‹ Introduction au Noveau Testament (volume 3)Chapitre 163 sur 192 · I. — CARACTÉRISTIQUE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

I. — CARACTÉRISTIQUE GÉNÉRALE

Bien que le quatrième évangile n’ait pas été écrit d’un seul jet, la pensée religieuse ‘qui .s'y exprime présente une incontestable unité (J. Weiss-KNopr, das Urchrisientum, p. 612), et il est possible de l’étudier en faisant abstraction de toute théorie relative à la composition du livre. La question de savoir si la pensée johannique est celle d’un groupe ou celle d’un individu n’a qu’une importance secondaire.

Le trait dominant de cette pensée est que,

1. Sur la théologie johannique, on consultera, outre les ! principaux ouvrages sur le quatrième évangile, les diverses théologies du N. T., en particulier celle de WEINEL, BOUSSET, Kyr. Chr., p. 154-183. Voir aussi les divers travaux de WETTER

(voir p. il).

x HE ou n’a que Dans une mesure très restreinte, un caractère systématique. De même que.

ner un récit cohérent et suivi de l’activité de M Jésus, il ne s’est pas non plus attaché à pré- -senter un tableau systématique de la vérité

LA points, ceux qui étaient les plus importants pour lui, pour le milieu où il vivait, pour les problèmes que, de son temps, les Chrétiens | débattaient soit entre eux, Soit avec leurs adver- saires juifs ou païens. Il n’a eu aucun souci de

développait ou esquissait, pas plus qu’il ne s’est soucié de définir les rapports de certaines

que le quatrième évangéliste suppose connue la

suppose aussi la doctrine chrétienne.

La pensée Jjohannique a un Ce 2

1. Une conséquence de ce caractère non tal ique Fe la | pensée johannique est que la terminologie de l’évangéliste n’a rien de précis. C’est ce que l’on constate, par exemple, pour le sh terme de x65110ç qui signifie, à la fois, le monde objet de taire, . l'amour de Dieu (3, 17), et le monde hostile pour Nes Je Lie ne prie pas (17, 9).

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notions comme la vie, la lumière, la vérité qui semblent, chez lui, des traductions parallèles … d’une même expérience religieuse. De même

tradition évangélique dans son ensemble, il

chrétienne”. Il s’est borné à développer certains

Dei À

l’'évangéliste ne s’est pas préoccupé don- LS

de

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préciser les relations réciproques des idées qu Lu %

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coup plus pratique que spéculatif, L’évangéliste -est un réaliste qui ne se préoccupe pas de rechercher l’origine des faits qui dominent la vie religieuse, il se contente de les prendre pour point de départ de ses réflexions. k

L’évangéliste a pes au début de son œuvre un prologue où s’exprime une pensée qu’il faut qualifier de philosophique, puisqu’elle est un effort pour intégrer l’œuvre rédemptrice du Christ dans une conception générale qui embrasse Dieu et l’origine même des choses.

Cependant, la préoccupation dominante du prologue est relative à la révélation et au salut. Quelle est son importance pour l’interprétation de l’évangile ? Est-ce la clef qui permet d’en pénétrer le sens ? ou bien n’est-ce qu’une introduction un peu extérieure au livre et destinée uniquement à en faciliter l’accès aux esprits formés par la pénsée hellénique ! ? La première

1. La question de se poseraïit pas si, avec JANNARIS (St. John's Gospel and the Logos, Z. N. T. W., II, 1901, p. 185.), on ne voyait dans le Logos du prologue que la parole créatrice de Dieu, comme dans le premier chapitre de la Genèse. Le parallélisme entre Gen., let Jn., 1 est certain, mais il ne faut pas en exagérer la portée. Ce qui intéresse l’évangéliste, ce

- n’est pas l’œuvre créatrice du Logos mais l'attitude prise à son égard par les hommes. Ce fait suffit pour qu’on soit obligé d’attribuer au Logos johannique un caractère tout autre qu’à la Parole créatrice de la Genèse.

de la pensée johannique, notamment l * Holtzmann’, par Jean Réville et par Fo ds La seconde a été exposée par Harnack?. Il : remarque que le terme de Logos, avec le sens

tifié au Christ (837-581 Et Si ner : SE $ 17,14). re " Si lé terme de Logos n est ee ÉLUS au

. Logos philonien lui sont donnés et tous les équivalents du terme de Logos qu’on trouve.

dans le prologue (lumière, vie, révélateur du Père, etc.) se retrouvent dans l’évangile comme

rence notée par Harnack se réduit done à une

tement Holtzmann (p. 404), un terme techni-

. 1. HOLTZMANN, Der Logos und Le pounee Gottessohn im vierten Evangelium, Z. f. wiss. Th., 1893, I, p. 385-407.

Evangeliums zum ganzen Werk, Z. Fa Th. u. K., 1905, D: 189- 291: FRE 4

Le PR en 1 év doyn (1,1) cf. 8, 58 ; 17, 5. 24. rpdc Toy Dev (4, 1: ‘ef. 6, 46; 8, 88. 42, Üede (1, 1) cf. 10, 33 ; 20, 28. to (1,4).

cf. Li, 25 ; 14, 6. &c (1,4) cf. 8, 2; 12, 46. HOyOyevrs (1,18) D 0 cf.5, le, 18, etc.

LA d =

des attributs essentiels du Christ ?. La diffé- |

. différence de terminologie. Comme le note jus-

Christ dans l’évangile, tous les attributs du

te

be ‘technique qu’il a dans le prologue, ne se retrouve | ; pas dans l’évangile, mais qu'il y est plusieurs z fois question d’un Logos qui ne peut être iden-

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