‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 131 sur 141 · d'aiveir sèv 0sëv (terme · texte numérisé non relu

d'aiveir sèv 0sëv (terme

particulier à Luc : 2, 13, 20; 19, 37; 24,58),

d’ebnoyeiv roy Meov (1, 64; 2,28; 24, 53).

Pour achever la caractéristique de la pensée religieuse de Luc, il faut encore noter chez lui une tendance très nette à retarder le moment de ‘la parousie (ScamienEL, art. Gospels, E. B., IL,

col. 1842). À l'interrogation des pharisiens qui

voudraient savoir quand viendra le Royaume de Dieu, Jésus répond en déclarant qu'il ne viendra pas perx maparnpñoeus (17, 20 s.). La parabole

des mines est expressément présentée comme

racontée par Jésus, parce que ses disciples croyaient que le Royaume de Dieu allait tout de suite être manifesté (79, 11). L’Apocalypse synoptique permet de faire plusieurs remarques intéressantes. Là où Marc (13, 7) et Matthieu (24, 6) disent : « ce n’est pas encore la fin », Luc a: « ce n'est pas tout de suite la fin » (21, 9). Il dit que la dévastation de Jérusalem doit durer « jusqu’à

Es

(21, 24). C'est alors seulement que se produira l'apparition du Fils de l'Homme (21, 25-27). Luc ne se sert pas ici de termes comme « en ces | jours- “là .» (Mc., 13, 24) ou « aussitôt » (M4. 24, 29) qui se trouvent dans les autres évangiles.

.: On a beaucoup parlé du paulinisme de Lue. Il n’est établi ni par les contacts entre le vocabulaire du troisième évangile et celui de. Paul signalés plus haut (p. 493) ni par l'emploi de quelques expressions comme «ta foit'a sauvée » (7,90; 8,48; … 17,19; 18, 42), comme « de peur qu'en croyant … ils ne soient sauvés » (8, 12), comme « justifié » (18, 14). L'exemple de l’épitre de Jacques prouve, en effet, combien les formules pauliniennesont pu pénétrer dans des milieux qni restaient étrangers à l'esprit du paulinisme.

Le paulinisme de Luc ce n’est pas autre chose que son universalisme (Horrzmanx, Né. Th., l?, p. 521), et cet universalisme est supposé aussi, bien

qu'à des degrés divers, par les deux autres évan- giles. Au moment où Luc écrit, le paulinisme a exercé son action sur la pensée chrétienne, mais

rien n’oblige ou même n'autorise à penser que cette action ait été directe sur l'évangéliste. Ni sur le péché, ni surla justification, ni sur la Loi, ni sur le Christ et l'efficacité de sa morton ne

À PEN EE ONE #1 trouve chez Luc de formules qui rappellent les à caractères spécifiques de la spéculation dogmatique proprement pauliniennet. AU

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