NICKEL
Eq'=29,6. Symb. = Ni.
En 1751, Cronstedt découvrit ce métal en analysant un de ses minerais, le kupfernickel. Il fut principalement étudié par Bergmann, Uichter et Proust. Le nickel ne se trouve pas dans la natui’e en très-grande quantité. Le minerai le plus répandu est le kupfernickel (arséniure de nickel).
Ce métal est d’un blanc un peu grisâtre, à cassure fibreuse. Il entre en fusion un peu après la fonte et avant le fer doux. Il peut, comme ce dernier, se combiner avec le carbone et donner naissance à un carbure de nickel plus fusible que le métal luimême. La densité du nickel forgé =8,38; quand il est fondu, elle égale 8,27. Il occupe le dernier rang pour la malléabilité, et le cinquième pom- la ductilité. Sa ténacité n’est pas très-grande ; un fil do 2n"” de diamètre se rompt sous un poids de 47 kilogr. Il se laisse rayer par le verre. C’est, après le manganèse, le plus dur de tous les métaux. Il est magnétique, mais pei-d cette propriété quand on le chauffe à 250°.
L’air ne l’altère pas dans les conditions ordinaires, mais l’oxyde à une température élevée. On extrait le nickel soit du minerai dont nous avons parlé, le kupfernickel, soit du speiss, résidu laissé par la fabrication d’une couleur bleue connue sous
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le nom de small (V. Couleurs)-, ce résidu, très-fusible, renferme 50 pour 100 de nickel
Poiu- cela ou pulvérise le speiss ou le kupferuickel ; on le grille avec de la lilharge, qu’on ajoute pour faciliter l’oxydation des métaux étrangers et celle de l’areenic. Le résidu est pulvérisé et calciné avec du soufre et du carbonate de potasse. Il se forme du sulfure d’ai’senic qui se dissout dans le sulfure de potassium, et du sulfate de potasse; on enlève ces corps par des lavages qui laissent le nickel métallique et dépourvu d’arsenic.
Ce métal sert à la préparation de l’argentan ou maillechort, alliage de zinc, de cuivre et de nickel. (V. Métaux alliés.)
O.WDES DE NICKEL. — Le nickel forme avec l’oxygène deux oxydes, le protoxyde, NiO, et le sesquioxyde, Ni*0’. On obtient le, protoxyde en précipitant une dissolution de nickel par un alcali. Il se forme un précipité vert-pomme de protoxyde hydraté, qui, calciné en vase clos, laisse une poudre grise d’oxyde anhydre. Le sesquioxyde s’obtient en faisant passer du chlore dans l’eau tenant en suspension du protoxyde récemment précipité. Celui-ci se transforme ainsi en une poudre noire, qui se dissout facilement dans l’acide chlorhydrique. Les oxydes de nickel donnent des sels qui sont verts quand ils sont hydratés, et qui presque toujours deviennent jaunes en perdant leur eau d’hydratation.
CHLORURE DE NICKEL. — Le chlorure de nickel (XiCl) s’obtient à l’état hydraté en dissolvant l'oxyde de nickel dans l’acide chlorhydriiiue. On peut le préparer anhydre en traitant au rouge la mousse de nickel {nickel ii-ès-divisc) par un coui'ant de chlore; il se sublime alors sous forme de paillettes à reflets dorés.