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dùv pn Év toic apyetouc ebpu èv r® evayyeAw où mtorevw (Certains
soit possible de décider laquelle de ces lecons est la plus auto-
risée. C’est ce texte qu'adopte Harnack (Evangelium dans Entstehung und Entwickelung der Kirchenverfassung, p. 230); et comme je leur répondais : « Cela est écrit », ils me disaient; - « C'est en question». «Mes documents à moi, c'est Jésus-Christ, mes documents irréfutables c'est sa croix, c'est sa résurrection, etc. ». Si l'on admet la lecon &pyetou, le membre de phrase considéré peut être traduit de deux facons : ou bien en faisant des ëv r& edayyskiw une apposition à èv rois apycsiou, Où bien en rapportant ce mot à où moreuw. Dans le premier cas, il faut tra- duire : «Si je ne le trouve pas dans les documents, c’est-à-dire
dans l'évangile, je ne Le crois pas»; dans le second cas, il fauten- tendre : « Si je ne le trouve pas dans les documents {dans ce cas il s'agirait de l'Ancien Testament), je ne le crois pas sur la foi de l'évangile » ce second sens s'impose sionadopte la lecon 4syaious. (Voir là-dessus G. KrüGer dans E. HeNNECKE, Handb., p.198 s). La première interprétation se heurte à la difficulté qu'il y a à ce que l’apposition soit séparée du terme auquel elle se rapporte par un verbe, la seconde à ce que l'interprétation ày & sdayyeko,
sur la foi de l'évangile,n'est pas fort naturelle. En tout cas —
__ etc'est ce qui nous intéresse — dans ce texte nous trouvons Leterme « évangile » avec le sens de document sur la vie de à Jésus.
= He 3 ï
manuscrits, au lieu de &pyelou, lisent ëv rois dpyaïouc sans qu'il
introduction à une citation de M4., 11, 27. « Les Apôtres, dit Justin dans l’Apologie (66, 3), dans leurs souvenirs ! que l’on appelle évangiles ». Le sens du terme dans ces deux passages rend vraisemblable l'interprétation d’après laquelle il serait aussi question d’un document dans Dial., 10, 2. « Les préceptes qui sont dans ce qu'on appelle l’évangile. » On ne peut toutefois éliminer complètement dans ce dernier passage la possibilité
de l'interprétation qui verrait ici dans l'Évangile l'équivalent du Christianisme.
Après les Apologètes, dans la période qui commence dans la deuxième moitié du n° siècle, le sens de document-récit, s’il n’est pas le sens exclusif du terme d’évangile, en devient cependant un des sens courants. L'évolution s’est achevée, en grande partie sans doute, sous l'influence exercée par les évangiles canoniques.
4. Le terme de änouvnuoveiuzxra est celui que Justin emploie couramment pour désigner les évangiles. Le choix de ce mot lui est dicté sans doute par le désir d'employer un terme que puissent comprendre des lecteurs non chrétiens ; mais cela n'implique pas que Justin ait entendu établir ou qu'il existe une relation organique, au point de vue de la forme littéraire entre les évangiles et la littérature grecque d’érouvnuoveiuxra. Sur la relation entre les deux, voir J. Weiss, Aelt. Ev., p.11 s.; La GRANGE, MC., p. CxIII S.
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; à MT ie LE TERME D'ÉVANGILE 39
V. — L'iNTÉRÈT DES PREMIÈRES GÉNÉRATIONS CHRÉTIENNES POUR LA TRADITION ÉVANGÉLIQUE
Il résulte de ce que nous avons vu sur le sens
"du terme évangile que ce n’est pas dans un inté-
rêt d'ordre historique ou narratif qu’on a,.à l'origine, recueilli, conservé et transmis les traditions relatives à la vie et à l'enseignement de Jésus !. La pensée des premiers chrétiens était tournée d’une manière, sinon exclusive, du moins dominante vers l'avenir. Ils attendaient le retour du Christ qui devait venir régner sur la terre et ainsi achever son œuvre. Toute préoccupation d'organisation était donc étrangère à leur esprit. Dans la mesure . où l’on avait besoin d’une autorité, on en trouvait une dans l'Ancien Testament, et aussi dans le sentiment qu’on avait d'être inspiré et dirigé par l'Esprit?. Cependant il était impossible que ceux qui avaient vécu dans l'entourage immédiat de Jésus ne conservassent pas pieusement le souve-
4. Voir H. von Sopen, Das Intleresse des apostlolischen Zeilalters an der evangelischen Geschichte, Theol. Abh. C. v. Weizsäcker gewidmet, Freiburg i. B., 1892.
2. H. GuwxeL, Die Wirkungen des heiligen Geisles nach «er populären Anschauung des apostolischen Zeitalters und der Lehre des Apostels Paulus, Gættingen, 1888; MaurICE GoGuEL, La notion johannique de l'Esprit et ses antécédents historiques, Paris, 1902, p. 435.
nir de ce qu'avait été, de ce qu'avait dit, dece …
qu'avait fait leur maitre. Il n’était pas possible que ces souvenirs ne jouassent pas, dans leur vie, un rôle considérable et qu'ils ne devinssent pas un principe d'inspiration pour les circonstances les plus diverses. Aïnsi, dès Les premiers jours de la vie de l'Église, les souvenirs de la personne, de l’activité, des paroles du Christont dû être précieusement conservés comme une source permanente d'inspiration.
Lorsque, au lendemain même de la passion, commença à se constituer une théologie chrétienne, le point autour duquel se concentrèrent les réflexions etles méditations de ceux qui avaient été les disciples de Jésus fut un fait d'ordre
historique : sa mort. Ce fait paraissait en contra-.
diction flagrante avec l'impression qu'avaient produite sa vie, sa personne, son activité. La nécessité de concilier ces contradictions fut pour la pensée chrétienne le plus va des stimulants.
Ainsi, à la naissance de la He chrétienne, se trouvent les faits historiques et la des relative à ces faits. La pensée spéculative a pu élever sur leur fondement toutes sortes de constructions. Le fait qu'ils étaient à la base suffit pour différencier radicalement la théologie chrétienne de tous les mythes et de tous les mystères,
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