LA DIVISION
générale, traitant de la formation du Canon et de l’histoire
du texte; l’autre particulière, comprenant lPintroduction
spéciale à chacun des livres. Cette division est tellement
naturelle, que ceux-là mêmes qui, comme feuss, divisent formellement leur ouvrage d’après un autre principe, y
reviennent indirectement; car des cinq seclions qui cons-
lituent l'ouvrage de ce savant, la première correspond évi-
demment à l’Introduction particulière et les quatre autres à l’Introduction générale.
Cette division principale admise, on peut se demander
par laquelle de ces deux parties il est préférable de com-
mencer. Beaucoup placent en tête, comme Reuss, la partie spéciale. La composition des livres particuliers n’a-t-elle pas précédé, en effet, leur réunion en collection canonique ? Ilest vrai; mais celte priorité historique n’est point
une raison suffisante pour placer la partie spéciale avant
l’autre; car, comme le remarque Weiss, le rôle que les
livres particuliers ont joué dans la formation du recueil
canonique, n’est en aucune relation nécessaire avec la date de leur propre composition. D'autre part, il importe, lors-
que dans lPintroduction particulière on cite et apprécie
les témoignages patristiques ou que l’on s'occupe de certaines questions où la nature du texte joue un rôle, d’avoir une vue générale sur la vie et les ouvrages des Pères el d'être instruit des faits généraux relatifs à l’histoire du texte. (est pourquoi nous pensons qu'en principe Ja partie générale doit précéder la partie spéciale, et nous n'approuverions pas mème la concession que font Hilgenfeld et Weiss à la marche opposée, en plaçant l’histoire du texte à la suite de l’Introduction spéciale.
Voiei donc, me paraît-il, lofdonnance normale de l'étude
critique du N. T.: