IV
De cette première course d’évangélisation dans les bourgades du voisinage, Marc ne nous raconte qu’un seul trait,
la guérison du lépreux. Puis il décrit avec beaucoup
d’entrain l’attroupement des multitudes, qui force Jésus à éviter les villes pour se tenir autant que possible dans des endroits écartés. Rentré à Capernaüum, Jésus est comme assiégé dans sa demeure par une foule qui en remplit les abords. Ainsi s’explique le récit de la guérison du paralytique, qui ne peut parvenir Jusqu'à lui qu’en se frayant un chemin par le toit de la maison. Dès ce moment se déclare l’hostilité naissante du parti des chefs. Dans une course au bord de la mer Jésus Jette hardiment le gant à ses adversaires en appelant à le suivre le péager Lévi; celui-ci lui offre dans sa maison un banquet où il invite les autres péagers. Entretiens remarquables à cette occasion sur le jeûne, sur l’époux qui doit être bientôt enlevé et sur le caractère radicalement nouveau de l’œuvre qui commence. Deux scènes sabbatiques, l’une dans la campagne, à l’occasion de la liberté que prennent les disciples de froisser des épis et d’en manger les grains; l’autre, dans une synagogue, au sujet d’une guérison dont se scandalisent les adversaires de Jésus, au point qu’ils complotent déjà de le faire mourir. Retiré sur la montagne où il est suivi par les foules, Jésus s’entoure des douze apôtres, qu’il vient de choisir, puis 1l rentre à Capernaüm. L'hostilité s'accroît ; les pharisiens allégnent ses guérisons
de possédés pour l’accuser de complicité avec Béclzébub. Discours jusülficatif de Jésus. Arrivée de sa mère et de ses frères qui veulent le ramener à la maison parce qu’on le fait passer pour fou. Commencement de l’enseignement en paraboles (semeur, épi, grain de sénevé) et explication sur le but de ce mode nouveau d’enseignement.