‹ Introduction au "Dictionnaire de chimie industrielle"Chapitre 61 sur 262 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

L’air était regardé par les anciens comme l’un des éléments de la nature. Vers la moitié du xvn® siècle, on soupçonna qu’il était uu corps composé ; mais la gloire d’en avoir déterminé la véritable nature était réservée à Lavoisier. Eu 1788, cet illustre chimiste prouva, par une expérience très-simple, ipie l’air est formé d’azote et d’oxygène ; cependant sa composition exacte ne fut parfaitement établie que dans les premières années de notre siècle, parles travaux de BerthoUel, de üay-Lussac, de MM. Dumas et Boussingaiilt, etc.

L’air forme autour de la terre une enveloppe d’une hauteim d’environ 80 kilomètres. Ce nombre a été établi d’ajirès le poids de l’atmosphère donné par le baromètre, le dé(;roisseinent de sa densité et les observations des phénomènes crépusculaires. La pression dé l’atmosphère est égale au {loids d'une colonne de mercnn' d’une hauteur de 70 centimètres, lorsijue l’on opère à 0“ et sur la surface des meis. Par conséquent, la pression de l’atmosphère est égale à l>‘,033s'' jiar c,eutimètre carré.

CHAPITnF, VI. — MKT.\I.U)'IHi;s ET LEimS COMniNAISONS. 1l!l

Un liliT- d’nir à 0" et suii.s la iirerisiou uurmalc pèse Ig^j^OOri. Il e.sl inodore i‘t insii>Lde.

L’air est un mélange de iilnsieiu-s eaz, mais deux seulenieni eu sont les vérilahles éléiuenls. 11 nuifiTine, en ell'et, prés de 2li,l ])üur lOÜ d’oxygène et prés de 7(5.!) pour lOU d’azote. On y trouve, mais en quantités trés-varialiles et toujoui’s triis-minimes, de la vajieur d’eau et de l’acide carlionii[U(*. On y rencontre aussi du carbonate d’ammoniaque, ainsi que l’ont démontré Gru'gori et, jdiis lard, Urésénius; mais les quantités trouvées n’arrivent pas à un millionième du jtoids de l’air employé.

On détermine la ijuantité île celte ammoniaque eu faisant passer un volume connu d'air dans une solution de biclilorure de platine. La quantité de précijiité ainsi olitenue donne, par un calcul très-simple, la proportion d’ammoniaque.

L’acide carbonique se trouve dans l’air en ip^ianlité très-faible : cmviron j-tioo- faisant passer un certain volume

ofî d’air bien déterminé dans une solution

d’(‘au de chaux. La (piantilé de carbonate de chaux formée donne la quantité cor- ; respondaiile d’acide carbonique,

j On fléterniine quantitativement lacom-

i position de l'air par rapiiort à l’üxyf'éne

et à l’azote de plusieurs manières. La

(])remièro méthode repose sur la combinaison de l'oxygène renfermé dans un

iÏ volume d’air déterminé avec un volume

également déterminé d’hydrogène; elle s’opère dans un instrument appidé eudiomèire.

AB est un cylindre en cristal trèsépais ada]ité à ses deux extrémités dans une monture eu laiton. R et R' sont deux robinets qui iiilerceiitent, ipiand on le veut, toute commimication avec la cuve à eau sur laquelle est placé l'instrument et avec le tube gradué KO. / est une lige - métallique isolée qui sert à conduire -- — l’étincelle électrique d’une bouteille do

Fig. 18 — Fiuiiomi tro Lcydo OU d’uu éloctropliore dans le médeVolta. lange gazeux plai'é dans l’eudiomètre.

TA‘linci»lU‘ pnsso rl;uis h\ nioninre D s’ (‘coule par la fl('

INTnOIJfCTION. — NOTIONS KI.KVKNTAinüS.

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