DOTE
tater qu'il y a dans Marc un certain nombre de latinismes!. En voici la liste : xsywv (5, 9. 15)? omenoukdrup (6, 27); Snvapiov (6, 37; 12, 15 ; 14, 5); Béorne (7, 4); xfvooc (12, 14); odpdvens (12, 42) : ppayehhoëy (15, 15); rparwpioy (15, 16); xevropiwy (15, 39. 44. 45). Ce qui est particulièrement frappant c'est que Marc explique des termes grecs par des mots latins : Asrrx Ôvo 0 cru odp#vrns (12, 42); Écw Tic adAñc © Eotiy rparrwproy (15, 16).
À cela il conviendrait d'ajouter quelques tournures qui paraissent s'inspirer du latin, par exemple l'emploi de ‘v« dans le sens F. uti, 6 mousiv (2, 23); oupBoÿhrov Eddouv (3, 6); eîrev doûty air guyeiv (6, 43); Foie abTèv ie (10, 33); ro ixavèv. rouioat (15, 15), mévres Tà yovara (15, 19); Blass ($ 5, 2) re comme latine la forme ‘Hpwäavot (3, 6 ; 12, 13).
1. Sur les latinismes de Marc BLASs-DEBRUNNER, Z 5; Zaun, Eint., I, p. 29 s., 45 s., IT, p.250 s. ; SwETE, p. L; LAGRANGE, Me., p. XCVIISs.; B.-W. Bacon, Zs Mark a roman Gospel? p. 535.
2. 11 faut cependant noter que A. Meyer (Jesu Muttersprache, p. 49) a indiqué que le latin legio avait passé en araméen avec le sens de commandant de la légion et que ce sens convient particulièrement bien dans Me., 5, 9.15, où c'est un seul démon, le chef, qui parle.
3. De cette série de mots trois (x#voos, ppayehhoüv, mparrwprov) se trouvent chez Matthieu, deux (Asyéwv, dnvéæpuoy) chez Luc.
4. BLASS-DEBRUNNER, ? 391. Cependant James-HoPg MocuLrron (A Grammar of New Testament Greek, I, Prolegomena, Edinburgh, 1906, p. 206 s.) croit que l'emploi de {va peut s'expliquer sans intervention du latin.
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On le voit, l'élément latin n'est pas extrèmement important dans Marc. En ce qui concernele vocabulaire, il n’est représenté que par quelques mots de la langue militaire ou administrative qui pouvaient facilement pénétrer dans les provinces!. Pour la construction, il consiste seulement en. quelques formules qui n’ont rien d’extrèmement caractéristique. Ces lalinismes s'expliqueraient d'eux-mêmes si l’évangile de Marc avait été composé à Rome; ils ne suffisent pas pour imposer une semblable conclusion ?.
VIT. — Les 1pÉes THÉOLOGIQUES
Ce n’est que dans une mesure assez restreinte qu'on peut parler d'idées théologiques particu-
lières à l'auteur du second évangile. Au point de
1. BLass-DeBruNNER, 25, 1. Ces auteurs font remarquer que plusieurs des termes latinisants de Marc étaient usuels en grec hellénistique. C'étaient des termes Populaires que Luc a pris soin d'éviter.
2. Morrarr, Introduction, p. 231; SWETE, p. L; LAGRANGE, Me., P. XCIX; Bacon, Îs Mark a roman Gospel? p. 54.
3. Sur les idées théologiques de Marc, voir, outre ce qui sera cité au cours du Paragraphe : Marrin Scaurz, Der Plan des Mar- Cusevangeliums in seiner Bedeulung für das Verständniss der Theologie desselben, Z. f. wiss. Th., 1894, p. 332 s.; BRÜCkNER, Christologie des Marcusevangeliums, Protestantische Monatshefte,
1909, 8; Maxcenor, Le paulinisme de Mare, Revue du Clergé français, 1905.