HE
Kq' = 21,8. .Symb. = Bu.
Ce métalloïde n’est pas très-abondant dans la nature. 11 se rencontre seulement eu combinaison avec l’oxypène et formant l’acide borique llofi".
Il se rapproche beaucoup du carbone, et jieut, comme ce dernier, être obtimu sous trois états dillérents : le bore adamantin, le bore graphitoide et te bore amoiiihe.
Il cristallise sous la forme d'un prisme droit à base carrée. Sa densité est aloi-s = 2,1)8. 11 possède une couleur grenat foncé et est transparent. L'iie autre variété se présente sous la forme de cristaux totalement incolores.
Le bore, cliaiiiréen vase clos, est réfractaire; lorsiju'on lechaulle au contact de l’air, sa surface s’altère, et il se forme de l’acide borique i[ui protège le reste de la ma.sse contre une altération ultérieure. Combiné avec l’oxygène, il forme de l’acide borique capable de s’unir amx bases pour donner naissance à des sels parfaitement définis. 11 s’unit avec le soufre, le chlore, le fluor et le potassium.
Pour obtenir le bore pur, on emploie le procédé récemment indiqué par M. Sainte-Claire Deville, procédé fondé sur la propriété que possède l’aluminium de dissoudre le bore. Ou cbaull'e au rouge blanc un mélange d’aluminium et d’acide borique fondu. Il se forme un borate d’alumine, et le bore, mis en liberté, se dissout dans l’aluminium en excès. On obtient ainsi un coiqis d'un aspect cristallin, d’une dureté e.xcessive, auquel MM. A\'œbler et Sainte-Claire Deville ont donné le nom de bore graphitoide, car ils le considèrent comme un produit analogue à celui qu’on obtient en dissolvant le carbone dans la fonte. Le bore est séparé de raliiiiiinium jiar l’acide chlorhydrique qui dissout ce métal seulement. .(V. Métaux rares.)
uo
INTIIODICTION. — NOTIONS KLKMENTAIRKS.
ACFOE noiutii E.
Kq‘=72,H. Symb.=Hi>0«.
ls> bon* en se cnmliiiianl avec l’oxygène ni' donne qn'im seul conniosé, l'acide borique, acide faible dans les conditions ordinaires, et (|ue ])euvent dejdacer de s(‘s combinaisons salines en solution la jihipart di's acides minéraux, mais <]ui dex'iiml un acide éner}:i(jue quand il agit sur les autres sels à une chaleur blanche; aloi-s, en elfet, il ])eut chasser jiresque tous les acides et s(! combiner ax'ec letirs bases.
Ce cor[)s ci istallise en écailles trés-brillantes. Il a i)our densité 1,83. Il est hisible à la chaleur rouge et a l’aspect d’un verre incolore. Il est inodore et presque insipide. Son acidité est, eu eflét, excessivement faible ; il rougit la t('inture de tournesol en rouge vineiux et non, comme les acides forts, en rouge pelure d'oignon.
L’acide borique cristallisé est hydraté. Sa formule est IloO*,7.\(j. Il contient aloi-s i3 pour 100 d’eau. ChaullV; à 100", il perd la moitié de son eau de cristalli.sation ; si l’on élève encore la température, il devient anhydre, et par le refroidissement prend l’aspect du verre. Dans les conditions ordinaires, '2't jiarties d’cîau dissolviuït l’acidc; borique; à 100", il n’en faut que 12 parties. A une température élevée, l’acide borique est décomposé parle potassium; il l’est aussi au rouge blanc par l’alumiuium. C’est sur celle réaction ijue MM. Deville et W’udiler ont basé, la j)réparation du bore.
L’acide borique se trouve à l’état naturel surtout en Toscane. L’e.\lraction en est très-simple. Elle consiste en ell'et à évaporer les eaux qui le reufennent en dissohition.
C'est du borax (borate de soude;) iju’on extrait l’acide borique quand on le veut jiur. On traite, pour cela, 1 partie de bora.x dissous dans 2 7 parties d’(’an bouillante par un ])etit excès d’acide chlorhydrirpie. Par le refroidisseimmt, des cristaux très-minces d’acide boi'ique se dé[)Osent. On rejette les eaux-mèn's et l’on fait cristalliser de nouveau. (V. Aride hnriiiue ri Itnnilrx.)
