‹ Introduction au dogme catholique Tome 2Chapitre 76 sur 91 · Eitiilc, liv. IV · texte numérisé non relu

Eitiilc, liv. IV

274 FORCE DEMONSTRATIVE DES JPROPHETIES

stater son anteriorite dans les esperances du peuple qui la porte, puis, franchissant en une minute des espaces immenses, nous jeter au milieu des evenements et voir si les oracles sont accomplis.

Les Juifs nous montrent du doigt ces lignes des prophetes : Le Seigneur sera une pierre d achop-j pement et de scandale pour les deux maisons d lsral, un piege et un sujet de ruine a ceux de Jeru salem. Plusieurs d entre eux s y heurteront, ils s engageront dans le filet et seront pris... Quel est Faveugle, si ce n est Israel, mon serviteur? Quel est le sourd, sinon celui a qui j ai envoye mes prophe tes *? Les yeux du Seigneur sont ouverts sur le royaume qui peche. J enleverai ce royaume de dessus la face de la terre, dit le Seigneur; mais, en le detruisant, je n exterminerai cependant pas la maison de Jacob. Car voici que je vais donner mes ordres, etjeferai que la maison d Israel soit secoue parmi toutes les nations de la terre, comme on secoue dans un crible le froment a . Toutes les regions de la terre verront le Sauveur que Dieu doit

{. Isai., cap. vm et XLTI.

2. Ecce ocuii Domini Dei super regnutn peccans, et conteram illud a facie terras : Verumtamen conterens non conteram domum Jacob, dicit Dominus. Ecoe enim mandabo ego, et concutiam in omnibus Gentibus domum Israel, sicut concutitur triticumin cribro. (Amos., cap. ix, v. 8, 0.)

CONDITION D AUTHENTICITE 275

envoyer... Je vais le donner pour t6moin aux peu-

ples, pour chef et pour precepteur aux Gentils

Ceux qui ne se mettaient point en peine de me connaitre sont venus vers moi; ceux qui ne me cherchaient point m ont trouve. J ai dit : Me voici, c est moi, a la nation qui n invoquait pas mon nom. L ido latrie tombe, elle sera entierement detruite i . Mes sieurs, voila des oracles, des oracles vieux comme la race quivous les montre, des oracles quiattendentla rencontre des faits. Vous les avez bien vus, vous avez bien constate leur venerable antiquite, n est-ce pas? Regardez maintenant le peuple juif, regardezvous vous-memes, voi!5 les evenements. Juda ne veut point voir ni entendre, le Christ est pour lui un eternel scandale; sa vie dispersee vegete au mi lieu des nations, sans se meler a leur sanget a leurs destinees. Vous, vous etes les fils des peuples a qui le Seigneur a dit : Me voici. Vous etes les enfants des meres chretiennes qui vous ont appris, en vous bergant sur leurs genoux, a begayer le nom d un Sauveur; votreame, penetree, quoiquevous refusiezd en convenir, par les enseignements ^vangeliques, a horreur des idoles que le Christ a ecrasees sous ses pieds victorieux. L oracle attend entre les mains des Juifs;

Page 1