CHAPITRE VII. — MliTAUX ET EEI’IlS COMBINAISONS
par Hermann qui le di>couvril dans un échantillon d’oxyde de zinc de Silésie. C’est surtout à l’étal de sulfure qu'oii le rencontre dans la nature.
Le cadmium est Liane un peu bleuâtre. Il possède un éclat brillant, et peut prendre un beau poli. Il se laisse rayer par le carbonate de chaux, couper et limer avec facilité. 11 fond à 3G0", et par le refroidi.ssement cristallise en octaèdi-es. Il distille â une température beaucoup moins élevée que le zinc. Sa ilensité après fusion =8,60i ; elle =8,75 pour le métal écroui.
Le cadmium est malléable et ductile ; on peut l’étiror en üls et le réduire en feuilles trôs-minces. Son aspect rappelle celui de l’étain. Comme ce dernier, il fait entondi-e im bruit particulier, quand on le plie. Il n’est pas oxydable dans les conditions ordinaires. Chauffé forlomeiit au contact de l’air, U biiile avec un vif éclat, en donnant naissance à du protoxyde de cadmium. Ce métal est attaquable par les acides sulfurique, sulfureux, azotique, chlorhydi-ique et acétique. Les alcalis l’o.xydent facilement à une températm'e un peu élevée.
Pour extraire le cadmium de son minerai, on dissout celui-ci dans l’acide sulfurique ; on précipite le métal à l’état de sulfure, que l’on transforme, au moyen de l’acide clüorhydrique, en chlonire soluble; on précipite ensuite le métal à l’état de carbonate; on calcine celui-ci avec du charbon. La réduction a lieu, et â une température assez élevée poim que le métal distille.
OXYDE DE c..\D.Mif.M. — L’oxvde de cadmium (CilO) est blanc quand il est hydraté. On l’obtient sous cette forme en préci|)itant im sel de cadmium par la potasse.
\ l’état anhydre il est coloré en jaune-ltrun ; il est lixe et infusible. On l’obtient en brillant le métal dans l’air ou dans l’oxygène. Il se distingue de l’oxyde de zinc par la facilité avec, laquelle il est réduit à l’état métallique par rhydrogèiie.
SULFATE DE CADMii'.M (Odü,SO’). — Co .sel estiiicolore, transparent, tres-soluble dans l’eau, cristallisé eu gros prismes rectangulaires. Une température élevée le décompose eu oxyde de cadmium, acide sulfureux et oxygène.
srLFERE DE CADMIUM (CdS). — Lc sulfurc de cadmium possède une belle couleur jaune. Il est i>ulvérulent, insipide, insoluble, ûxe. 11 fond au rouge et cristallise par le refroidissement. On le rencontre à l’état naturel, sous forme de prismes hexagones d’un jaune clair, d’une densité = 1,82. Le sulfure de cadmium artiOciel est employé dans les arts. ^V. Couleurs.)
IKi INTRÜDITTION. — NOTIONS ÉLÉMENTAIRES.
chlori;re de eadmii m (CdCl). — Ce sel est blanc, cristallisé en prismes reclanfiulaires à quatre pans solubles dans l’eau. On l’obtient en dissolvant le cadmium dans l’acide chlorhydrique. Il a, dans ces dernières années , de même que Tiodure correspondant, été utiüsé par la photographie.
URANIUM.
Eq‘ = 60. Symb. = U.
En 1789, Rlaproth découvrit dans la pechblende et dans l’uranite d’Autun un oxyde particulier, dont le métal fut isolé beaucoup plus tard et étudié par MM. Péligot et Ebelmen.
L’uranium se présente sous la forme d’une poudre noire, et quelquefois, mais rarement en lames argentines, agglomérées en masses fibreuses. Il est inattaquable par les agents extérieurs dans les conditions ordinaires. ChaulTé fortement au contact de l’aii', il prend feu et se transforme en oxyde. 11 se dissout dans les acides étendus, avec dégagement d'hydrogène.
Pour extraire ce métal de ses minerais, on les traite par l’eau régale; le chlonire ainsi produit est traité à chaud par le sodium. La réaction est tellement vive qu’il y a toujoms projection d'une partie de la matière.
oxvde d’uranu m (U'O’I. — C’est une poudre jaune, insoluble dans l’eau, soluble dans les acides, qu’on prépare en calcinant l’azotate d’urane à une chaleur peu élevée. Ce sesquioxyde se comporte vis-à-vis des acides comme un protoxyde. Cette particularité a porté M. Péligot à le considérer comme le protoxyde d’un radical particulier, U’O’, l’uranyle ; il devient alors U’0’,0=U’0*. Cet oxyde est employé pour obtenir certains verres jaunes (dichroïques).
TUNGSTÈNE.
Eq‘ = 92. Symb. = W.
Ce métal se trouve dans la nature à l’état d’acide tungstique. Le wolfram peut être considéré comme un mélange de tungstate de fer et de manganèse.
Le tungstène se présente sous la forme d’une poudre grise, d'un as[iecl métallique peu prononcé. Il ne fond pas, ne s’agrège même pas au feu de forge le plus violent. C’est seulement sous rinfluence d’une pile de 200 éléments qu'il peut entrer en fusion. Sa densité égale 17,6.
Il forme avec l’oxygène trois oxx’des, dont le plus important est l’acide tungstique, qui s’unit aux bases et fonne des sels
neutres parfaitement définis.
i;hapithe VII. — MÉT.Mix ET let:rs combinaisons. 18.'j
On obtient ce métal parfaitement pur en réduisant l’acide tungstique par l’hydrogène, avec le concours d’ime température élevée.
MOLYBDÈNE.
Eq*=46. Symb. = Mo.
Schèele, en 1778, découvrit l’acide molybdique, et le métal fut isolé quatre ans plus tard par Hielm.
On le trouve dans la nature à l’état d’acide molybdique (MoO’), et de sulfure de molylidéiie. Ces deu.x composés sont assez rares.
On obtient le molybdène pur en réduisant par l’hydrogène l’acide molybdicpue sous rinfluence d’une température très-élevée. Le métal obtenu est blanc d’argent, et [lossède un éclat métallique assez prononcé. Sa densité = 8,1 6.->. Il est très-difficilement fusible.
Le molybdène et ses composés n’ont pas d’applications.