‹ Introduction au Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 49 sur 92 · C’estce que pense Meyer, (Urspr. u. Anf., III, p · texte numérisé non relu

C’estce que pense Meyer, (Urspr. u. Anf., III, p

220 LES ÉPÎTRES PAULINIENNES

réfute cette interprétation en rappelant le moment de sa visite, en insistant sur sa brièveté et sur son caractère tout privé.

Letermeic::e%5x Krzävest un peu vague. Weizsaecker (Ap. Z., p. 80) pense que Paul voulut faire une première tentative pour définir ses relations avec les Douze. Ce qu’il dit à propos de son second voyage montre que, si persuadé qu'il fût de l’indépendance de son ministère, il ne pouvait admettre qu'un fossé fût creusé entre les chrétiens de Jérusalem et ceux de la Diaspora. Lors de son premier voyage Paul se serait contenté d’amorcer la question avec Pierre qui représentait sans doute, au sein de l’Église de Jérusalem, l’élément le plus favorable aux Hellénistes. Mais, si Paul avait eu l’idée que “lui prête Weizsäcker, n’aurait-il pas dit qu’il était venu traiter avec Pierre de puissance à puissance? Rien n’aurait mieux illustré l’indépendance de son apostolat.

L'hypothèse la plus simple est de voir dans la venue à Jérusalem une étape naturelle entre la prédication dans la région de Damas et une nouvelle période d’activité. Avant sa conver-

1. 11 est en tout cas trop vague pour qu’on puisse admettre que Pierre ait fait alors connaître à Paul des éléments notables de la tradition évangélique, ce qui ne veut pas dire que leurs entretiens n’aient pas porté sur ce sujet.

sion Paul avait eu à Jérusalem, sinon sa résidence permanente, du moins son centre d’activité. Il était naturel qu’il y revint lorsqu'il dut quitter Damas.

À la période de quatorze ans qui a suivi, Paul ne consacre qu’une seule phrase : « Je vins ensuite dans les contrées de Syrie et de Cilicie » (1,21); il relève seulement le fait qu'à ce moment-là. les Églises de Judée ne le connaissaient pas. Il exerça alors une activité missionnaire qui ne dut pas être sans succès puisque le bruit s’en répandit jusqu’en Judée (Gal., 1, 22-23).

Le livre des Actes apporte sur l’activité de Paul en Syrie et en Cilicie quelques traits complémentaires qui ne sont pas sans intérêt?.

D'après Actes, 9,30, en quittant Jérusalem, Paul vint à Césarée d’où il gagna Tarse. Le

1. Jou. Weiss (Urchr., p. 149) pense que la Syrie et la Cilicie furent seulement les points de départ de Paul mais qu’il se pourrait que, pendant ces quatorze ans, il ait aussi visité d’autres régions. Cette hypothèse ne nous semble pas légitime. Bauer (Antiochia in der aelt. Kirchengesch., p. 30) croit que la Syrie et la Cilicie désignent simplement Antioche qui se trouvait près de la Cilicie, mais on ne voit pas pourquoi, dans ce cas, Paul aurait employé cette périphrase.

2. D’après les Actes le séjour en Cilicie précéda la venue à Antioche. Il serait excessif de parler ici de contradiction, étant donné le caractère tout à fait sommaire et général de la notice de l’épître aux Galates.'

22 LES ÉPÎITRES PAULINIENNES

rédacteur des Actes ne paraît avoir disposé d'aucun renseignement sur l’activité qu’il y déploya. Il est de nouveau question de Paul à propos de l’Église d’Antioche fondée par des Hellénistes que la persécution avait chassés de Jérusalem. Certains d’entre eux, originaires de Chypre et de Cyrénaïque, parmi lesquels se trouvait sans doute Barnabas, avaient pris l'initiative de prêcher l'Évangile aux païens!. Ce fut sans doute cette circonstance qui amena Barnabas à faire venir Paul qui, de son côté, avait pris une attitude semblable à celle des missionnaires d’Antioche (Actes, 11, 25-26).

Page 1