‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 127 sur 141 · PAT · texte numérisé non relu

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dessus qui appartiennent à l’une ou à l’autre de ces catégories. Ce sont : la notice sur la vie de … Jésus à Jérusalem (27,37-38), les deux épées (22, k 5208) l'ange à Gethsémané et la sueur de sang Pie 43-45), les femmes de Jérusalem pleurant sur

Jésus (23, 27-32), «Père, pardonne-leur » (23, 34°), les

deux brigands (23, 39-43), la foule se frappe la poi-- > de

trine après avoir vu mourir Jésus (23, 48), les femmes préparent des aromates (23, 55-56).

5° L'évangile de l'enfance.

Il convient de revenir maintenant sur l'évangile de l’enfance,non pas pour faire des deux chapitres qui le constituent une étudecomplète, mais pour présenter seulement quelques observations sur les morceaux qui le constituent!. Nous avons déjà noté, à propos de l’évangile de l'enfance de Matthieu, le caractère différent et inconciliable des récits du premier et du troisième évangiles et la contradiction que présentent avec l’ensemble de la tradition évangélique des récits d’après lesquels des événements extraordinaires auraient marqué l'entrée de Jésus dans le monde. Il faut noter d’abord la couleur fortement hébraïque de ces deux chapitres et notamment des hymnes qu'ils | contiennent et qui donnent à cecyele de traditions à la fois son caractère lyrique et sa haute tonalité

1. Voir, outre la littérature citée p. 427 n. 1, J. HiLLMANN, Die Kindheitsgeschichle Jesu nach Lukas, Jahrb. f. prot. Th., XVII,. 1891, p. 192-261; Huco Gresswann, Das Weihnachtsevangelium auf Ursprung uud Geschichte untersucht, Religion und Geisleskultur, 1914, p. 76-108.

religieuse. On ne peut douter que ces récits soient

originaires du pays. de Juda et émanent de ces milieux judéens d’intense piété où l’on attendait

la délivrance d'Israël. Très caractéristique est la manière dont sont entremêlées et étroitement unies les histoires relatives à Jean-Baptiste et à Jésus. Dans ce fait, comme dansle tressaillement de l'enfant dans le sein d'Élisabeth quand Marie

la salue, on peut voir l'effet de la tendance sou-

vent constatée à complètement intégrer l’histoire de Jean-Baptiste dans l'Évangile et à subordonner Jean-Baptiste à Jésus. On peut noter aussi que le rôle plus important joué par Marie dans le récit de Luc et l'effacement de Joseph, témoignent d’une évolution de la légende qui prépare déjà le culte

de la Vierge (En. Meyer, Ursprung, 1, p. 65).

On peut douter que la tradition reproduite par Luc soit tout à fait homogène. L’attitude de Marie dans l'épisode de Jésus à douze ans dans le Temple (2, 41-62) ne se comprend pas après les prophéties qui ont précédé la naissance de son enfant. Mais surtout il y a lieu de douter du caractère primitif des versets 1,34-35!, les deux seuls qui

1. Leur caractère secondaire est admis notamment par HrcL- MANN, die Kindheitsgeschichte Jesu nach Lukas, Jahrb f. prot. Theol., XVII, 1891, 221 s.; Harnack, Zu Lukas 1. 34-35, 2. N. T. W., LL, 14901, p. 53 s.; H. Usener, Geburt und Kindheit Christi, Z. N. T. W., IV, 1903, p. 16. Leur caractère primitif est par contre défendu notamment par J. HALévy, Études évangé-

supposent nettement l’idée de la naissance virgi-

nale. La suppression de ces deux versets laisserait un texte parfaitement cohérent et satisfaisant; au contraire la question de Marie, « Comment cela arrivera-t-il puisque je ne connais pas d'homme? » ne se comprend pas dans la bouche d’une jeune fille fiancée qui doit, tout naturellement, penser que la prophétie se rapporte à l'enfant qui naïtra

de-son prochain mariage. De plus, il y a contra-

diction entre 1,32, où l'enfant sera appelé « Fils du Très Haut » parce qu'il sera l'héritier du trône. de David, et 1,35 où le terme de Fils de Dieu est expliqué par la naissance surnaturelle. Enfin,une tradition qui faisait de Marie la cousine d’ Elise beth (7,36), laquelle était delafamille d'Aaron(1, 6) ne pouvait faire de Jésus le descendant de David (1,32) que par son père Joseph.

Le caractère secondaire de 1, 34-35 nous parait ainsi certain. [Il n'en résulte pas nécessairement que ces deux versets aient été postérieurement interpolés dans le troisième évangile. Rien n’autorise, en effet, à prêter à Luc une logique plus rigoureuse ou un sens critique plus aiguisé queceluidu rédacteur qui aurait introduit ces versets ou des

millions de lecteurs qui ont lu le récit sans yaper-,

cevoir de contradiction. -

liques, I, Paris, 4903, p. 170 s.; G. H. Box, The Gospels Narratives of the Nativity, Z. N.T. W., VI, 1905, p. 9, etc.

ions ue sur la place où de devaient mis s’est borné à les intercaler dans le fil de rration de Marc, principalement en deux blocs no (@, 20-83; 9, 61-18, 14)1. F4:

Le » (H. ZiMMERMANN, Lukas und die Johanneische Tradition, , FE tu. Kr., 1903, p.. 586-605; J. WELLHAUSEN, Lc., p. 8. 11.146: \ “ ; 208 ri p. 57; HarNaCK, 1, p. 157 s.; SCHMIEDEL, art. Gos- D

ez us FAR à Re me Marthe et Marie par exemple, FSU du grand-prètre Hanne (Le., 3, 2. Actes, 4, 6. Jn., 18, 13. 24), de +. us ne revenant pas Faite de Judée à Capernaum, dela * arie, de l'épisode des pieds lavés chez Jean qui n'est que l’il- ps AS de l’exhortation au Service placée par Luc au cours # lu dernier repas, de l'&v&inwbie comme terme du ministère de

Jésus (Lc., 9, 51. Jn., 13, 1.), de Jésus échappant aux embüches

deses adversaires (Le., 4, 29. Jn., 8, 59 ; 10, 39 ; 12, 36), de la pêche culeuse, de la première apparition du ressuscité à Mariedeleine, etc. Ces faits, si intéressants qu'ils soient, ne suffisent

s pour établir l'existence d’une tradition dont dépendraient :

la fois Luc et Jean. Ils semblent devoir être expliqués plutôt. ar le fait que Luc et Jean représentent l'un et l’autre un stade

ssez avancé du développement de la tradition. Il ÿ aura lieu 3 le revenir sur la question dans l'étude du quatrième évangile.

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