WELLHAUSEN, Einl., p
. partie de discussions entre Jésus et les Juifs, en partie d'entretiens de Jésus avec les siens, disposés suivant une progression très marquée. Après l'entrée à Jérusalem (71, 1-11) et la malédiction du figuier (11, 12-14. 20-25) se place la purification du Temple (11, 15-19) par laquelle Jésus prend, en quelque sorte, position; puis vient une série de discussions entre Jésus et les Juifs (117, 27-12, 37), discussions qui, dans la pensée de lévangéliste, accentuent le conflit et le rendent définitif, ainsi que cela est marqué par les paroles contre les scribes et les pharisiens qui sont les dernières que Jésus prononce publiquement (72, 38-40). L'évangéliste rapporte ensuite l'enseignement donné par Jésus à ses apôtres concernant les choses finales (13, 1-37). C'est là, en quelque sorte, un testament qu'il leur laisse. Un seul épisode, dans cette partie de l’évangile, présente un caractère différent des autres, c'est celui de la pite dela veuve (72, 41-44) que l’évangéliste a placé ici parce que la scène se déroulant dans le Temple ne pouvait être insérée ailleurs.
Les récits qui forment le récit de la passion qui est la quatrième partie de l’évangile (14, 1-16, 8) ont entre eux des relations si étroites qu’il n’est pas nécessaire de montrer qu'ils forment bien un groupe. Îls s'enchaïnent d’une manière nécessaire depuis le complot des Juifs Jusqu'à la venue des
dans la pensée religieuse de l’âge apostolique montre qu’on s'est tout d’abord attaché aux paroles de Jésus considérées comme constituant une autorité religieuse absolue et que ce n’est qu’à un stade ultérieur qu'on a commencé à prendre intérêt aux faits de l’histoire évangélique. De cela il y a lieu, semble-t-il, de conclure que la constitution d’un recueil de paroles de Jésus a dù précéder la rédaction d’un récit de sa vie !. Mais ce n'est pas tout. L'importance prépondérante que les paroles de Jésus présentaient pour la foi ne permettrait pas de comprendre la place relativement restreinte que les paroles de Jésus occupent dans l’évangile de Marc si, au moment de sa rédaction, n'avait pas déjà existé un recueil de paroles. Il y a là, nous semble-t-il, une observation favorable à de priorité des Logtas. è
Mais les remarques qui précèdent ont un caractère trop thécrique pour résoudre vraiment le problème. Celui-ci doit être serré de plus près. Wellhausen a fait observer que Matthieu et Luc ont, sous l'influence des Logia qu'ils utilisent, fait subir au plan de Marc une transformation qui peut paraître légère au premier coup d'œil mais qui,
4. Von Sopen, Das Interesse des apostolichen Zeitallers an der evangelischen Geschichte.
2. Jücrouer, Einl., p. 322; Bousser, Evangelien (synoptische), FeŒLG, UT col. 10918: