On les trouvera réunies dans H. von Sopen, Die Schriften
I, p. 299). Jamais ces notes ne sont développées jusqu'à devenir — comme c'est souvent le cas pour les évangiles et Les épîtres — de petits traités sur la composition du livre.
Les versions syriaques et coptes donnent le titre au singulier ‘et il paraît établi que vers 335, saint Hilaire de Poitiers qui savait bien le grec a écrit liber praxeos. Le manuscrit p° de la vetus itala dit incipit (ou explicit) Actus Apostolorum et un écrivain du 1ve ou du v° siècle, Aponius, auteur d’un commentaire sur le Cantique des Cantiques, écrit quatre fois actus au singulier contre trois fois acta * au pluriel *. Dans ces conditions il n'est pas impossible que la forme au singulier ait existé en grec et influencé le latin et le syriaque.
[oaiers a deux sens, celui de « procès » et celui d’ « histoire ». C’est dans ce dernier avec lequel il est déjà employé par Polybe que le mot est pris dans le titre de notre livre.
Contrairement à ce que dit Zahn (Eïnl., I,
1. Nestze, Einführung in das griechische Neue Testament, Goettingen, 1909, p. 240. Dans le ms. D, on trouve plusieurs fois npaës, mais il est probable que c’est par la confusion qui se rencontre fréquemment dans ce manuscrit entre et et 1.
2. On trouve en latin les deux formes acta (2° déclinaison) et actus (4° décl.), d’où les datifs in actis et in aclibus.
3. Den, Ioäëte oder ITpéters r@v amoorérwv ?Z. N. T. W., 1906, p. 925. |
p.. 390) le mot roi£ex a été utilisé comme titre de livre avant l'ère chrétienne ‘. ;
__ Letitre « Actes des pu » émane-t-il de l’auteur du livre lui-même * ou bien n’a-t-il été donné qu'après coup * ? Il est difficile de se prononcer. Le titre répond évidemment assez mal au contenu du livre ‘; on concevrait d'autre part malaï- sément, si l’auteur l'avait choisi lui-même, qu'il n'en ait pas pris un qui pût servir à la fois pour les deux parties de son œuvre, l’évangile et les Actes. Il y a là, nous semble-t-il, une bonne rai-
1. Callisthène, contemporain d’Alexandre, écrivit des rpdé£eic ?Ajetavôpov. Sozylos, compagnon d’Annibal, écrivit un livre mept "Avyi6bu modéewy. Une inscription (C. I. G., 5984) parle de rpaters d'Héraclès. Le même mot est constamment employé pour les hauts faits des princes et pour les prodiges accomplis par les thaumaturges (Pauz Wenpzanp, Die urchristlichen . Literaturformen, Tübingen, 1912, [Lisrzmann, Handbuch zum Neuen Testament, 1,3], p 249s.). Cependant rpate:: n’est pas un titre généralement adopté pour les livres d'histoire. (HeINrrcr, Der literarische Charakler der neutestamentlichen Schriflien,
Leipzig, 1908, p. 93, n. 1). À 2. Comme le pensent Zaxn (Einl., II, p. 384 s.) et Wenp-
LAND (Urch. Lilform., p. 315).
3. Comme le pensent Enuarp Zeurer (Die Apostelgeschichte . nach Inhalt und Ursprung kritisch untersucht, Stuttgart, 1854, p. 460. 516), F. BLass (ed. phil., p. 2), et MorrarTr (Introd., MO D: 285).
4. Tu. Birr (Rhein. Mus. f. Phil., 1914, p. 381s.) a supposé que le titre de rodé£ers avait été donné à cause des faits racon- tés dans les premières pages du livre. ;
son pour conclure en faveur du caractère secondaire du titre.