‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 13 sur 192 · SES · texte numérisé non relu

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La même théorie se retrouve, à quelques détails près, chez Jacobsen (Uniersuchungen über das Johannesevangelium, Berlin, 1884), chez Oscar Holtzmann (Dus Johannesevangelium, Darmstadt, 1887), chez Pfleiderer (Das Urchristentum, Berlin, 1889, ? 1908), et chez Brandt (Die evangelische Geschichte, , Leipzig,

Harnack, après avoir soutenu que le ruioene n’avait pas de relation intime avec le corps de

l’évangile, et, par conséquent, que la notion du

Logos ne jouait pas dans la pensée johannique un rôle prépondérant (Ueber das Verhäliniss des Prologs des vierten Evangeliums zum ganzen Werk,' Z. jf. Th. u. K., IT, 1892, p. 189-231) a repris la théorie de Michel Nicolas et attribué l’évan-

gile au presbytre Jean, disciple de l’apôtre, qui

a été, à tort, considéré, en Asie, comme ayant été

un disciple de Jésus. C’est l’apôtre Jean qu'il a mis en scène, sous la figure du disciple bien aimé comme garant de la vérité de ce qu’il rapportait. L’évangéliste a voulu non pas écrire une histoire de Jésus mais montrer ce que le Christ était pour sa vie intérieure personnelle (Die Chronologie, I, p. 656 s.).

Baldensperger (Der Prolog des vierten Evangeliums, Freiburg i. B., Leipzig, Tübingen, 1898), s'inspirant de cette idée de Baur que le premier

devoir de qui veut étudier la littérature chrétienne primitive est de reconstituer le milieu historique dans lequel elle est apparue, cherche

dans le souei de polémiser contre les disciples de.

Jean Baptiste une des préoccupations dominantes de l’évangéliste *. à Enfin, Joh. Kreyenbühl a soutenu, en un

ouvrage fort compact (Das Evangelium der :

Wahrheit, Berlin, 1900-1905), que le quatrième évangile était l’œuvre du gnostique Ménandre d’Antioche. Sous sa forme primitive il était dirigé contre les doctrines de la résurrection matérielle, de la parousie et du jugement ; plus tard, il à été remanié au point de vue de la grande Eglise et attribué à l’apôtre Jean.

Pendant le dernier tiers du xix® siècle, la thèse de l’authenticité de l’évangile n’a pas cessé d’avoir des partisans convaincus et d’ardents défenseurs. Il suffit de citer ici les noms de

1. WREDE (p. 40) insiste aussi beaucoup sur le caractère apologétique du quatrième évangile. L’intention de mettre le témoignage de l’évangéliste Jean en parallèle avec celui de Jean-Baptiste est aussi un élément fondamental de la théorie d’Overbeck (Das Johannesevangelium herausgegeben von C.-A. BEernourLtxt, Tübingen, 1911). L’idée essentielle d’Overbeck est que toute étude du quatrième évangile doit partir de l’idée de l’inauthenticité. Tous ceux qui n’acceptent pas a priori ce point de vue sont traités de pseudo-critiques et, comme tels, fort malmenés.

HISTOIRE DU PROBLÈME JOHANNIQUE Al

| Godet, de Sanday, de Lhede de Bernhard”

Eglises autrefois fondées par Paul. Il s’attacha à

Weiss, de Beyschlag, de Theodor Zahn, sans parler des exégètes catholiques qui, à vrai dire, n'avaient pas la Rose prendre in, e position.

Godet, Zahn et, avec eux, Sanday PR and historical Character of the fourth Gospel, 1872, i. |

et, en dernier lieu, The criticism of the fourth Gospel, Oxford, 1905, où sont résumés les tra-

vaux antérieurs de l’auteur), sont ceux qui pré- 5 sentent la thèse traditionnelle avec le moins de concessions aux objections des adversaires.

Pour Godet (Commentaire sur l'Evangile de | saint Jean), le quatrième évangile a été écrit à un moment critique pour l'Eglise. Les hérésies commençaient à se manifester en Asie, où Jean, 4 était venu s'établit après la ruine de Jérusalem. Le vicil apôtre entreprit la tâche de diriger les

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