DE COMPOSITION
La question d'attribution du troisième évangile ne peut être résolue dans le sens de la tradition ou dans le sens opposé, ni par des considérations ! de langue, ni par des raisons tirées de la nature du récit. Nous avons vu, en effet (Intr., III, p.142- 146), que l'examen des théories qui ont été défendues touchant le caractère médical de la langue de Luc, ne permettent sans doute pas d'établir que l’auteur du troisième évangile et du livre des Actes ne peut pas avoir été médecin, mais que des arguments tirés de seules considérations lexicographiques ne sauraient établir qu'il l'ait été. Ce qu'ona dit, d'autre part, pour soutenir ou pour nier qu'un compagnon de Paul ait pu raconter l'histoire évangélique sous la forme qu'elle a chez Luc, n’a que peu de valeur, tant nous sommes ignorants des conditions dans lesquelles la tradition évangé-
1. Jünôsr, Hat das Lukasevangelium paulinischen Charakter ? St. u. Kr., 1896, p. 215-244 : Hozrzmann, Né. Th., I, p. 520.