Die drei ursprünglichnoch ungeschriebenen Evangelien
Karlsruhe, 1883 ; Die drei synoplische Evangelien, Heidelberg, 1886 »
leiter (Probleme des Mattheusevangeliums, Gutersloh, 1900) et Bolliger (Marcus der Bearbeiter des Mattheusevangeliums, Basel, 1902), ont soutenu dans toute sa rigueur la thèse de la dépendance de Marc par rapport à Matthieu.
Un certain nombre de critiques supposent entre les évangiles de Matthieu et de Marc des relations assez complexes. [ls admettent que Marc, secondaire par rapport au Matthieu primitif araméen, est, par contre, primitif par rapport à la forme grecque et canonique du premier évangile !. Telle est, par exemple, ia théorie développée par Theodor Zahn (Einl., II, p.322), à laquelle serattachent un certain nombre de ses disciples, notamment Wohlenberg (Das Evangelium Markus, Leipzig, 1910) !, et que professaient d'autre part, depuis Schanz (Commentar ueber das Evangelium des heiligen Marcus, Freiburg i. B., 1881)
1. A diverses époques plusieurs autres critiques ont fait jouer dans leurs théories un rôle à l'idée d’une différence plus ou moins profonde entre deux formes de l’évangile de Matthieu. Tels sont SieFF&RT (1832), SCHNECKENBURGER (1834), SoLrau (1899), (sur ce dernier, voir p. 409 s.) et en dernier lieu HERwANN Groscu, Der Umfang des vom Apostel Matthaüs verfassten Evangeliums oder des aramaischen Malthäus, Leipzig, 1914. Grosch admet que Matthieu a écrit son évangile en araméen entre 41 et 46, puis qu'il l'a traduit en grec entre 80 et 90, en le complétant au moyen d'éléments empruntés à Marc (lequel avait utilisé, outre le Matthieu araméen, le souvenir des enseignements de Pierre),et d'autres additions.
un certain nombre de théologiens catholiques comme Batiffol, Gigot, Camerlynck et Coppieters (cités par Lacrance, Mc., p. XXXVSs.)