‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 113 sur 144 · Partie didactique (LH, AT-HH · texte numérisé non relu

Partie didactique (LH, AT-HH

1. L'apôtre, pour faire sentir à ses lecteurs la grandeur de la grâce qui leur a été faite, leur remet devant les yeux le contraste entre leur état ancien et leur posilion nouvelle. Autrefois paiens, ils étaient étrangers à l'alliance divine, sans Christ, sans promesses, sans Dieu, sans espérance (v. 11.12); aujourd’hui, ils se trouvent réunis à Israël par le renversement du mur de séparation, laboliüon. dans le Christ crucifié, de la loi qui s’interposait entre ce peuple et eux; car 1ls ont été, et les Juifs et eux, réconciliés tous ensemble avec Dieu par le même sang qui a coulé pour eux tous, et ils ne forment plus désormais et les uns et les autres qu’un même corps spirituel, une bumanité nouvelle ayant tout entière accès au même Père, par le même Christ, en un même Esprit (v. 16-18).

Voici donc le nouvel état de choses : Il n’y a plus désormais dans l’Église d'étrangers, d'habitants en simple séjour; les croyants, quelle que soit leur origine juive ou paienne, sont dans la nouvelle Jérusalem des concitoyens, servant Dieu à un seul et même titre, des pierres vives dans le temple nouveau qui s'élève sur le fondement que posent les apôtres et prophètes (actuels) et dont Christ est la pierre angulaire (v. 19-22).

2, Comment, à la vue de cet édifice qui s'élève au sein de l’humanité et dans lequel Juifs et païens entrent indistinctement, Paul ne ferait-il pas un retour plein de gratitude sur celui qui a été choisi tout spécialement pour accomplir cette magnifique réunion? Lui, ce pauvre prisonnier, qui écril ces lignes, il a été jugé digne de recevoir la révélation de ce plan admirable qu'il vient d’esquisser à leurs veux; ce mystère, si longtemps caché, de

l’adoption des paiens, c’est lui-même qui a reçu maintenant la tâche de le réaliser, lui, le moindre d’entre les fidèles, et d'accomplir ainsi une œuvre dont le spectacle révèle aux intelligences célestes des merveilles tou- Jours nouvelles et diverses de la sagesse divine (I, 1-19). Aussi les croyants paiens ne doivent-ils point rougir des souffrances auxquelles leur apôtre est exposé pour cette grande cause; 1ls doivent plutôt s’en glorifier. Pour lui, dans sa prison, il fléchit en ce moment même le genou devant le Père céleste dont la paternité s'étend à toute famille dans l'univers, pour qu’il accorde à ses lecteurs, les croyants d’entre les païens, cette double grâce : laccroissement constant de leur force spirituelle par lhabitation de Christ en eux et leur affermissement dans la charilé, par lequel se dévoilera toujours mieux à leurs regards l’immensité de l'édifice divin, de l’œuvre du salut, dans . toutes ses dimensions du temps et de l’espace, ainsi que l'amour insondable du Christ qui n’arrivera à son but que lorsqu'ils seront tous remplis de la plénitude de Dieu. Voilà ce que Paul prisonnier demande pour eux à genoux, sachant bien que Dieu opérera dans l’Église plus que tout ce qu’il peut demander et dire (v. 13-21).

Si c’est là ce que Dieu a fait pour eux, que feront-ils à leur tour? C’est ce que dira la seconde partie de la lettre.

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