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à la prophétie du Psaume 22. La double expres- #É
(19,14) donne la sixième heure comme celle de Er la condamnation, l'exécution suit aussitôt. Chez
Mare, Vheure de 12 near n est pas.
donnée mais il est indiqué que Jésus est crucifié __ à la troisième heure (15,25), done trois heures ne plus tôt que chez Jean. Si l’on donne au supplice, Fa
dans le récit johannique, la durée qu'il a chez
= Mare, c’est-à-dire six heures, Jésus: meurt à la douzième heure, c’est-à-dire au moment où A à: __ l’agneau pascal doit être immolé (Exode, 12,6).
| 7o Jean ne parle pas des miracles que les 4 synoptiques disent avoir accompagné la mort 2 de Jésus. Ou bien ces faits sont omis comme
‘accessoires, ou bien Jean a estimé que des . manifestations de deuil ne pouvaient avoir 4 accompagné le retour du Fils de Dieu dans la gloire céleste. On pourrait encore concevoir que Jean ait connu une relation Hu: ne contenait pas ces détails. FES ASS
80 Le ‘témoignage rendu par le centenier au puise où Jésus vient d’expirer n’a pas d’équivalent dans le quatrième évangile. Il était
superflu dans son récit où une autorité romaine plus haute que celle du centenier, celle de Pilate ‘lui-même, avait rendu hommage à Jésus.
On le voit, aucune des particularités du récit ; | johannique de la crucifixion et de la mort de Jésus n'implique l’utilisation d’une tradition autre que celle des synoptiques.
PTE PENSE ES nid
Me: ait LR de la A . De on.
reconnaît la combinaison de plusieurs traditions. : D’après l’une, à cause de l’imminence du sabbat, Jésus est hâtivement enseveli par Joseph d’Arimathée au lieu même où il a été crucifié'; son corps est déposé dans un sépulcre qui. n'a pas encore servi. Ce récit est surchargé par ne g mention d’une intervention de Nicodème dans Ja mise au sépulcre. Enfin, il est dit que Nicodème apporte des aromates et qu’on procède ae l’embaumement du corps de Jésus. Ce détail n’est pas conciliable avec le caractère hâtif et précipité de l’ensevelissement. On peut se
demander si la mention des DDASS ne serait pas un débris de la tradition que nous avons cru reconnaître dans le récit de l’onction. En utilisant ce détail, le rédacteur pourrait avoir eu
l'intention d’affirmer la réalité de la mort de
Jésus et d'empêcher que le retard apporté à
l’'embaumement pût être interprété comme li ie
dice d’un doute sur ce POEER k
1. Quelques auteurs, comme Loïsy (p. 498), pensent que Jean a placé le sépulcre de Jésus dans le lieu où il avait été crucifié, parce que le rituel pascal ordonnait de préparer et de k manger l’agneau dans un même lieu et qu’il voyait dans ce.
ne une préfiguration de li mort et de l'ensevelissement de sus.
