‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 78 sur 144 · LE CORPS DE L'ÉCRIT (1, 17-XV · texte numérisé non relu

LE CORPS DE L'ÉCRIT (1, 17-XV

Le sujet de l’épitre est formulé au v. 17 : C'est le salut par la foi à la justice de Dieu, révélée dans l'Evangile,

conformément à la prophétie d'Habacuc. Le développement de ce thème forme le corps de l'écrit. Il comprend deux parties : la première, [, 18-X[, fin, peut être intitulée : le salut par la foi; la seconde (XIE, 1-XV, 13) : la vie dans le salut.

Le salut par La foi (1, 18-XI, fin).

Ce grand sujet peut être considéré sous deux aspects : au point de vue des individus à sauver (f, 18-VIIE fin), el au point de vue du développement général de cette œuvre de salut dans lhumanité (IX-X1).

Le salut comme fait individuel (1, 48-VIIF, fin).

Considéré au point de vue de l'individu, le salut par la foi comprend trois faits : [. la délivrance de la colère et le don gratuit de la justice; c’est le sujet développé dans les ch. I-V; Il. l'enlèvement du péché et la communicalion de la sainteté, VI, 1-VIIT, 17; HE. la cessation des misères de la vie et le don de la gloire, VII, 18-30. C'est là ce qui constitue le salut complet accordé à tout croyant. Ces trois actes divins, la justification, la sanctification et la glorification, marquent les (rois degrés de sa réalisation. IV. En terminant, Paul célèbre la plénitude de ce

salut (v. 31-39).

[. Ch. [-V. La justification par Christ, sans la loi.

S'il y a salut, c’est qu'il y a péril. D'où vient ce péril ? De la colère divine qui pèse sur lhumanité et qui doit être détournée (v. 18-IIT, 20). Comment ce danger est-il écarté par l'Évangile ? Par la sentence de justification rendue en

vertu de l’œuvre de propitiation accomplie par Christ; œuvre reçue par la foi, offerte sans exception à tous les hommes et valable même dans le jugement (HE, 21-V, 11).

A. 1, 18-HT, 20 : La colère de Dieu sur l'humanité.

On en contemple, comme à l'œil, le déploiement dans le monde paien (1, 18-31), et on doit s'attendre avec certitude à un jugement non moins sévère sur le peuple juif (I, 1-HT, 8); de sorte que le monde enter doit être envisagé comme étant sous la condamnation (II, 9-20).

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