Outre Hozrzmanx, Werzsæcker et WEXbT, on peut nommer
comme partisans de la théorie de Simons, JACOBSEx (1883) et O. Hoztzmanx (1901). dl
d'autre part, les Logia qui ont existé sous deux formes dont la plus étendue a servi à Luc. L'évangile de Matthieu a passé par deux étapes suecessives dont la première a été utilisée par Luc.
Parallèlement au développement que nous venons d’esquisser et qui doit son origine à l’impulsion donnée par Holtzmann, on peut en placer unautre quise rattache au nomde Bernhard Weisst. A partir de 1864, ce savant s’est attaché au problème des relations entre Marc et les Logia ou, suivant l'expression dont il se sert de préférence, la source apostolique *?. Celle-ci, qui avait été composée en araméen par Matthieu, contenait à la fois des éléments narratifs et des éléments didactiques. Marc a utilisé ce document d’une part, les souvenirs de la prédication de Pierre de l'autre. Le rédacteur du premier évangile sous sa forme canonique a utilisé à la fois Marc et le Matthieu
1. Die Redestücke des apostolischen Matthæus, Jahrb. f. d. Theol., 1864, p. 49-140 ; Die Erzählungslücke des apostolischen Matthæus, Jahrb. f. d. Theol., 1865, p. 319-376. Auparavant, Zur Entstehungsverhälinisse der drei synoptischen Evangelien, St. u. Kr., 1861, p. 20-102, 646-712, Cf. Das Marcusevangelium, Berlin, 1872; Das Matthäusevangelium und seine Lucasparallelen, Halle, 1876 ; Das Leben Jesu, Berlin, 1882, 4Stuttgart, 1902, Einl. i. d. N. T., Berlin, 1886,31887.
2. B. Weiss a eu, en quelque mesure, un précurseur en K. A. Meyer, qui, à partir de 1853, dans diverses éditions du Krit-Exeg. Kommentar, a exposé une théorie qui, pour l'essen-
tiel, est une simplification de celle de H. Ewald et qui fait intervenir l'idée que Marc a connu et utilisé les Logia.
98 LES ÈVANGILES SYNOPTIQUES
araméen. Luc a fait de même. La thèse de B. Weiss sur l'utilisation des Logia par Marc a été adoptée par Titius!, Joh. Weiss (Ae/t. Ev.), Harnack vb Bousset (Wellhausen's Evangelien-Kritik, Th.
Rundsch.,1906 ; Evangelien (synoptische), R. G. G., II, col. 709 s.), Loisy 5, Streeter (S:. Marks knowledge and use of Q, Studies, p. 165 s.), Pullan (The Gospels, London, 1912), Buckley (4n introduction to the synoptic problem, London, 1912), mais combattue, entre autres, par Beyschlag®,Jülicher(Ein/.),Soltau (Unsere Evangelien), Wernle (S. F,), Nicolardot (Les procédés de rédaction des trois premiers évangélistes, Paris, 1908) et surtout par Wellhausen (Ein/.)#.
4. Das Verhältniss der Herrenworle im Marcusevangelium zu den Logia des Matthaeus, Theol. Stud. B. Weiss dargebracht, Gœættingen, 1897.
2. Lorsy combine avec la théorie des deux sources l’idée d'une influence des Logia sur Marc et l'hypothèse d'une for- mation progressive de l'évangile de Marc où des sutures des combinaisons et des superpositions indiquent qu'on n'a pas affaire à un écrit homogène et d'un seul jet.
3. Die apostolische Spruchsammlung, und unsere vier Evangelien, SE. u. Kr.; 1881, p. 565-636; D. Adolf Harnack's Untersuchungen zur Evangelienfrage, St. u. Kr., 1898, p. 11-145.
4. Nous signalerons ici, faute de place logique pour la mentionner, la théorie de Pauz EwaLn (Das Hauptproblem der Evangelienfrage, Leipzig, 1890) qui, pour ruiner l’objection que l'on tire d'ordinaire des synoptiques contre l'historicité de la tradition johannique, s'efforce de montrer que les synoptiques sont nés en dehors du grand courant de la tradition palestinienne, laquelle aboutit à l'évangile de Jean. Les synoptiques ne repré-