‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 77 sur 144 · DE LA 2% AUX COR. A L’ÉP. AUX ROMAINS · texte numérisé non relu

DE LA 2% AUX COR. A L’ÉP. AUX ROMAINS

PAsie, dura jusqu’en automne, el qu'il se rendit alors à Corinthe, où il fit enfin le séjour prolongé promis depuis longtemps et passa les trois mois de l’hiver suivant. C’était, si nous ne nous trompons, en l’an 958. Les députés des églises qui avaient contribué à la collecte, étaient réunis à Corinthe pour se rendre avec lui à Jérusalem. Le plan était de faire le voyage par mer. On y renonça par

1832 ; 3e éd. 1876. — Beet, 1877; 5° éd., 1885. — (Godet, 1879 : 2e éd. 1883-1890. — Lorenz, 1884. — Beck, 1884. — Bleibtreu, sur ch. I-IT, 1884. — C. W. Otto, 1886. — KE, Bœhmer, 1886. — Zimmer, 1887. — Schlatter, 1887. — Kleinschmidt, 1888. — Ebrard (posth.) 1890.

Ouvrages et travaux spéciaux.

Sticr, Ueber den Plan der Br. an d. Rôümer, etc., 1828. — R. Rothe, Neuer Versuch einer Auslequng der Stelle Rôm. V, 12-21, -1836. — Huther, Zweck und Inhalt der IT ersten Kap. d.

Rümerbr., 1816. — Mangold, der Rœmerbr. und die Anfänge der rôm. (remeinde, 1866; à nouveau dans der Rümerbr. und seine geschichtlichen Voraussetzungen, 1884. — Wieseler, Br. P. an

die Ram., Encycl de Herzog, t. XX, 1866.— Klæpper, die Bedeutung und der Zweck des Abschnitts Rom. V, 12-21, 1869. — Lucht, Ueber dis hcyden letzten Kap. des Rômerbr. 1871. — Severlen, £ntstehug und erste Schichsale der christl. Gemeinde in Rom, 1874. — Dietzsch, Adam und Christus, 1876. — K. Schmidt, die Anfänye des Christenthums in Rom, 1879. — Wieseler, dans Zur Geschichte der neutestamentl. Schriften, 1880. — Grafe, Ueber Veranlassung und Ziweck des Rœmerbr., A881.

Baur, Ueber Zweck und Veranlussung des Rœmerbr.,dans Tübinger Zeitschrift, 1836, complété dans l’article Ueber Zweck und Gedankengang des Rœmerbr., Theol. Jahrbücher, 4849. — Deltzsch, Ent. in den Br. an d. R., dans Zeitschr. f. luther. Theol. 1849. — Beyschlag, das geschichtl. Problem des Rœmerbr., dans Theol. Studien u. Kritiken, 1867. — Riggenbach, Ueber den Zwech des Rümerbr. {compte-rendu de louvrage de Mangold), dans Zeitschr. f. luther. Theol. 1868. — Weizsæcker, Ueber die älteste rôm. Gemeinde, dans les Jahrb. f. deutsche Theol., 1876. — H. Schultz, Adresse der letzten Kap. des Br. an die R., 1877 (même journal). — Holsten, der Gedankengang des Rümerbr., dans Jabrb. f. prot. Theol., 1879. — Pfleiderer, Ueber A dresse, Zwechk und Gliederung des Rœmerbr., dans le même journal, 1882.

crainte d’embüches, et l’on se décida à se rendre en Asie par terre en repassant par la Macédoine. Au printemps de an 99, vers le commencement de mars, la caravane se mit en route. D’après l’opinion presque unanime des critiques, ce fut durant les mois d'hiver, décembre, janvier, et février, 58-99, que fut composée l’épitre aux Romains.

Gontenu de l'épitre.

Nous retrouvons ici le cadre ordinaire des épitres de Paul : [. un préambule de nature épistolaire (1, 1-16) ; IL. le corps de l'écrit, renfermant lexposé complet du sujet traité {T, 17-XV, 43); I une conclusion de nature épistolaire, renouant avec le préambule (XV, T4-X VI, fin).

L'adresse et l’action de grâces ont, dans cette lettre, un cachet particulier, en rapport avec la nature de la relation qui existait entre Paul et les lecteurs.

V.1-7. L'adresse. — Le premier terme, celui qui désigne la personne de Pauteur, est très longuement développé (v.1-6). Écrivant à une église qu’il n’a point fondée et qu’il n'a pas même visitée, Papôlre se sent obligé de justifier sa démarche, et il le fait en rappelant aux lecteurs la vocation divine d’apôtre des Gentils qui lui a été conférée et qui l’autorise à s'adresser à eux comme il le fait dans cet écrit. Car ce Jésus ressuscité, qui l'a appelé, n’est pas seulement roi d'Israël, en tant que fils de David ; 1l est établi Seigneur universel, comme Fils de Dieu, et en vertu de ce fait Paul a reçu de lui mission auprès de tous les

Gentils. — On comprend que Paul n’associe 1er aucun autre nom au sien, lors même que Timothée est aupres de lui (XVI, 21). Il s’agit d’une œuvre reposant sur un titre qui lui est complétement personnel. — Le v. 6 est évidemment destiné à faire rentrer lPéglise de Rome dans le cercle des chrétiens de la gentilé confié spécialement à l’apôtre Paul. — Le second terme de l’adresse, celui par lequel sont désignés les lecteurs (v. 72), est formulé de maniére à renfermer non seulement les chrétiens-paiens qui forment le gros de l’église, mais tous ceux qui à Rome, Juifs ou païens, sont adoptés de Dieu et appelés au salut.

V. 8-16. L'action de grâces. — La joie qu’éprouve lapôtre de lexistence d’une église à Rome s'exprime par les actions de grâces continuelles qu'il rend à Dieu pour ce orand fait de plus en plus connu dans tout le monde, ainsi que par le désir ardent qu’il éprouve depuis longtemps de jouir .ui-même de la vue de celte œuvre divine el de concourir à son extension. Car s'il n’est pas venu plus tôt à Rome, comme prédicateur de l'Évangile, ce n’est pas qu'il rougisse de son message et qu'il craigne de le publier dans la grande ville. Il se sent au contraire débiteur de l'Évangile envers tous, cultivés et ignorants, car 1l en connait la vertu divine; 1l sait que c’est là le moyen choisi de Dieu pour sauver tous les croyants, Juifs et paiens. Cette tournure donnée à la fin de son action de grâces amène tout naturellement lPindication du sujet qu'il se propose de traiter.

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