HR tout à qe indépendante “ celle qui Lest fixée dans les synoptiques. Dans la partie à, “du récit qui concerne Joseph d? Arimathée, 6,
l'influence de. la tradition synoptique est, au contraire, facile à à reconnaître. Marc (15, A fait
le royaume Fi Dieu ; Tue (3, 51) ajoute qui “là ne s'était pas associé à la décision de ses cs ‘5
quise rte RAC | Il n’est cependant pas certain que le récit johannique de la sépulture de Jésus puisse être complètement expliqué par la combinaison de #4 la tradition synoptique avec un récit relatif à $ Nicodème et un fragment mentionnant les aromates. Jean insiste plus que les autres narrateurs sur la hâte avec laquelle on procède à l’ensevelissement et, comme son récit mentionne “le souci des Juifs que la sainteté de la fête nesoit , pas profanée par la prolongation du supplice des condamnés (19,31), on peut se demander si la préoccupation d’éviter pendant la Pâque la souillure de l’exposition d’un corps n’a pas joué un rôle dans la sépulture de Jésus. Joseph d’Arimathée aurait agi en Juif zélé, non en,
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partisan plus ou moins avoué : de Jésus. Le sens de son intervention aurait, de bonne heure, ét té
Jésus. Cette idée serait encore en partie reconnaissable dans la relation johannique alors : qu elle ne l’est plus dans les es synoptiques” à
120 Les apparitions (20,1-29). — Nous avons in vu (p. 827 s.) que le récit de la venue de
est une surcharge qui rompt l’unité organique HdeTE “pisode de Marie-Madeleine (20,1.11-18) et, | en partie, le contredit. On peut se demander si | J'apparition des anges (12-18) et celle de Jésus
(28,1-10), récit dans lequel le retour des femmes
1. UN tradition analogue à celle que nous essayons ‘de reconstituer ici, se trouve dans Actes, 13, 29 où la sépulture
demandé, nous l’aurions enseveli » (5) et où ce sont des Juifs . qui descendent le corps de la croix (21). L 1
retour des femmes auprès des disciples.
.(14- -17) ne forment pas doublet ?, et si la pre- mière ne proviendrait pas du récit synoptique tel qu’on le trouve, par exemple, chez Matthieu
de Jésus est attribuée aux Juifs et peut-être aussi dans l’évan- ; -gile de Pierre, où Hérode déclare, à propos de la demande que Joseph lui fait du corps de Jésus : « Si quelqu’un ne l'avait pas
2. Dans le récit de Matthieu, il y a aussi les deux apparitions (28, 2-7. 9-10), mais elles sont séparées l'une de l’autre par le
: méconnu et on l'aurait interprétée comme un ” F témoignage d’? attachement à la mémoire de |
ee
Pierre et de l’autre disciple au sépulere (20, 2- 10): »
auprès des disciples est complètement intégré. Se
4 Madeleine, nous avons une tradition plus.
Ve4 7 LE’ Mer jchannique se termine par cette. ÿ $
| (SCHWARTZ, I, p. 348).
FE ancienne que celle qui ‘est conservée LA te les synoptiques. HER
parole de Jésus à Marie-Madeleine : : « Va vers nee “frères et dis- leur que An monte. vers mon
Dieu. » (7). Il se difficile ne concevoir qu "un ‘semblable message ait pu être suivi originairement d? autres apparitions du ressuscité. Dans. | le récit johannique de l'apparition à Marie-
“ancienne que celle des autres récits et dans laquelle histoire évangélique se terminait par le retour du Christ dans la gloire célestes
Les deux récits qui suivent (19-23 et 24- -29) a | ‘viennent donc d’ une accommodation à une forme ultérieure de la tradition qui donnait beaucoup plus d'importance aux apparitions du ressuscité. Ces deux récits se complètent l’un l’autre. à
L'absence de Thomas dans le premier permet
- de fournir dans le second une preuve, en quelque sorte palpable, de la réalité de la résurrection. Nu est le récit de Lc., 24,86-49 qui est ici repris:
et développé. : | x à L:
| paraissent” pas me ee ones récem- ment proposées sur une Grundsehrift johannique, document historique (Spitta) ou poème lyrique : (Wellhausen, Schwartz, Loisy) qui, dans le récit johannique actuel, aurait ‘été altérée, " mutilée et surchargée pour être adaptée aux besoins de l'Eglise et mise en harmonie avec la radition synoptique devenue, en quelque ÿ sorte, la tradition officielle du Re A naissant. Elles nous conduisent, au contraire, ER ‘penser que la genèse du. quatrième évangile a 3 . été plus complexe et que le rédacteur de. ce livre a utilisé, à côté de la tradition synoptique, des. sources diverses, quelques-unes anciennes et excellentes, dont il ne nous est pas possible ! RE Pour autant que nous pouvons les Fosause à d'affirmer l'unité et l’ homogénéité. | :