‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 140 sur 144 · CONTENU. — % ÉPITRE A TIMOTHÉE · texte numérisé non relu

CONTENU. — % ÉPITRE A TIMOTHÉE

1 —[, 6-11,13. Exhortation à Timothée à ne pas fablir devant les souffrances qui attendent le prédicateur de l'Évangile (v. 9 : cuyxaxondäncov T& ebayyehiw).

1. F1, 6-18. Il doit raviver son don d’évangéliste que Paul lui a transmis par l’imposition des mains, afin de ne se livrer à aucune lâcheté dans le service de l'Évangile (v. 6-8). Pour fortifier son zèle Paul allègue trois raisons :

a) La grandeur du salut décrété avant les siècles et renfermant la victoire de la vie sur la mort (v. 9-10).

b) Son propre exemple, qui impose à son disciple le devoir de conserver par le secours du Saint-Esprit le trésor de la vérité sainte dont il a été rendu dépositaire (v. 11-14).

c) Deux exemples opposés, celui de quelques chrétiens d'Asie qui ont eu honte de lui à Rome, et celui d’'Onésiphore, d'Éphèse, dont la visite l’a restauré (v. 15-18).

2. I, 1-13. L’apôtre indique à Timothée la manière dont il doit agir pour être capable de rendre à l'Évangile ce qui lui est dû.

a) I doit se replacer constamment sous l’action de la grâce (v. 1).

b) Il doit former des aides sûrs et bien instruits de la vérité (v. 2).

c) I doit, comme un soldat, être prêt à tout souffrir et à se passer de tout; comme un athlète, combattre loyalement; comme un laboureur, attendre patiemment (v. 3-6).

d) Comme Jésus-Christ, préférer aux avantages de la vie terrestre la vie d’un ressuscité (v. 7-8).

e) Comme Paul, accepter pour le salut des élus les chaines du malfaiteur (v. 9-10).

f) Se rappeler que la fidélité du Seigneur consiste aussi à renier ceux qui le renient (v. 11-13).

I — 11, 44-IV, 5. La position critique de l’Église et ce qu’elle réclame de Timothée.

1. Il doit se garder d’entrer en discussion avec les fauxdocteurs, mais attester fermement la vérité en face de ces hommes dont les enseignements frivoles et profanes se répandent dans les églises. L’apôtre lui en désigne nommément deux exemples (v. 14-18).

2. L’apôtre introduit ici un encouragement : le groupe des fidèles adorateurs que Dieu discerne et qui joignent la sainteté de la vie à l’adoration du nom de Christ: c’est là un fondement que l’erreur n’ébranlera pas. Chaque grande maison ne renferme-t-elle pas des vases de deux espèces, de Ja vaisselle d’or et d'argent et des vases de terre pour lés usages vils? Chaque membre de l’Église décide luimême à laquelle de ces deux classes il appartiendra (v. 19-21). L

3. À Timothée de se mettre à la têle de ceux qui composent le premier groupe et de lutter avec douceur, mais avec décision, pour chercher à arracher quelques-uns des égarés des pièges du diable (v. 22-26).

4. Le mal actuel n’est qu’un prélude de la crise d’impiété plus grave encore qui signalera les derniers temps. Ce sera un débordement d’immoralité, mais sous des apparences de piété. La description qui en est faite rappelle celle de la société paienne, Rom. [, mais avec cette différence que cette fois c’est la chrétienté elle-même qui sera le théâtre de cet état de choses (HT, 1-5).

9. L’avertissement qui termine le v. 5 : « Détourne-tor de ces gens-là, » de gens qui ne doivent venir qu’à la fin des temps (v. 1), est justifié au v. 6 par la remarque qu’à cette espèce d’impies appartiennent déjà des individus actuellement vivants que l’apôtre caractérise dans ce qui suit, et qui sont à ses yeux les précurseurs de la généra-

CONTENU. — 2e ÉPITRE A TIMOTHÉE. 661

tion corrompue des derniers temps. Illes décrit en quelques traits et les compare aux deux magiciens qui luttèrent au service de Pharaon contre Moïse et que la tradition Juive, constatée par les Targums, désignait des noms de Jannès et Jambrès, noms probablement symboliques, dont l’un signifie menteur, l'autre rebelle (v. 6-9).

