et par l'addition de l'épisode de Zachée
1-10)! et de la parabole des mines (79, 11-27). Le récit du ministère jérusalémite (79, 28-21, 38),
1. Mis, ainsi que la guérison de Bartimée, à l'arrivée à déricho et non au départ de cette ville.
qui constitue la cinquième partie de l’évangile, est aussiassez proche du récitde Marc. Il fautremarquer que, comme Matthieu, Luc place la purification du Temple immédiatement après l'entrée de Jésus à Jérusalem. Il n’a ni la malédiction du figuier ni la division en journées et se borne à indiquer à la fin du récit (21, 37-38) que Jésus enseignait pendant le jour dans le Temple et que la nuit il se rendait sur la Montagne des Oliviers. Une seule autre péricope de Marc manque chez Luc, c’est la déclaration sur le plus grand commandement dont l'équivalent était donné par lui à une autre place (10, 25-28). Par contre, Luc ajoute une prophétie sur la destruction de Jérusalem (19, 39-44) et une notice sur l'enseignement de Jésus dans le Temple (19, 47-48) qui ne se trouvent pas chez Marc.
La sixième partie formée par le récit de la passion et de la résurrection (22, 1-24, 53) est, pour la disposition générale, assez proche de la partie correspondante du récit de Marc, alors même qu'elle s’en distingue par maint détail particulier ainsi que par la disposition ou la forme différente de quelques-uns des récits les plus importants qui la constituent. Il se pose ainsi, au point de vue de la composition et des sources, un problème sur lequel nous aurons à revenir. Pour le moment, il faut seulement noter les différences de contenu et
de disposition que le récit de Luc présente par rapport à ceux de Marc et de Matthieu. Deux péricopes de Marc manquent chez Luc, l’onction de Béthanie (Mc., 14, 3-9) et les moqueries des soldats (Mc., 15, 16-20) ; encore faut-il observer que les outrages d'Hérode et de ses soldats (23, 11) ainsi que les moqueries dont Jésus est l’objet après son arrestation (22, 63-65) constituent un certain équivalent de cette péricope.
Quelques éléments sont autrement placés.
L'annonce de la trahison suit l'institution de la cène, tandis qu'elle la précède chez Marc. L'annonce du reniement de Pierre est placé avant et non après le départ pour Gethsémané. Enfin le reniement de Pierre précède la comparution de Jésus devant le sanhédrin, ceci étant d'ailleurs en rapport avec le fait que Luc ne rapporte qu'une seule. séance du sanhédrin.
Les récits de Luc qui n'ont pas d’équivalent chez Marc sont d’abord une partie du récit de l'institution de la cène (22, 15-20), la discussion sur la première place au cours du dernier repas. (22, 24-30), la parole sur les deux épées (22, 35-38), la comparution de Jésus devant Hérode (23, 6-12), la proclamation de l'innocence de Jésus par Pilate (23, 13-16), les lamentations des femmes de Jérusalem sur Jésus (23, 27-32) et l'épisode du brigand converti (23, 39-43). La liste ci-dessus ne comprend
pas diverses additions plus petites qu'on relève dans plusieurs péricopes.
Le récit de la résurrection est constitué, après la découverte du tombeau vide (24, 1-11), par | l'épisode des disciples d'Emmaüs (24, 13-35), par ; l'apparition de Jésus aux disciples réunis à Jérusalem (24, 36-49) et par le récit de l’Ascension (24, 60-53).