CHLOUEIIE DE IlORE.
Symb.=BoCI*.
Le boif, en s’unissant avec le chlore, donne naissance à un composé gazeux, incolore, fumant .à l’air et se décomposant, au contact de l’i-au . en acides cblorhytlriipn* et boriipie. Sa den-
CI1APITHE VI. — M CTA 1.1.0 iI)KS ET I.KI US OOMIIINAISONS. l il
site = 4,0.3. Le chlonu-e de Lore so liquélie à une basse température cl forme un liquide imrfaitement incolore et très-mobile.
SULFIllE DK noUK.
Le sulfure de bore s'obtient eu faisant passm- du sulfure de carbone sur un mélauf'e d'acide borique et de charbon chaull'é au rouvre. Le sulfure de bore cristallise sous forme de houppes soyeuses, déconiposables par l’eau.
SILILIIM.
= Symb. = Si.
On peut dire qu'aprt-s l’oxygène, le silicium est le corps le plus abondant qui se trouve dans la nature. Le sable est de la silice presijue pure. L’acide siliciqiie uni à des compo.sès métalliques forme toutes les roches connues.
I-e silicium se présente sous la forme d’aiguilles formées d’octaèdres empilés, d’un aspect mélallique. Sa densité Il est
infusible en vase clos. Chauffé au contact de l’air, il .s’oxyde i>t se transforme en acide siliciifiu' (SiO’). l'ne sohilion concentrée de potasse ou de soude caustique l'attaque avi'c dégagement d’hydrogène en produisant un silicate alcalin.
11 s’unit avec l’hydrogène, le carbone, le soufre, le chlore, le brôme, l’iode et le fluor.
L’ancien procédé d’extraction du silicium consistait à décomposer le Iluorure de silicium |)ar le jiotassium. l'ne nouvelle méthode a été pro|iosée pour la préparation du silicium par MM. Deville et Caron. La voici : ou fait rougir un creuset de terre et ou y verse un mélangé fait avec soin de 3 jjarlies de fluosilicate de ]iolasse, 1 partie d(> sodium coiqiéen petits fragments et 1 jiartie de zinc en grenailles. Un chaufl’e h' creuset an rouge et on le maintient pendant quoique tenqis à ctMte lem])eralure, jusqu’à’ ce que la scorie soit parfaitement fondue, (lu lai.sse refroidir lentement, et lorsipie la solidilication est comjdète, on casse le creuset; on y trouve un culot de zinc pénétré dans toute saluasse, et surtout à la jiartie supérieure, de longues aiguilles de silicium. Pour les extraire, il sullit de dissoudre ]iar l’acide chlorhydriipie le zinc <pii sert de gangue et de faire bouillir ensuite avec de l’acide nitrique. On obtient ainsi de beaux et de volumineux cristaux de silicium.
Le silicium n’a aucune aiqdication par lui-même; mais ses
INTKüliI irnoN. — NOTIONS KLÉMENTAIllES.
composes onl une impoi-lance fort fjrande dans l’industrie. La silice est la base des verres et des cristaux. FAle constitue l’une des matières premières employées dans les arts eérainiipies. Elle est utilisée dans la fabrication des morliei-s et des ciments.
ACIDE SILICIQrE.
Eq'=:45.-I. Svn)b. = SiO*.
Cet acide, que l’on désifnie abréviativement sous le nom de silice, forme la majeure partie des sables, grès, poudingues que l’on renconti’e à chaque instant sur la surface du sol. Le cristal de roche est de la silice presipie pure. Il est la base des silicates qui foraient environ les en poids des éléments du règne minéral.
L’acide silicique fut pendant longtemps regardé comme un corps simple. Ilerzélius, le premier, démontra que ce corps est composé d’un radical iiarticulier qui se trouve uni à l’oxygène. Cet illustre chimiste prouva, de jdus, que c’était un acide et qu’il pouvait former avec les diverses liases connues des sels très-bien définis.
I,a silice pure et telle ipi’elle se rencontre dans la nature, c'està-dire le cristal de roche, possède une forme cristalline parfaitenu'iU dètinie; ces cristaux dérivent du système rliomboédrique et ont la forme de prismes à six pans terminés par des pyramides à six faces.
