte d’une dissolution concentrée versée sur la peau cause des
douleurs insupp'"*^*^*^'®®'
Cet hydrate, distiZ’^ l’“cide phosphorique anhydi-e, donne un corps gazeux qui est l’aide fluorhydrique anhydre, fort peu
connu iusqu’ici. , , i .
L’acide tluorhyclri.ïue en disso.’iil‘«u concentrée a pourdensite
1,250. C’est un liquide timisparent, Incolore, qui répand à 1 air d’abondantes fumées et bout à 30" environ /
r.llAlMTlli; VI. — MKT.VU.OÏDUS KT LElîns COMBINAISONS. lOij
C’est du Iluonu’c de calciniii qu’ou relire l’acide Iluorhydrique, eu trailaut ce uiiuéral jiar l'acide sulfuiàqiie cüuci'ulrc. L’acide iluorhydrique attaquant les va.ses en verre, on est ohli};é de le préparer dans un aiijtareil de plomb ou de platine destiné seulement à cet usage. I,a ligure ci-dessous indiiiue la disposition de la cornue et du récipient tels qu’ou les emploie presque toujours.
Cet acide est employé dans la gravure sur verre, à cause de la propriété qu’il possède de corroder cette substance.
CYANOGÈNE.
Eq'=si6. Symb. = Cy,
L’analogie des composés du cyanogène avec ceux du chlore, du brùme, de l’iode et du fluor, conduit à considérer ce corps, quoique composé, comme im radical dont l’étude peut suivre celle des quatre métalloïdes que nous venons de citer.
C’est un gaz incolore, d’une odeur pénétrante, liquéfiable à une basse température, sous une faible pression. Il n’est pas comliurant, mais il est combustible, et brûle avec une belle flamme pouqire en produisant de l’azote et de l’acide carbonique. Sa densité = 1,862.
Il est représenté par la formule C’Az, mais on le désigne abréviativement par le symbole Cy. Il est soluble dans l'eau et dans l’alcool ; aussi doit-on toujours le recueillir sur le mercure.
On le prépare très-facilement en décomposant par la chaleur le cyanure de mercure, qui se dédouble en mercure et en cyanogène :
FIgCy = Hg-|-Cy.
lO'i
INTnoIH mox. — NOTIONS KLÉMENTAIHKS.
Le ryaiiogèiie n’a donné jusijn’id naissance qu’à un seul corps oxygéné, l’acide cyaniijue (L’AzO). Il donne, avec les autres métalloïdes, des composés instaldes, mais le plus intéressant de tous est celui qu’il fournit avec l’hydrogène.
ACIÜE cyanhydhkjlk.
Kq' = 27. Sj-mb,=HCy.
Le cyanogène, eu s’unissant à l’hydrogène, donne naissance à l’acide cyanhydrique, apjielé vulgairement nddc prussûjue (parce qu’il entre dans la composition du bleu de Pnisse), dont les propriétés vénéneuses sont d’une extrême énergie et se retrouvent dans tous les cyanures.
Ce corps se présente sous la forme d’un liquide incolore trèsvolatil, dont l’odeur rappelle celle des amandes amères. H bout à 26“ et se solidifie à 1 .> au-dessous de O’. Sou poids spécilique est 0,697 , celui de sa vapeur est 0,947. — Mis en contact avec les oxydes métalliques, il forme de l’eau et des cyanures, c’est-à-dire qu’il agit absolument comme agiraient les acides chlorhydrirpie , brômhydrique , etc. L’acide cyanhydnijue est très-instable. Il se décompose facilement, et l’on peut à peine le conserver, même dans des tubes scellés à la lampe d’émailleur.
Pour obtenir l’acide cyanhydrique pur, on fait arriver sur du cyanure de mercure un courant de gaz acide sulfhydrique sec. Les produits passent dans un tube refroidi par un mélange réfrigérant de neige et de sel marin. L’acide cyanhydrique va se condenser dans ce tube, et l’acide sulfliydrique en e.xcès se dégage.
On obtient encore l’acide cyanhydrique en traitant le bleu de Prusse par de l’acide sulfurique et en chauflànt légèrement le mélange.