‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 114 sur 192 · PT D · texte numérisé non relu

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est que cette gloire appartenait au Christ préexistant, la seconde est qu’il est nécessaire qu’elle soit rendue au Christ postexistant. C’est donc que, pour s’incarner, le Christ s’en est dépouillé. Les disciples n’ent donc pu la contempler pleinement, même au moment des miracles. ‘Te

La glorification n’est pas moins importante pour les croyants que pour le Christ lui-même. Par l’intermédiaire du Paraclet, il communique aux fidèles les richesses dont il reprend possession dans le ciel. « Il me glorifiera, dit Jésus, parce qu’il prendra de ce qui est à moi et vous l’annoncera » (16,14). De cette déclaration, il convient de rapprocher l'explication donnée par l’évangéliste à propes des sources d’eau vive promises par Jésus. « Il disait cela de l’Esprit que ceux qui croyaient en lui devaient recevoir. L'Esprit, en effet, n’était pas encore parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié » (7,89). Aïnsi, les contemporains de Jésus, même ses disciples, ne pouvaient contempler une gloire dont il s’était dépouillé mais, par contre, ceux qui, dans la suite, croient en lui et reçoivent l’Esprit qui le glorifie, sont à même de la contempler. Il en résulte que dans le passage 1,14, où l’évangéliste célèbre les dons du Logos, il n’apporte pas un témoignage historique mais

un témoignage religieux. L’é évangile ne se donne pas — par le prologue tout au moins — pour l’œuvre d’un témoin du ministère de Jésus, mais pour celle d’un croyant qui, dans la contemplation mystique créée par l'Esprit, a vu la gloire | du Christ !, :

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