VI. — AUTHENTICITÉ DE L'ÉPÎTRE
L' pître aux Philippiens, après avoir été très
vivement contestée par les représentants de 2à l’école de Tübingue, depuis Baur jusqu’à Hols-
ten, a été reconnue comme authentique par des critiques qui se rattachaient encore à cette école
comme Hilgenfeld, Weizsäcker et Pfleiderert ; l'authenticité est actuellement universellement
admise, exception faite des critiques de l’école radicale hollandaise.
La première attestation de l’épître est celle.
qu’on trouve dans la lettre de Polycarpe aux Philippiens (3,2)?, mais déjà dans les épîtres d’Ignace et même dans celle de Clément Romain, il y a des réminiscences assez précises pour établir la connaissance de notre épîtres. Au point de vue de la critique externe l’épître aux .Philippiens ne se trouve donc pas dans des conditions moins favorables que les autres épîtres, celles aux Corinthiens exceptées.
L'intérêt presque uniquement rétrospectif de