‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 12 sur 192 · Nous ne suivons pas rigoureusement l’ordre chronologi · texte numérisé non relu

Nous ne suivons pas rigoureusement l’ordre chronologi

que et nous parlons, dans ce paragraphe, de certains travaux

antérieurs à 1867, mais qui n’ont pas été développés sous l’influence directe des polémiques soulevées par Baur.

quatrième évangile dou 1867 jusqu’ au com- mencement du xx siècle.

Keim (Geschichie Jesu von Nazcra, I, Zurich, 1867) voit dans le quatrième évangile le développement dogmatique de la thèse. présentée | dans le prologue. Il le date de 100 à 117. Plus tard (id. IIT*, 1875), il descendra jusqu’en 130... En 1862, Mich-1 Nicolas ! (Etudes critiques sur - la Bible, Nouveau Testament, Paris, 1862) attri- __ bua l’évangile au presbytre Jean d’Ephèse, dis- : ciple de l’apôtre et auteur des deux petites épf- Pre MÉTES: Rs. ‘4 ; “ Fola position de ra a quelque peu varié”.

# Après avoir dans la Vie de Jésus (Paris, 1863)et dans l’Antechrist (Paris, 1873), écarté l’idée de Jean l’Ancien et cru que l’évangile avait été écrit à Ephèse du vivant de l’apôtre Jean par un de ses disciples, il à, dans l'Eglise chrétienne (Paris, 1879), admis que l’évangile avait été composé longtemps après la mort de l’apôtre par un personnage qui pourrait bien être le presbytre Jeanet quia exploité la mémoire de son maître

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NS, OP Te ALES

Ta 1. Sur la critique de Michel Nicolas, voir EDMOND STAPFER, * Michel Nicolas critique biblique, dans Etudes de théologie et . d'histoire publiées par les professeurs de la Faculté de théologie de Paris, Paris, 1901, p. 1705. x M2 Sur l'opinion de Renan, voir la note d’ALBERT RÉVILLE, Jésus de Nazareth, Paris, 1897, I, p. 477. :

CT AR LE QUATRIÈME

et tiré parti de son enseignement. Mais, sur un … point essentiel, les idées de Renan n’ont pas : varié. Abandonnant à peu près complètement = l’historicité des discours, il retient pour les faits ‘5 une tradition johannique qu’il juge excellente : puisque c’est à elle qu’il emprunte le cadre et une partie des matériaux du récit qu’il donne de la vie de Jésus.

Auguste Sabatier qui, en 1866, avait détour.

la thèse de l’authenticité de l'évangile, suivit l’évolution de Reuss et aboutit en 1879 (art. 2 Jean de l'Encyclopédie de LICHTENBERGER), lPidée que l’auteur du livre était seulement un disciple de l’apôtre. rs à

H.-J. Holtzmann, dans une série de publications qui s’échelonnent à partir de 1869, a élaboré et précisé un système qui voit dans le quatrième évangile, composé dans le premier

1. Les principales sont d’abord une série d’articles dans la Z.f. wiss. Th., nous nommerons, par exemple, Das schrifistelle- < rische Verhäliniss des Johannes zu den Synoptikern, XII, 1869, %« p. 62-85, 155-178, 446-456 ; Disposition des vierten Evangeic liums, XXIV, 1881, p. 257-267 ; Der Logos und der einge- Œ< borene Gottessohn im vierten Evangelium, XXXVI, 1, 1893, p. 385-406 ; lès chapitres consacrés au quatrième évangile et à la théologie johannique dans l’Einleitung in das Neue Testament (1885, * 1892) et dans la Neutestamentliche Theologie | (1897, * 1911), enfin le t. IV, 1 du Hand-Commehtar (1890, Fe È 2 1893, # 1908)...

quart du second siècle, une œuvre théologique

; synoptique, Tout en admettant que, dans cette

voit pas une source de premier ordre sur la vie de

synoptiques, de Paul et de Philon, et y voyait

développée sous l’influence du paulinisme et du philonisme sur la base fournie par la tradition

œuvre, ont pu pénétrer quelques anecdotes ou quelques traditions historiques, Holtzmann n’y

Jésus. Il abandonne complètement la tradition relative au séjour de l’apôtre Jean à Ephèse.

Schenkel qui, en 1840, avait tenté de distinguer dans le quatrième évangile quelques éléments provenant de l’apôtre Jean, revint, en 1879, sur le problème johannique (Das Christusbild der Apostel und der nachapostolischen Zeit, Leipzig). Il soutint alors qu’il n’y avait aucun rapport entre l’évangile et l’apôtre, que celui-ci n’était jamais venu à Ephèse et que l’œuvre qu’on lui attribuait était une sorte d’apocalypse spirituelle composée vers 150 en Asie Mineure ou à Alexandrie. |

En 1882, Albrecht Thoma (Die Genesis des Johannesevangeliums, Ein Beitrag zu seiner Auslegung, Geschichte und Kritik, Berlin), soutint que l’évangile avait été écrit à Ephèse, vers 134, par un chrétien alexandrin. Il y retrouvait l'influence de l'Ancien Testament, des

une œuvre doctrinale.

DE: QUAPRIÈME ÉVANGILE

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