Sap., cap. vin
seaux des proconsuls s'avancent vers les pays conquis. La loi romaine est proclamée. Tout est prêt pour repousser l'agression des douze hommes que Pierre a dispersés.
Ce ne sont pas les passions qui occupent le premier rang de la bataille. La religion et la patrie, toujours unies dans la vénération du peuple-roi, le couvrent d'une solennelle protection. Qu'on amène un nouveau dieu, il y a place pour lui dans le Panthéon; mais une divinité ambitieuse qui renverse les protecteurs de l'empire, le peuple n'en veut pas. Conspirer contre ses dieux, c'est conspirer contre sa gloire et sa destinée; le poëtel'a dit : « Soumise aux dieux, Rome commande à l'univers. Comme ils sont le principe de sa grandeur, ils doivent en être la fin :
Dîs te minorem quod geris, imperas :
Hinc omne principium, hue refer exilum *.
« C'est parce qu'on les a trop négligés, qu'ils ont acGablé de maux l'Italie en deuil. »
Di multa neglecti dederunt Hisperise mala luctuosse 2.
Mais aujourd'hui, la paix, la prospérité, le bonheur. « Triomphe! triomphe! En avant toute la ville I