‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 133 sur 141 · AT · texte numérisé non relu

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ne lique s'est conservée et de celles dans lesquelles se

. C'est uniquement la critique des Actes qui per- met de résoudre pour le troisième évangile la question d'auteur. Si l'on admet — comme nous avons essayé de montrer qu'il faut le faire (voir t. LI) — qu'il y a lieu de distinguer entre l’au- teur à Théophile qui, à part quelques légères interpolations, notamment celle du récit de l’As- cension, a rédigéles Actes sous la forme que nous Disons et Luc, le médecin, compagnon de Paul, auteur d’un récit des missions de l’apôtre qui cons- titue la source principale et la plus précieuse uti- lisée par l’auteur à Théophile, alors il est bien __ évident que l'attribution traditionnelle ne peut pas être maintenue.

Le troisième évangile n’est pas l’œuvre de Luc, » mais il lui a été attribué parce que celüi qui l'a composé s’est servi, dans le second livre de son ouvrage, d’une œuvre de Luc. La confusion quis’est

produiteici n’est pas sans analogie avec celle qwe __ lon constate pour le premier évangile attribué à, Matthieu, parce qu'un recueil entré dans sa com-

position passait pour l’œuvre de cet apôtre.

Quant aux destinataires du livre il n’y a pas lieu de mettre en doute l’historicité de Théophile

— à qui il est dédié. [Il n’en est pas moins certain

que Luc n'a pas écrit pour ce seul lecteur. Il a eu en vue un public plus étendu et il n'est pas dou-

teux que l’on doive se représenter ce publie

comme pagano-chrétien. Le fait est suffisamment établi par les préoccupations universalistes de

Luc, par son peu de souci de la Loi, par le soin

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quil met à éviter ou à expliquer les termes qui ne pourraient être compris que par des lecteurs au courant des usages et des idées juives et de la vie palestinienne.

Sur la question du lieu de Copa on en est réduit aux conjectures. Aucun argument et. même aucun commencement de preuve ne peut être apporté en faveur d’Antioche, ni en faveur de Césarée, de Jérusalem ou de Rome. C’est un des nombreux points de l'histoire littéraire du christianisme ancien où nous dévons nous résigner à l'ignorance.

Reste la question de date : les opinions les plus diverses ontété soutenues sur ce point : on a proposé 54-56 (Blass), 58-60 (Alford, Gloag, Schaff) 99-63 (Cornély), 61-62 (Belser), avant les Actes composés eux-mêmes avant la fin du procès de Paul en 64 (Harnack depuis 1908), 63-64 (Fillion, Guericke, Horne, Michaelis, Resch)}, 65-70 (Batiffol, ce ue Schæfer, Schanz), 60-70 (Jacquier), 70- Pol den en Bartlet, Baycchles Bloc Bovon, Plummer, Sanday, B. Weiss, Wal

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