‹ Introduction au Noveau Testament (volume 2)Chapitre 82 sur 127 · Art. Evangelien (synoptische), R. G. G., IL, col · texte numérisé non relu

Art. Evangelien (synoptische), R. G. G., IL, col

2. On ne peut reconnaître aucune valeur aux Acta Barnabae auctore Marco, ch. 2 (Tiscaennorr, Acta Apostolorum apocrypha, Leipzig, 1851, p. 64), qui attribuent à Marc une origine païenne et font de lui le serviteur de Cyrille, grand-prêtre de Zeus. Sur cet écrit composé sans doute vers la fin du v° siècle, voir Lxpsius, Apostelgesch., II, 2, p. 290-297. Le pseudo-Epiphane (Prophetarum vitae, p. 115, 20 s.) fait de lui un Cyrénéen sans cependant dire qu’il n’était pas de race juive.

3. Hiproryre, Refut., VII, 30 ; Prol. Monarchien (Worspworra and Wurre, Novum Testamentum latine, Oxford, 1889 s.1, p.174s.;

pas surpris de voir divers auteurs mettre Marc au nombre des soixante-dix disciples ! ou même des apôtres ?.

La tradition est presque unanime ? à faire venir Marc à Rome ‘. Une opinion assez répandue dans l’ancienne Église attribue à Marc l'évangélisation de l'Égypte, elle fait de lui le premier évêque d'Alexandrie 5. D’après les Acta S. Petri

Corssex, Monarchiansche Prologe zu den vier Evangelien, Leipzig, 1896, T. U., XV. 1, p. 9 s.). Hippolyte et le titre du prologue dans le codex Toletanus (Worpsworrta-Wuite, N. T. latine, I, p. 170) donnent à Marc le surnom de xo)o6odaxrvdoc, colobodactilus. Harnack (Pseudopapianisches, Z. N. T. W., LIT, 1902, p. 165s.). sans admettre la légende explicative, croit que le surnom dut être donné à l'évangélisie comme titre d'honneur, parce que, malgré son infirmité, il était parvenu à écrire un livre. Nous ne croyons pas qu'il soit légitime de séparer ainsi le fait et l'explication.

1. Le plus ancien auteur qui ait fait de Marc un des 10 ou 12, paraît être Apamanrius, Dial., I, 15. Sur les autres témoignages en faveur de cette tradition, voir Prophetarum vilae, p. 124, 12. 126, 11. 136,3 s. 170, 8 s. 180, 8.

2. Prophetarum vitae, p. 195, 18. 205, 3. 206, 9. 213, 16. 214, 29. 217, 1. Cf. T. SCHERMANN, Propheten und Apostellegenden. p. 237.

3. Les seuls textes qui fassent exception sont les Acta Barnabae, 24, 15 (TiscueNporr, p. 64-14) et le Martyrium Marci (AA. SS., Aprili, III, p. 346 s, avant 400. Lrrsius, Apostelgesch., II. 2, p. 3295s.). ;

4. Les témoignages les plus anciens sont ceux d’IRÉNÉE, adv. haer., IIL, 1. 1 (texte grec darts Eusëère, À. e., V, 8,2) et de CLé- MENT D'ALEXANDRIE, Hypotyposes in 1 P{., 5, 13, texte grec dans Eusèse, À. e., VI, 14,5 ; texte latin : Zaux, Forsch., III. p. 82. Sur les témoignages postérieurs, voir Maurice GoGueL, Mc., p. 20.

5. Sur ces traditions, voir SCHERMANN, Prophetlen und Apostellegenden, p. 287 s. ; Maurice Gocuez, Mc., p. 13 5.

Alexandrini (AA. SS., Apr., III, p. 349), on montrait à Alexandrie un lieu appelé Bucolia qui, disait-on, était celui du martyre de Marc!.

JL... "Le pan?

L'évangile de Marc se compose d'une introduction et de quatre parties dont la première se décompose à son tour en huit sections.

L'introduction (1, 1-13) est constituée par trois notices sommaires sur Jean-Baptiste, le baptême et la tentation de Jésus.

La première partie (1, 14-8, 26) donne le tableau du ministère galiléen de Jésus et de sa prédication de l'Évangile aux foules. Le retour en Galilée, la vocation des premiers disciples, la première journée de Capernaum, Ia prédication itinérante et la guérison du lépreux forment une première section qui présente le tableau de l’activité de Jésus bien accueillie par la foule (1, 14-45); puis viennent une série de conflits qui s'élèvent entre Jésus et les pharisiens et qui ont pour conclusionun complot des pharisiens avec les

1. C'est en 828 que des marchanüs vénitiens auraient enlevé le corps de Marc de l'église dans laquelle il était déposé à Alexandrie et l’auraient amené à Venise. Voir Maurice Goçcuez, Mc., p.15.

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