‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 139 sur 144 · CONTENU. — ÉPITRE A TITE · texte numérisé non relu

CONTENU. — ÉPITRE A TITE

T0s 0 Ayo), que Tite doit proclamer. avec autorité afin que les croyants s'appliquent aux bonnes œuvres, la seule chose vraiment utile (v. 8). Quant aux investigations sur les généalogies et aux vaines disputes sur la loi, dans lesquelles se complaisent les faux docteurs, 1l est inutile de discuter avec eux sur de tels sujets; le mal n’est pas dans l’entendement, mais dans le cœur. Il faut reprendre vertement une ou deux fois ces fauteurs de divisions, puis leur tourner le dos (v. 9-11).

La conclusion se trouve dans les v. 12-15. Deux recommandations : Paul se rend au nord de la Grèce et compte passer l'hiver à Nicopolis, soit la ville de ce nom qui se trouvait en Épire, soit celle qui se trouvait en Thrace. Tite doit venir l'y rejoindre, dès que sera arrivé pour le remplacer soit Artémas, soit Tychique. De plus, il doit prendre soin du légiste Zénas et d’Apollos, qui arriveront en Crête, et les pourvoir du nécessaire pour continner leur voyage. Îl est bon, remarque Paul, qu’à cette occasion les nôtres, nos chrétiens, apprennent à ne pas rester stériles en bonnes œuvres. Suivent les salutations, de la part de ceux qui entourent Paul, pour Tite et pour tous ceux qui leur sont liés par l'affection chrétienne. Les derniers mots : La grâce soil avec vous lous, montrent que, dans la pensée de l’apôtre, cette lettre, quoique adressée à Tite seul, est cependant destinée à être lue dans les églises de Crète. :

La marche de cet écrit est très simple : Organisation du presbytérat dans toutes les églises, afin de les instruire et d’ycombattre la fausse doctrine; conseils relatifs à la conduite que Tite doit exiger des différentes classes de membres de l'Église ; directions pour la conduite de l'Église envers le monde non chrétien : voilà l’ordonnance de lépitre, elle est claire et ferme.

Seconde épitre à Timothée.

Quoique ayant un caractère un peu plus privé que la première à Timothée, cette lettre traite encore de ses fonctions comme aide apostolique.

Elle commence par un préambule (1, 1-5) contenant adresse et action de grâces; dans le corps de l'écrit (, 6-IV,18) sont traités trois sujets: Timothée, l’Église et Paul lui-même; la conclusion (v. 19-22) renferme quelques salutations et nouvelles.

Dans l'adresse (v. ! et 2), Paul se déclare apôtre par la volonté de Dieu en vue de la réalisation du salut promis par Dieu. Cette forme est en relation avec le côté officiel de cette lettre que suppose la salutation finale qui est adressée à tous les chrétiens qui entourent Timothée (IV, 22). Entre les termes grâce et paix est ajouté ici, comme dans la {re lettre, celui de compassion, eos, qui est en rapport particulier avec le temps de souffrance venu maintenant pour l'Église et ses serviteurs. Timothée, en particulier, d’un caractère faible et craintif, comme nous le savons et Île verrons encore, a besoin de sentir qu'avec la grâce qui pardonne, il peut trouver en Dieu la miséricorde qui compatit. Ce terme ne se trouve dans aucune autre épitre, pas même dans celle à Tite, où il n’est pas question des souffrances de l’Église et du courage nécessaire à l’évangéliste.

A l’adresse se joint une aclion de grâces pour ce que Dieu a fait en faveur de Timothée. Juif lui-même et fidèle aussi dès l’enfance, l’apôtre a retrouvé ses propres sentiments dans Timothée et dans les membres de sa famille; aussi se souvient-il du moment douloureux de leur séparation et soupire-t-il après la joie du revoir (v. 3-5).

Le corps de l’écrit commence avec le v. 6.

pen — a

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