scène les Samaritains et les péagers. Quelques
Sr Par ex. : la réprimande à Pierre (Mc., 8, 33), la demande es fils de Zébédée (Me., 10, 37), la fuite des apôtres (Mc., 14, 50).
ersten drei Jahrhunderten, 1%, Leipzig, 1915, p. 43.
3. 3, 6; 4, 25-27; T, 9 ; 13, 29 ; 921, 24. Il faut remarquer aussi e Luc fait douter la généalogie de Jésus jusqu'à Adam 3,38) pour faire de lui le sauveur du genre humain.
520 LES ‘ÉVANGILES sYNOPTIQ UES
traits hostiles aux païens qui se trouvent Ur Matthieu (M4., 7, 6; 18, 17) n'ont pas d'équivalent chez Luc. “is mission parmi les païiens est nettement dans la perspective de l'évangile
de Luc. Le choix de 70 envoyés (10, 1) est sans * doute en rapport avec les 70 peuples nommés
dans Genèse, 10. L'évangile se termine (24, 47) avec la mission confiée aux apôtres de prêcher la
repentance au nom du Christ à tous les peuples. :
Dans le discours qui accompagne l'envoi des Douze en mission, Luc ne dit pas comme Matthieu: « N’allez pas sur le chemin des païens, n'entrez pas dans une ville samaritaine, allez plutôt vers Les brebis perdues de la maison d’lsraël » (Mt., 10, 5-6). En même temps qu’il proclame ainsi l'accession des païens au salut, Luce indique nettement l’idée du rejet d'Israël et cela dès le premier épisode public du ministère de Jésus dans la prédication à Nazareth (4, 16-30, cf. 13, 6-9. 23-30).
Il n’est donc pas surprenant qu'il y ait chez Luc une indifférence très marquée à l'égard de la . Loi juive, par exemple dansles paraboles du serviteur inutile (77,7-10) ou du pharisien et du publicain (18, 9-14). Cette indifférence se marque en-
1. HozTzmanN, Nt. Th., I, p.519 ; Sonmieoez, art. Gospels, E. B., II, col. 1840.
core dans le fait que Luc n’a aucun équivalent à des passages tels que Mf., 6, 17-19. 21. 27. 81. 83; 15, 1-20); On a aussi Has que les cita- : tions de l'Ancien Testament sont relativement rares chez lui et ne se trouvent guère que dans des paroles de Jésus (Prummer, Le., p. xxxiv).
On peut voir une conséquence de l’universalisme de Luc dans la place qu'il fait aux femmes.
1 Cest là une nouveauté par rapport à la tradition
païenne aussi bien que par rapport à la tradition juive (Pcummer, Le., p. xcu s.). On peut se demander si ce féminisme de Luc n’est pas en rapport avec le rôle que certaines femmes ont joué dans quelques communautés pauliniennes.
Comme autres traits caractéristiques de la pensée de Luc, il faut encore mentionner la place faite à la prière et à l’action de grâce. Sept fois Luc mentionne des prières de Jésus qui n'ont pas d’équivalent dans les récits parallèles (3, 21; 5, -16 ; 6, 12 ; 9,18. 29 ; 11, 1 ; 23, 84. 46). Il en place notamment aux moments que l'on peut considérer comme les points culminants du ministère de Jésus : baptême, choix des Douze, transfiguration, croix. L'enseignement sur la prière occupe plus de place que dans les autres évangiles (7, 8-13 ;
4. Elisabeth, Marie, la prophétesse Anne, la veuve de Naïn, la pécheresse, Marie-Madeleine, Marthe et Marie, les femmes de Jérusalem, etc.
18, 1-8. 11-13; 21, 36; 22, 38. 40). L'action de
grâce ne se sépare pas dela prière. Les deux pre-
miers chapitres contiennent le Magnificat (1, 46- :
65), le Benedictus (1, 68-79), le Gloria in excelsis
(2, 14), le Nunc dimittis (2, 29-32) et l'évangile se termine parletableau des apôtres «louant Dieu dans le Temple » (24, 53). On trouve fréquemment chez Luc les termes dofd£erv rèv 0e5v (2, 20; 5, 25-26; 7,