‹ Introduction au Nouveau TestamentChapitre 23 sur 141 · Unlersuchungen über die evangelische Geschichte, Gotha · texte numérisé non relu

Unlersuchungen über die evangelische Geschichte, Gotha

court que l’évangile canonique qui, avec la col-

Jection des discours faite par Matthieu, constitue Ja base de la littérature évangélique.

Holtzmann, au contraire, soutint, en 1863, dans son ouvrage sur les Évangiles synoptiques, Vidée d’un proto-Marc plus long que Mare actuel et qui aurait contenu certains des éléments qui ne se trouvent que dans Matthieu et dans Luc. A partir de 1880, Holtzmann modifia son point de vue ‘et renonca à l’idée d’un proto-Marc en faveur de l'hypothèse de Simons sur la dépendance de Luc à l'égard de Matthieu !.

Si, depuis 4860 environ, la priorité de Marc a rallié la majorité des suffrages, ilne serait cependant pas exact de la considérer comme universellement admise. Il est utile d'indiquer brièvement ici les opinions divergentes sur l’ordre de succession des évangiles synoptiques.

La priorité de Luc ? sous la forme de la succes-

1864, ? Leipzig, 1901. Weizsäcker, comme Holtzmann, renonça plus tard (1886) à l'idée d'un proto-Marc pour se rallier à la théorie de Simons sur l’utilisation de Matthieu par Luc.

1. Sur les deux phases de la pensée de Holtzmann, voir Einl., p. 350. Parmi Les critiques qui se sont ralliés à l’idée d’un proto- Marc, on peut encore nommer G. Meyer (1871), FEINE (1886-88), WRrepe (1901), JacoBsen (1883) et ceux qui seront nommés plus loin à propos de la nouvelle forme, de l'hypothèse (p. 101 s.).

2. De ces théories on peut, en un certains sens, rapprocher celle de Spitta (Voir p. 108s.), qui admet que la Grundschrift a été conservée plus fidèlement par Luc que par Matthieu et Marc.

! À : ; ; ee \ re fl RT LES EVANGILES SYNOPTIQUES

sion Luc, Matthieu, Marc a élé soutenue dès le

xvin® siècle par Büsching (Harmonie der Evangelien, Hamburg, 1766), et Evanson (The disonance of the four generally received evan-

gelies, London, 1792); elle a été reprise au

xix° siècle par Gfürer (Kritische Geschichte des

Urchristentums, Il Die heilige Sage, Stuttgart,

1838) et plus tard par Paul (Die Abfassungszeit der synoptischen Evangelien, Leipzig, 1887).

L'ordre de succession Luc, Marc, Matthieu a été

défendu successivement par Vogel (Gabler's

Journ. f. theol.: Laiter., I, 4804, pM-65)par

Rœdiger (Symbolæ, 1827, p. 10), Schneckenbur-

ger (Beiträge zur Erinleitung in's Neue Testament,

Stuttgart, 14827, p. 16s. Ueber den Ursprung des

ersten kanonischen Evangeliums, Stuttgart, 1834), Noack (Aus der Jordanwege nach Golgotha, 1870)

et par Mandel (Kephas der Evangelist, Leip-

La thèse de la priorité de Matthieu a eu plus de défenseurs que celle de la priorité de Luc. Rappelons d’abord que, sous des formes diverses, elle a été admise par beaucoup de partisans de la théorie de l’évangile primitif, qui identifiaient plus ou moins complètement cet évangile à l’original hébraïque de Matthieu. C'est principalement par rapport à Marc qu'on a affirmé la priorité de Matthieu, la question des rapports entre

Ÿ \ a & ie æ 2 : Déesse és (3 ÉTAPE TC RM TE NE IN PR ES CE PNR

ES k "

notre premier et notre troisième évangile ayant en général beaucoup moins retenu l'attention. C'est l’évangile de Matthieu qui, par exemple, intéresse tout particulièrement Lutteroth (Essai d'interprétation de quelques parties de l'évangile de saint Matthieu, Paris, 1860-1867), qui, écartant aussi bien l’idée d’un recueil de discours que celle d’un proto-Marc, admet que Matthieu fut rédigé en araméen vers 44, puis traduit en grec et que cette version servit de source à Marc et à Luc. Keim (Geschichte Jesu von Nazara, 1, Zurich, 1867) admet l'indépendance de Luc par rapport à Matthieu, du moins par rapport au Matthieu canonique, Marc étant considéré comme dérivant à la fois de Matthieu et de Luc. Ultérieurement Keim modifia son opinion sur ce dernier point et n’admit plus la dépendance de Marc par rapport à Luc (Die Geschichie Jesu, Zurich, 1872), Grau (Entwickelungsgeschichte des neutestamentlhichen Schrifitums, I, Gutersloh, 1871) admet que Matthieu composa d'abord en araméen un recueil de discours de Jésus. Il le remania ensuite pour en donner une édition grecque complétée à l’aide des souvenirs de Pierre. Marc utilisa le Matthieu canonique d'une part, la prédication de Pierre de l’autre. Enfin Luc eut à sa disposition les œuvres de Matthieu, deMarcet des traditions pauliniennes.

Nôüsgen ! explique la formation de la littérature évangélique par deux sources primitives, un

cycle de traditions apostoliques et un recueil ara-

méen de discours de Jésus composé par Matthieu.

Le premier et le troisième évangile sont des

combinaisons variées de ces deux sources. Marc, à

son tour, est une compilation de Luc, des Logia araméens et des souvenirs de Pierre.

Holsten *?, transposant la théorie de l’école de Tubingue, voit dans Matthieu l’évangile primitif antipaulinien, dans Marc une réaction contre cet évangile et enfin dans Luc un essai de conciliation des points de vue opposés des deux premiers évangiles.

Knabenbauer (Commentarium in ev. sec. Marcum, Parisiis, 4894) atténue notablement la thèse du caractère secondaire de Marc en admettant que le second évangéliste a bien connu l'œuvre du premier mais que c’est principalement de la catéchèse orale qu’il s'inspire. dans la rédaction de son récit.

Plus récemment Hadorn (Die Entstehung des

Marcusevangeliums, Gutersloh, 1898), Hauss-

1. Derschriftstellerische Plan desdritten Evangelisten,St.u.Kr., 1876, p. 265-294 ; Der Ursprung und die Entstehung des dritten Evangeliums, St. u. Kr., 1880, p. 49-140. Kurzgefasstes Kommentar zum Neuen Testament, I, Nordlingen, 1886.

Page 1