I.NTHOIIUCTION. — NOTIONS ÉLÉMENTAIRES
noire. Il porto en minéralogie le nom de fer oligiste. Quelquefois on rencontre dans la nature le sesijuio.xydc de fer sous forme de niasses rouges. Cette espèce est désignée en minéralogie par le nom d’hématite rouge ou sanguine.
On l’obtient artificiellement en calcinant le sulfate de fer. Il se dégage de l’acide sulfureu.x et de l’acide sulfurique, et il reste du peroxyde de fer, sous la forme d’une poudre rouge, que l’on désigne généralement sous les noms de colcothar, de ronge d'Angleterre et de rouge à polir.
OXYDE MAGNÉTIQUE. — L'oxyde magnétique (Fe'O') présente un a.ssez grand intérêt; c’est lui qu’on désigne vulgairement sous le nom d’oimnnf. On le rencontre dans la nature sous fonne de cristaux octaédriques réguliers. Ou l’obtient aussi dans les laboratoires, en décomposant la vapeur d’eau par le fer chauffé au rouge. L’oxyde magnétique est le meilleur des minerais employés dans l’extraction du fer.
ACIDE FERRIQUE. — L’acide ferrique (P’eO’) est le composé le plus oxygéné du fer ; il est aussi le plus instable.
SULF.ATE DE PROTOXYDE DE FER. — Ia>s cristaux de cc scl Ont la forme de prismes rhomboïdaux obliques. Ils sont solubles dans une fois et demie leur poids d’eau froide, et dans le tiers de leur poids d’eau bouillante. Ils sont repi-ésentés par la foi-mule FeÜ,Slff, 7H0.
A 100“, ce sel abandonne 6 équivalents d’eau; il ne perd le dernier qu'à ;t00". Au rouge, il se décompose en sesquioxyde de fer, acide sulfureux et acide sulfurique anhydre. — Exposé à l’air, le sulfate de fer, soit sec, soit en dissolution, donne bientôt une poudre d’aspect ocreux, qui est un sous-sulfate do sesquioxyde (Fe’O’t’, SO». — On le prépare dans les laboratoires, en attaquant le fer ordinaire par l’acide sulfurique étendu :
Fe-FStF, 110= FdJ, SO»-f-lI.
On prépare ce sel eu grand an moyen des pyrites, qui, abandonnées à l’air, s’oxydent et passent à l’étal de sulfate, que l'on enlève {lar des lavages. Par l’évaporation des eaux qui en proviennent on obtient le sulfate de fer cristallisé. (V. Aluns et cou~ perose.j
SULF.VTE DOUBLE DE PROTOXYDE ET DE SESQUIOXYDE DE FER. — Ce
sel est bleu et corres])ond au bleu de Prusse. Pour l’obtenir, on fait une solution renfermant 3 équivalents de sulfate de protoxyde de fer pour 2 équivalents de sulfate de sesquioxyde. En mêlant, à froid, une grande quantité d’acide sulfurique concentré
f.HAPITBK VII. — MKT.AUX LT LElTlS r.O.MIlIN.USO.VS.
exempt de vapeurs iiiireuses à celte solution, le liquide, si l'on a pris garde de ne pas élever la température, se prend en une masse bkme, très-instable, dont la foi-mule est (Fe’0’,flS0’).
SULFATE DE PEKOxvDE DE FEii. — Ce sel a pour formule (Fe’tV) 3S0*, 9H0. 11 se présente sous forme d’une poudre jaunâtre, solulile dans l’eau, se décomposant, par l’action de la chaleur, en acide sulfurique auliydre et peroxyde de fer. Il peut s’unir avec les sulfates alcalins pour former des aluns.
On prépare le plus souvent ce sel en suroxydanl, par l’acide nitrique ou le chlore, une dissolution de sulfate de protoxyde de fer. Il se trouve à l’état naturel au Chili, mais en petites quantités.
si.’LFUBF.s DE FEB. — Le 1er, en se combinant avec le soufre, donne naissance .â un gi-and nombre de comjiosés dont les plus importants sont le proLosulfure (FeS) et les pyrites (FeS*, pyrite martiale; Fe'S", pyrite magnétiipie). Le premier se prépare dans les laboratoires en calcinant 2 parties de fer et 1 de soufre. Il sert à la préparation de l’hydrogène sulfui-é.
ciiLOBUBEs DE FEB. — Le protocliloruro (FeCl) s’obtient vn traitant le fer par l’acide chlorhydrique étendu, et faisant cristalliser la liqueur. Les cristaux ont la fomiule FeCl-füHO. On l’obtient à l’état anhydi-e en faisant passer du chlore sec sur un grand excès de fer légèrement chauffé : il se sublime alors eu paillettes d’un blanc jaunâtre. — Le sesquichlorure (Fe’Cl') se prépare en chauffant au rouge sombre du fer dans un courant assez, rapide de gaz chlore : le produit se volatilise sous forme de paillettes fortement colorées.
cvA.NUBES DE FEB. — Le fci’ foriue avec le cyanogène diverses combinaisons importantes. Si l’on traite à l’abri de l’air une dissolution de protosulfate de fer par du cyanure de potassium, on obtient un précipité blanc de protocyamire de fer (FeCy); c’est ce composé qui, uni aux cyanures alcalins, constitue les cyanures doubles de fer ou prussiates.
evANUBES DOLDLES DE FEB OU PBUssiATEs. — Lc plus important de ces corps est le cyanoferrure de potassium, connu vulgairement sous le nom de prussiate jaune de potasse. Il se trouve dans le commerce sous forme de beaux cristaux jaunes, dont la composition est représentée par la formule
2RCy, Fet'.y, 3110.
dette substance donue avec presque toutes les dissolutions métalliques des précipités remarquables par leurs couleure.
INTllODUCTION. — NOTIONS ÉLÉMENTAIRE».
Quand on traito une dissolution de sesquioxyde de fer par du cyanure jaune, on obtient un précipité bleu connu dans les arts sous le nom de bleu de l'russe, et qui a pour formule 3(Felly) 2(Fe*Cy)* + 9H0.
Si l’on fait passer un courant de chlore dans ime dissolution de prussiate jaune, jusqu’à ce que celle-ci ne précipite plus les sels de peroxyde de fer, on obtient une liqueur qui, par l’évaporation, laisse déposer de beaux cristaux rouges , représentés par la formule
3KCy + Fe’Cy’.
Ce sel, désigné sous le nom de ferricyanure de potassium, précipité en bleu les sels de protoxyde de fer, en donnant im composé de même couleur que le bleu de Prusse, mais qui ne possède pas la même composition en centièmes que celui-ci, et peut être représenté par la formule
3FeCy -|- Fe*Cy».
Les cyanures de fer se combinent également au cyanure de sodium, etc.