AVANT-PROPOS
Le serpent qui se mord la queue est le symbole de l'éternité ; c’est quelquefois aussi celui de la vie humaine. Je me rappelle que, jeune collégien, me promenant sur la terrasse qui entoure notre vieille cathédrale et au pied de laquelle je demeurais, je pensais qu’il serait désirable que l’on possédât un livre dans lequel les épîtres de saint Paul seraient rangées dans leur ordre chronologique et remises chacune dans sa situation historique, comme un œuf dans son nid. J’ignorais que de tels ouvrages existassent el Je ne songeais certainement pas à écrire moi-même celui dont la pensée hantait mon esprit.
Cet ouvrage rêvé, le voici, et le voici comme fruit de mon travail. Le rêve n'allait pas plus loin ; la réalité le dépassera-t-elle? Me sera-t-1l donné, après avoir publié ce premier volume, d’y en ajouter un second sur les Évangiles et les Acles et même un troisième sur les Épitres Catholiques et l'Apocalypse? Ce serait pour moi un bien grand surcroît de grâce et de joie. J’entreprends dès maintenant ce nouveau travail, ignorant s’il me sera donné de l’achever. Ce que je sais, c’est que la tâche est immense
* autant que grave.
L'ouvrage dont j’offre aujourd’hui à l’Église la première