‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 104 sur 141 · S PEARL · texte numérisé non relu

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ensuite l'accusation de possession et la réponse de Jésus (72, 22-45) sous une forme plus complète et peut-être en l'enrichissant encore d'autres éléments des Logia. Puis vient le chapitre sur les paraboles (13, 1-52) qui, bien que la chose soit moins nette que chez Marc, a aussi le caractère de réflexions théoriques sur l'échec de Jésus. La disposition de ce morceau vient directement de Mare, ainsi que cela résulte du fait que l'explication de la parabole de l'ivraie ! (13, 46-43), qui n'a pas d'équivalent dans Marc, est rejetée après la conclusion sur l'enseignement en paraboles et séparée, d'une manière très peu naturelle, de la parabole elle-même (13, 24-30). La fin de cette section est constituée par le rejet de Jésus à Nazareth (13, 53-58).

Pour La troisième section (perplexité d'Hérode et mort de Jean-Baptiste : 174, 13-33) et pour Ja quatrième (groupe des multiplications : 14, 13-16, 12), le récit de Matthieu est exactement parallèle? à celui de Marc, si

1. Parabole qui jusqu’à un certain point correspond à cellede la semence chez Marc.

2. Toutefois avec addition de quelques éléments qui manquent chez Marc tels que Pierre marchant sur les eaux (14, 28-31), apostrophe contreles pharisiens aveugles conducteurs d'aveugles (15, 12-13) et parole sur le signe des temps (16, 2-3), à moins, ce qui semble plus probable, que ce dernier passage, qui manque notamment dans les manuscrits NB, n'ait été introduit dans d'autres témoins du texte tels que CD d'après Le., 19, 54.56.

ce n'est qu'un récit de guérisons collectives (15, 29-31) est substitué à la guérison du sourdmuet (Mc., 7, 31-37) et que Matthieu n’a pas d’équivalent à la guérison de l’aveugle de Bethsaïda (Mc., 8, 22-26).

Dans la seconde partie de l’évangile qui va de la confession de Pierre à la guérison des aveugles de Jéricho (16, 13-20, 34), Matthieu suit de très près le récit de Marc; sur aucun point il n’a un ordre différent du sien. Il suffit de signaler qu'il omet deux morceaux de Marc (l’homme qui chasse les démons au nom de Jésus, Mc., 9, 38-41 et la parole sur le sel (Mc., 9, 49-50)! et qu'il ajoute un certain nombre d'éléments nouveaux. Les uns sont combinés aux récits qui viennent de Marc comme la promesse faite à Pierre (16, 17-19), les paroles sur la puissance de la foi (17, 20), sur les enfants (18, 4), sur les eunuques (19, 10-12), sur les douze apôtres siégeant sur douze trônes (19, 28). Les autres sont insérés entre les récits qui viennent de Marc, comme le miracle du statère (17, 24-27), les exhortations à ne pas mépriser les petits (18, 10-14) et à pardonner au frère (18, 15- 22), les paraboles du serviteur impiloyable (18, 23-85) et des ouvriers loués à diverses heures

4, Qui, sous une forme d'ailleurs très différente, figure dans le: Sermon sur la Montagne.

(20, 1-16). Il faut noter aussi que dans la péricope qui clôt cette partie de l’évangile, Matthieu raconte la guérison non pas d’un mais de deux aveugles (20, 29-34)1.

Le rapport du récit de Matthieu et de celui‘de Marc dans la troisième partie qui se rapporte au ministère jérusalémite de Jésus (21, 1-25, 44) est le même que dans la deuxième. Il n'y a qu’un seul déplacement à noter : le récit de la purification du Temple est placé à la suite de l'entrée à Jérusalem, la malédiction dufiguier et l'entretien qui s'y rapporte sont ainsi rapprochés l’un de l’autre. Une seule péricope de Marc manque chez Matthieu, c’est celle de la pite de la veuve (Mc., 12, 41-44). Dans cette partie aussi Matthieu a ajouté certains morceaux. Ceux qui sont incorporés à des récits de Marc sont : guérisons accomplies dans le Temple et ovation faite à Jésus par les enfants (21, 10-11. 14-16), beaucoup d'’éléments du discours contre les pharisiens (23, 1-36), quelques-uns de l’Apocalypse synoptique (24, 10- 12. 26-28. 30°. 37-41). D'autres additions constituent des péricopes indépendantes, ce sont un certain nombre de paraboles (les deux fils : 21, 28-32 ; le festin de noces : 22, 1-14; les dix vierges : 26, 1-13 ; les talents : 25, 14-80), la lamen-

1. Ceci est à rapprocher du fait que, dans l'épisode de Gadara, Matthieu parle de deux démoniaques et non d'un.

tation sur Jérusalem (23, 37-39), les paroles sur la vigilance (24, 42-51) et le récit du Jugement dernier (25, 31-46).

Dans le récit de la passion et de la résurrection qui constitue la quatrième et dernière partie de lPévangile (26, 1-28, 20), Matthieu continue à

suivre de très près le récit de Marc. Iln'y a niomis-

sion ni transposition à signaler. On ne relève que ‘quelques éléments narratifs nouveaux : celui qui frappe par l'épée, les douze légions d’anges (26, 52-54), la mort de Judas (27, 3-10), le songe de la femme de Pilate (27, 19), Pilate se lave les mains (27, 24-25), tremblement de terre, résurrection des morts au moment de la mort de Jésus (27,51°-53), la garde mise au sépulcre (27,62-66). Enfin Matthieu poursuit son récitau-delà du point où s'arrête, pour nous, celui de Marc et raconte encore l'apparition de Jésus aux femmes (26, 9-10), la tromperie des autorités juives (28, 11-15) et l'apparition en Galilée avec la mission que Jésus confie à ses apôtres (28, 16-29).

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