6. Encouragement à Timothée à se montrer fort en face d’une pareille apparition. Il a été à trop bonne école pour fléchir devant ces séducteurs qui se séduisent avant tout eux-mêmes. Pour demeurer ferme, qu'il reste attaché à ce qui lui a été enseigné et confié, et qu’il continue à se nourrir des saintes Écritures qui, méditées à la lumière du Christ, sont puissantes pour rendre le serviteur de Dieu apte à toute bonne œuvre (v. 10-17) !.

7. Sommation finale. L’apôtre adjure Timothée, au nom de Dieu et du jugement divin, d'accomplir fidèlement son office d’évangéliste en vue des temps qui s’avancent où les hommes préféreront des docteurs selon leur cœur à ceux qui leur prêchent les vérités sanctifiantes de l'Évangile (IV, 1-5).

HT. — IV, 6-18. La position de l’apôtre et le rappel de Timothée.

Nous trouvons ici le vrai motif de ces exhortations et de cette lettre elle-même. Paul sent que le moment suprême approche pour lui. Quant à lui-même, il est plein d’espérance ; mais 11 voudrait revoir son ami, d’autant plus qu’il est presque seul, l’un de ses collaborateurs l'ayant quitté, les autres étant partis en mission; Luc seul est avec lui.

! Qu'on traduise : «Toute écriture divinement inspirée est en même temps utile pour.…., » ou: «Toute l’Écriture est divinement inspirée et utile pour,» la différence au fond n'est pas grande puisque, même dans le premier sens, ce serait toujours l'Ancien Tes tament que l’apôtre aurait en vue.

Il voudrait même que Timothée amenât Mare. Il désire aussi ravoir le manteau et les manuscrits qu’il a laissés à Troas. Il avertit Timothée de se garder d’un certain Éphésien, qui à Rome a fait du tort à sa cause, sans doute comme témoin à charge. Sa première comparution a eu lieu. Les amis romains puissants, dont l'assistance aurait pu lui être utile, l’ont délaissé; mais le Seigneur l’a puissamment fortifié dans le témoignage qu’il a rendu devant l’autorité suprême du monde des Gentils; aucune condamnation n’a été prononcée. Le Seigneur le préservera de toute Infidélité et le sauvera dans son royaume céleste.

Dans la conclusion de la lettre, v. 19-29, Paul salue ses amis Aquilas et Priscille, qui, venus jadis du Pont à Rome, puis de Rome à Corinthe, de Corinthe à Éphèse et d’Éphèse à Rome (Rom. XVI, 3-5), étaient maintenant de retour à Éphèse, peut-être à la suite de la dispersion de l’église de Rome par la persécution de Néron. I! salue encore la famille de cet Onésiphore (1, 16-18), qui sans doute était mort dés lors. Et pour rendre plus pressante la nouvelle in- Jonction qu’il adresse à Timothée de se hâter de venir avant lhiver, il lui apprend ou lui rappelle que ses deux compagnons, sur lesquels Timothée comptait peut-être, Éraste et Trophime, lui font défaut. De là, il passe aux salutations de quelques amis de Rome : Linus, qui est certainement le même que l’évêque de ce nom, souvent désigné comme premier successeur de Pierre. On a essayé d'identifier Pudens et Claudia avec le couple des deux personnes de ce nom dans les épigrammes de Martial (IV, 13; XI, 53). Mais, dans ce cas, leurs noms ne seraient ‘pas séparés par celui de Linus (Farrar, t. Il, p. 569, note). — Le vœu final concerne toute l’église et prouve que la lettre devait aussi être lue par celle-c1.

La disposition de cet écrit peut se résumer ainsi :

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