La densité de l’acide siliciqui* naturel juir ou cristal de roche égale 2, .')!). C’est un corps Irè.s-dur, capable de rayer le verre. Il (>sl infusible au feu de forge le jdus violent que les moyens actuels puissent produire. Sous riniluence d'uu courant voltaïque énergique, on parvient à le fondre. On jieut obtenir le même ivsultat avei; la flamme produite par le gaz tonnant (mélange d’hydrogène et d’oxygène).
11 est insoluble dans tous les menstrues, inattaqualde [lar tous les arides, à l’exception de l’acide fluorhydrûpie; mais si l’on prend un alcali, potasse ou soude, et si on le fond avec l’acide silicique, ce dernier s’unit, eu partie du moins, avec l’alcali, et donne un composé soluble ipii, traité jiar uu acide, lais.se déposer l’acide silicique sous la forme gélatineiLse.
Récemment précipitée de cette manière, la silice est tres-soluhle dans les dissolutions alcalines nu acides, même étendues. Mais si on la chauffe à 100", elle perd toutes ces propriétés et revient à l'état qui la caractérise dans le cristal de roche.
r.HAPITBE VI. — MKTAI.I.nil>ES ET LEI IIS COMHIXAISONS. 143
L'aride siliciquc a de uombreu.x usapes. Son jilus grand emploi réside dans la fabriration du verre, du cri.slal, et dans la préparation des ciments el mortiers. 11 est utilisé aussi dans les arts céramiques pour rendre les jiâtes plus ou moins fusibles.
cnLonunE de sii-tciu.m.
.Symb. = SiCl».
Le chlorure de silicium est un liquide incolore, très-mobile, d’une densité =1,53, bouillant à 52° et répandant à l’air des fumées blanches. 11 est décomposé par l’eau en silice et en acide chlorhydrique.
A, ballon d’où se dégage le cblorc-
B, flacon lareur.
C, eprouTeite à dessécher.
e, tube de porcelaine pénétrant par la tubu* lure f jusque dans la cornue G- I
6| cornue tabulée renfermant le mélange dej silice et de charbon. I
H, fourneau A rérerbère, t. réfrigérant.
N, rase rempli d*un mclango de glace el de
M, tube en U où se condense le chlorure.
S, rase où s'écoule le chlorure condensé.
On le prépare en faisant passer un courant de chlore sec sur un mélange intime de silice et de noir de fumée placé dans une cornue de grés; le clilontre est recueilli dans un récipient refroidi par un mélange réfrigérant.
i.NTKOürrnoN. — notions élémentaires.
li'i
KLI OIlfRE DE SILICIUM.
K»|'=(Î4.2. Synib. = SiKl*.
11 est "azoïix, incolon*, Ircs-fiiniant à l'air. Sa densilè=3,57. ■Au cniilacl de l'i’aii, il se decomiiose en silice frélatinense et en un cniniiose iiailicnlier. l'acide hydinlUinsiliciqne. Voici l’équalion qui inilii|u<* la ivaclioii :
3SiIT + 3 110 = 311 n. •: Si R» + Si
Fluorure de Silicium. Kuu. Acide hydrolluosilicique. Silice.
Le (luorure de siliciniii se iiré[)are en cliauirant dans lui ballon de verre un mùlaiifie à parlies égales de siialli-Huor et de verre pilé avec t> à S parties d'acide siiUiu-ique concentré.
AUDE IlYDIlOKLI OSILIC.Iyl L.
Kq*= Ih7,H, iiiIj. = 3 1 1 1*1, ‘JSiFl*.
r.e compose est iniporlant dans l'aiialysi*. l’ar il sert à pK-cipiler les sels de jiotasse en fornunil un hydrollnosilicale de cette base totalement insoluble.
On le prépare trés-lacilemeiit en faisant arriver du fluorure de silicium dans de l'eaii. Pour ipie le tube de dégagement
Fip. J7. — Appareil pour la pr'‘j»arnliün de racidc bydrofluosilieiiiue.
ne jmisse être obstrué |iar la silice qui se forme, il plonge dans une concile de i à 3 centimètres di* merenre.
La disposition de l'ajipareil est iiidi(|uce dans la ligure ci-dessus. Le liipiide est debarrassé de la silice jiar la filtration, puis évapoi-é sous le vide de la machine pneumaliijue.
l'.HAPlTUi; Vil. — .MinALX ET LEL’IIS EO.MBl.N.^lsO.M?.